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| Nom de naissance |
Holger Radtke |
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Wöhlerschule (d) Hochschule für Gestaltung Offenbach (en) Université des arts de Berlin |
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- |
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Video Data Bank (en) |
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| Distinctions | Liste détaillée Prix du film allemand (Tally Brown, New York (en)) () Los Angeles Film Critics Association Awards/Bester Experimental/Independent Film (d) (Horror vacui (en)) () Teddy Award (Silence = Death (en) Positive (en) ; Satanische Sau) (, et ) Prix FIPRESCI du Festival international du film de Rotterdam (Ich bin meine eigene Frau) () Prix FIPRESCI (Neurosia: 50 Years of Perversity (en)) () Prix Robert Geisendörfer () Rainbow Award (d) () Rosa-Courage-Preis (d) () Prix Adolf-Grimme (Rent Boys (en)) () Caméra de la Berlinale () First Steps Award (d) () Chevalier de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne () Prix Max-Ophüls () Beethoven Prize () |
Rosa von Praunheim, de son vrai nom Holger Bernhard Bruno Mischwitzky, est un écrivain, réalisateur, producteur, auteur et activiste allemand, né Holger Radtke à Riga (Lettonie occupée) le et mort le à Berlin (Allemagne). Précurseur des mouvements gays et lesbiens moderne en Allemagne, il est considéré comme l'un des plus importants cinéastes et activistes LGBTQ au monde.
Militant LGBT, il choisit son pseudonyme en référence au triangle rose attribué aux homosexuels par les nazis.
En 1971, Rosa von Praunheim fait grand bruit avec son long métrage Ce n'est pas l'homosexuel qui est pervers mais la société dans laquelle il vit, qui déclenche notamment la création de nombreuses initiatives homosexuelles (dont l'Homosexuelle Aktion Westberlin de Berlin-Ouest et l'Homosexuelle Interessengemeinschaft Berlin de Berlin-Est). L'œuvre est considérée comme l'étincelle initiale du mouvement gay et lesbien moderne en Allemagne ainsi qu'en Suisse et fait alors de Rosa von Praunheim sa figure de proue médiatique.
Par la suite, il participe lui-même activement à la création de groupes et d'institutions pour homosexuels et met notamment à disposition les premiers locaux pour le SchwuZ, le premier club gay de Berlin-Ouest.
Avec entre autres le réalisateur Werner Schroeter, il accompagne le mouvement de libération gay en Allemagne et à l'international par ses productions culturelles. Sa filmographie permet de mettre en avant des personnalités queer germanophones comme Charlotte von Mahlsdorf (Ich bin meine eigene Frau) et Ovo Maltine (Tunten lügen nicht), ou des personnages historiques majeurs comme Magnus Hirschfeld (L'Einstein du sexe).
Dès le début de l'épidémie de VIH, Rosa von Praunheim est défenseur du safer sex et co-initiateur de la branche allemande d'Act-Up. En 1985, il organise à ce titre le premier grand gala de charité contre le SIDA en Allemagne au Tempodrom de Berlin. Il réalise Ein Virus kennt keine Moral (de) en 1986 et une trilogie sur le SIDA (Die Aids Trilogie : Positiv (de), Schweigen = Tod (de) et Feuer unterm Arsch) en 1990 qui obtiennent une grande attention médiatique, en particulier aux États-Unis.
Il réalise durant toute sa carrière de nombreux documentaires sur la culture underground, le mouvement gay, le SIDA et la transidentité. Il reçoit le prix du jury au Teddy Award pour Die Aids Trilogie en 1990.
Il est élu membre de l'Académie des arts de Berlin en 2009. Son compagnon est l'activiste et metteur en scène Oliver Sechting (de).
Un film documentaire allemand sorti en 2012, Rosakinder, coréalisé par ses élèves Julia von Heinz, Chris Kraus, Axel Ranisch, Robert Thalheim et Tom Tykwer, lui rend hommage.