| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activité |
| A travaillé pour |
|---|
Ruby Heap (née en 1955) est une historienne et universitaire canadienne spécialisée en histoire des femmes. Professeure émérite à l'Université d'Ottawa, elle est connue pour ses recherches sur l'histoire des femmes en génie et en sciences au Canada.
En reconnaissance de l'ensemble de son œuvre et de sa contribution à la compréhension des enjeux liés au genre, Heap a reçu en 2018 le prix Ursula Franklin de la Société royale du Canada.
Ruby Heap est née à Montréal en 1955. Elle a obtenu un baccalauréat et une maîtrise en histoire de l'Université McGill, en 1976 et 1979, respectivement. Dès ses débuts, ses recherches ont porté sur l'histoire de l'éducation au Québec, plus précisément sur le rôle de l'Église et de l'État dans l'éducation à la fin du xixe siècle et au début du xxe siècle. Elle a soutenu sa thèse de maîtrise ( L'Église, l'État et l'éducation au Québec, 1875-1898 ) sous la direction de Laurier Lapierre. En 1986, elle a obtenu un doctorat en histoire de l'Université de Montréal sous la direction de Michel Brunet (de 1979 jusqu'à son décès en 1985) puis de René Durocher (L'Église, l'État et l'enseignement primaire public catholique au Québec, 1897-1920 ).
Heap s'est jointe à l'Université d'Ottawa en 1988 en tant que professeure au Département d'histoire. Elle a enseigné l'histoire des femmes et l'histoire du Canada aux cycles supérieurs et au premier cycle. En 1992, elle a reçu le Prix des fondateurs de l'Association canadienne d'histoire de l'éducation pour son ouvrage intitulé Gender and Education in Ontario: An Historical Reader , coédité avec Alison Prentice,.
Avec ses collègues Monique Frize et Claire Deschênes, Heap a documenté l'histoire des Conférences internationales des femmes ingénieures et scientifiques (ICWES) et des mouvements internationaux connexes, qui examinent les expériences canadiennes dans un contexte mondial. Leur dernier ouvrage , La contribution des femmes à la science et à la technologie par le biais des conférences ICWES, traite de l'héritage de cette série de conférences, lancée par des bénévoles en 1964 et qui demeure un événement mondial incontournable.
En 2008, elle a obtenu une bourse Fulbright, ce qui lui a permis d'enseigner comme professeure invitée à l'Université d'État de Kennesaw et à Georgia Tech à Atlanta, en Georgie. En 2010, Heap a reçu le Prix du président de la Professional Engineers Ontario (PEO) pour son travail visant à encourager les femmes à envisager une carrière d'ingénieure.
Elle réalise des recherches sur l'histoire des femmes en génie et en sciences au Canada,.
En 2017, le gouvernement français l'a nommée Chevalière de l'Ordre des Palmes académiques pour ses travaux sur l'histoire des femmes en sciences et en génie.
En 2018, Heap a reçu le prix Ursula Franklin de la Société royale du Canada pour sa contribution à l'avancement de notre compréhension des questions relatives au genre.