«Napoléon, etc., sur le rapport de notre ministre secrétaire d’État au département de l'Intérieur, vu la délibération du Conseil municipal de Paris, en date du 16 juillet 1858; le plan d'alignement; les pièces de l'enquête; l'avis du préfet et les autres pièces de l'affaire; les lois des 16 septembre 1807 et 3 mai 1841; l'ordonnance réglementaire du 23 août 1835 et le décret du 28 mars 1852; notre Conseil d’État entendu, avons décrété et décrétons ce qui suit:
Article 1: sont déclarés d'utilité publique dans la ville de Paris:
2° l'ouverture d'une rue d'embranchement (la rue Halévy) de 20 mètres de largeur, devant communiquer du dit boulevard à la rue de la Chaussée-d'Antin;
3° la formation d'une place quadrangulaire au point de départ commun des deux voies nouvelles, et d'un carrefour à l'extrémité de chacune;
4° le prolongement des rues Boudreau et Godot-de-Mauroy jusqu'à la dite rue de Rouen. Le tout suivant les alignements indiqués par des lignes bleues pleines sur un plan ci-annexé. En conséquence, le préfet de la Seine, agissant au nom de la ville de Paris, est autorisé à acquérir, soit à l'amiable, soit, s'il y a lieu, conformément à la loi du 3 mai 1841 et au décret du 26 mars 1852, les immeubles ou portions d'immeubles dont l'occupation est nécessaire.
Article 2: la suppression de la rue Basse-du-Rempart entre les rues de la Chaussée-d'Antin et Caumartin est approuvée. Cette suppression aura lieu par voie d'avancement des maisons riveraines à l'alignement du boulevard des Capucines, suivant le tracé bleu du même plan. Sont réservés les droits des propriétaires à raison des accès qu'ils ont actuellement sur la rue Basse du Rempart.
Article 3: notre ministre secrétaire d’État au département de l'Intérieur est chargé de l'exécution du présent décret.
vu l'arrêté préfectoral, en date du 14 avril dernier, prescrivant l'ouverture d'une enquête à la mairie du neuvième arrondissement, sur le projet de construction d'une nouvelle salle d'opéra au fond de la place ci-dessus désignée; vu le plan soumis à l'enquête et les diverses observations auxquelles il a donné lieu; vu l'avis de la commission d'enquête et le projet modificatif qu'elle a proposé; vu l'avis du conseil général des bâtiments civils sur le résultat de l'enquête, en date du 30 juin; vu la délibération du Conseil municipal en date du 3 août; vu la loi du 3 mai 1841, sur l'expropriation pour cause d'utilité publique; vu le décret du 26 mars 1852 sur la voirie de Paris; notre Conseil d'Etat entendu, avons décrété et décrétons ce qui suit:
Article 2: le dégagement du périmètre de l'édifice projeté aura lieu au moyen de l'exécution, tant du décret du 14 novembre 1858, relatif à la rue de Rouen, que des nouvelles dispositions (tracées en bleu au plan) ci-après détaillées, qui sont également déclarées d'utilité publique:
4° la formation, derrière l'emplacement du nouvel Opéra, d'une place irrégulière se confondant avec la rue Neuve-des-Mathurins; le tout conformément au nouveau plan ci-dessus visé, sur lequel les alignements des voies ci-dessus décrites sont indiqués par un liséré bleu;
5° le lotissement régulier des terrains ayant façade sur les voies publiques ci-après, savoir:
6°: l’assujettissement des constructions à édifier sur ces terrains à des façades obligatoires conformes au dessin coté soumis à l'enquête.
Article 3: le préfet de la Seine, agissant tant au nom de l’État qu'au nom de la ville de Paris, est autorisé à acquérir, soit à l'amiable, soit, s'il y a lieu, par voie d'expropriation, conformément à la loi du 3 mai 1841, et au décret du 26 mars 1852, les immeubles ou portions d'immeubles dont l'occupation est nécessaire à l'exécution du présent décret.
Article 4: notre ministre d’État est chargé de l'exécution du présent décret.
Article 16: Les voies ouvertes aux abords de l'Opéra, suivant les plans approuvés par nos décrets du 14 novembre 1858 et du 16 juillet 1862, prendront les dénominations suivantes:
No3: siège historique des éditions Calmann-Lévy jusquen 2002. Le peintre Paul Louchet (1854-1936), dans sa première vocation de fondeur-ciseleur, y eut son atelier.