Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale

Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale
Logo du SGDSN.
Histoire
Fondation
Prédécesseur
Secrétariat général de la Défense nationale (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Cadre
Sigle
SGDSN, SGDN
Type
Administration du Gouvernement français
Forme juridique
Domaine d'activité
Administration publique généraleVoir et modifier les données sur Wikidata
Siège
Pays
Organisation
Effectif
1 614 (civils et militaires) (31 décembre 2025)
Secrétaire général
Organisation mère
Organismes affiliés
Budget
273 M€ ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web

Le secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale (SGDSN), anciennement secrétariat général de la Défense nationale (SGDN), est un organisme interministériel placé sous l'autorité du Premier ministre français. Il est chargé d'assister le Premier ministre dans l'exercice de ses responsabilités en matière de Défense et de Sécurité nationale et d'assurer le secrétariat du Conseil de défense et de sécurité nationale. Depuis le , le secrétaire général est le diplomate Nicolas Roche.

Sous la Ve République, le SGDSN est un rouage essentiel du pouvoir exécutif. Ses missions incluent la protection de l'État contre les cyberattaques, la prévention et la gestion des crises (attaques terroristes, épidémies…) ainsi que la protection du secret de la défense nationale.

Cinq autres secrétaires généraux gouvernementaux existent : le secrétariat général du Gouvernement, le secrétariat général de la Mer, le secrétariat général des Affaires européennes, secrétariat général à la Planification écologique et le secrétariat général pour l'Investissement.

Historique

Logo entre et , représentant le dôme des Invalides et le drapeau national.

Dès fut créé un Conseil supérieur de la Défense nationale (CSDN), organisme d'étude qui réunissait périodiquement les ministres de la Guerre, des Affaires étrangères et de l'Intérieur. La permanence du besoin d'une coordination s'affirmait déjà et n'a jamais cessé depuis lors.

Entre et , tirant les leçons de la Première Guerre mondiale, le gouvernement confiait à un conseil supérieur de la Défense nationale et à son secrétariat général permanent, la préparation des mesures de mobilisation humaine, économique et administrative pour le temps de guerre.

Après la Seconde Guerre mondiale, la coordination de la Défense fut assurée par un seul organisme, l'état-major général de la Défense nationale, devenu par la suite état-major permanent du Président du conseil.

En fut réinstauré le partage des rôles entre le secrétariat général permanent de la Défense nationale (SGPDN) et un état-major combiné des forces armées, placés tous les deux sous l'autorité du chef du gouvernement.

Sous la Cinquième République, après quelques années, vit de nouveau la dissociation des deux compétences entre un état-major des armées dépendant du ministère de la Défense et le SGDN, placé sous l'autorité du Premier ministre. Dans le même temps, l'évolution de la notion et des réalités de la Défense et de la Sécurité orientait les missions du SGDN vers un cadre plus large.

Au , le secrétariat général de la Défense nationale élargit ses missions et devient le secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale en absorbant le secrétariat général du conseil de la sécurité intérieure (SGCSI) créé en 2002,.

Organisation et missions

Le SGDSN est responsable des plans gouvernementaux de défense et de sécurité, dont le plan Vigipirate.

Le SGDSN constitue un service du Premier ministre. Il assure le secrétariat du Conseil de défense et de sécurité nationale (CDSN). Conformément aux directives du président de la République et du Premier ministre, il conduit, en liaison avec les départements ministériels concernés, les travaux préparatoires aux réunions. Il prépare les relevés de décisions, notifie les décisions prises et en suit l'exécution.

Le SGDSN assiste le Premier ministre dans l'exercice de ses responsabilités en matière de Défense et de Sécurité nationale. À ce titre :

  1. il anime et coordonne les travaux interministériels relatifs à la politique de Défense et de Sécurité nationale et aux politiques publiques qui y concourent ;
  2. en liaison avec les départements ministériels concernés, il suit l'évolution des crises et des conflits internationaux pouvant affecter les intérêts de la France en matière de Défense et de Sécurité nationale et étudie les dispositions susceptibles d'être prises ; il est associé à la préparation et au déroulement des négociations ou des réunions internationales ayant des implications sur la Défense et la Sécurité nationale et est tenu informé de leurs résultats ;
  3. il propose, diffuse et fait appliquer et contrôler les mesures nécessaires à la protection du secret de la défense nationale ; il prépare la réglementation interministérielle en matière de Défense et de Sécurité nationale, en assure la diffusion et en suit l'application ;
  4. en appui du coordonnateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme, il concourt à l'adaptation du cadre juridique dans lequel s'inscrit l'action des services de renseignement et à la planification de leurs moyens et assure l'organisation des groupes interministériels d'analyse et de synthèse en matière de renseignement ;
  5. il élabore la planification interministérielle de Défense et de Sécurité nationale, veille à son application et conduit des exercices interministériels la mettant en œuvre ; il coordonne la préparation et la mise en œuvre des mesures de Défense et de Sécurité nationale incombant aux divers départements ministériels et s'assure de la coordination des moyens civils et militaires prévus en cas de crise majeure ;
  6. il s'assure que le président de la République et le Gouvernement disposent des moyens de commandement et de communications électroniques nécessaires en matière de Défense et de Sécurité nationale et en fait assurer le fonctionnement ;
  7. il propose au Premier ministre et met en œuvre la politique du Gouvernement en matière de sécurité des systèmes d'information ; il dispose à cette fin du service à compétence nationale dénommé « Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information » ;
  8. il veille à la cohérence des actions entreprises en matière de politique de recherche scientifique et de projets technologiques intéressant la Défense et la Sécurité nationale et contribue à la protection des intérêts nationaux stratégiques dans ce domaine.
Le SGDSN est situé à l'hôtel des Invalides.
Francis Delon, secrétaire général de la Défense et de la Sécurité nationale (à gauche), prend congé de William J. Lynn III (en), secrétaire adjoint à la Défense des États-Unis (à droite), devant l'entrée du secrétariat général en , après une réunion sur la cybersécurité.

Outre le secrétaire général et le secrétaire général adjoint, le SGDSN comprend :

Trois services à compétence nationale sont rattachés au SGDSN :

Le Groupement interministériel de contrôle (GIC) est un service à compétence nationale rattaché fonctionnellement au Premier ministre et administrativement au SGDSN. Ce dernier est notamment chargé de la passation des marchés, de la gestion budgétaire et financière et du recrutement des agents du service.

Par délégation du Premier ministre, le SGDSN assure la tutelle de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) ; il assurait jusqu'à sa suppression celle de l'Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ).

À compter de , le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale assure le secrétariat du Conseil de politique nucléaire (CPN), et le haut-commissaire à l'énergie atomique (HCEA) lui est rattaché pour sa gestion administrative et budgétaire,.

Depuis , le SGDSN pilote le nouvel Institut national pour l'évaluation et la sécurité de l'intelligence artificielle (INESIA).

Il assure la stratégie de résilience et de sécurité du Réseau interministériel de l’État conjointement avec la DINUM.

Effectifs

Date DIR PSE AIST SAG ANSSI OSIIC VIGINUM HCEA GIC Total Réf.
14 58 52 60 573 274 17 258 1 306
25 64 57 99 622 278 43 284 1 472
26 66 62 105 666 287 43 318 1 573
31 63 63 116 696 305 56 8 302 1 640
31 déc. 2025 33 63 63 115 678 294 64 8 296 1 614

Secrétaire général

Fonctions es qualité

Le secrétaire général, par sa qualité :

Liste des secrétaires généraux

Les secrétaires généraux de la Défense nationale, puis de la Défense et de la Sécurité nationale, ont été successivement :

Secrétaire général Décret de nomination
Secrétaires généraux permanents de la Défense nationale (SGPDN)
Jean Mons, préfet
Geoffroy Chodron de Courcel, diplomate
Secrétaires généraux de la Défense nationale (SGDN)
Général Michel Fourquet
Général Michel de Brébisson
Général Bernard Cazelles (d)
Général Jacques Beauvallet
Général Jean Simon
Général Roger Rhenter (d)
Général Jacques Antoine de Barry
Général Gilbert Forray
Guy Fougier, conseiller d'État
Général Achille Lerche, conseiller d'État
Jean Picq, conseiller-maître à la Cour des comptes
Isabelle Renouard, ministre plénipotentiaire hors classe
Jean-Claude Mallet, conseiller d'État
Francis Delon, conseiller d'État
Secrétaires généraux de la Défense et de la Sécurité nationale (SGDSN)
Francis Delon, conseiller d'État
Louis Gautier, conseiller maître à la Cour des comptes
Claire Landais, conseillère d'État
Général François-Xavier de Woillemont (intérim)
Stéphane Bouillon, préfet
Général Cédric Gaudillière (intérim)
Nicolas Roche, ambassadeur

Notes et références

  1. ↑ Antoine Flandrin, « Guerre de tranchée sur l'accès aux archives », Le Monde, (consulté le ).
  2. ↑ « Historique de l'institution », sur sgdsn.gouv.fr.
  3. ↑ « Conduire la réponse aux crises », sur sgdsn.gouv.fr.
  4. ↑ Romain Rosso, « Sécurité : plongée au cœur du Centre de transmissions gouvernemental », L'Express, .
  5. ↑ « Création de l'opérateur des systèmes d'information interministériels classifiés », sur sgdsn.gouv.fr, .
  6. ↑ « Le haut-commissaire à l'énergie atomique », sur sgdsn.gouv.fr, (consulté le ).
  7. ↑ « Le Gouvernement annonce la création de l'Institut national pour l'évaluation et la sécurité de l'intelligence artificielle (INESIA) », sur entreprises.gouv.fr, Direction générale des Entreprises, (consulté le ).
  8. ↑ SGDSN 2022, p. 5.
  9. ↑ SGDSN 2023, p. 7.
  10. ↑ SGDSN 2024, p. 7.
  11. ↑ SGDSN 2025, p. 7.
  12. ↑ « Rapport d’activité 2025 – SGDSN | SGDSN », sur www.sgdsn.gouv.fr (consulté le )

Dans le Code de la Défense et le Code de la sécurité intérieure, sur Légifrance :

  1. ↑ Code de la Défense, article R*1132-1.
  2. ↑ Code de la Défense, article R*1132-2.
  3. ↑ Code de la Défense, article R*1132-3.
  4. ↑ Code de la sécurité intérieure, article D823-3.
  5. ↑ Code de la Défense, article D1132-6.
  6. ↑ Code de la Défense, article R*1122-5.
  7. ↑ Code de la Défense, article D1333-68.
  8. ↑ Code de la Défense, article D1332-22.
  9. ↑ Code de la Défense, article D1443-3.

Dans le Journal officiel de la République française (JORF), sur Légifrance :

  1. ↑ Décret no 2009-1657 du relatif au conseil de Défense et de Sécurité nationale et au secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale.
  2. ↑ Décret no 2022-665 du portant organisation du secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale.
  3. ↑ Décret no 2009-834 du portant création d'un service à compétence nationale dénommé « Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information ».
  4. ↑ Décret no 2020-455 du portant création d'un service à compétence nationale dénommé « opérateur des systèmes d'information interministériels classifiés ».
  5. ↑ Décret no 2021-922 du portant création, auprès du secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, d'un service à compétence nationale dénommé « service de vigilance et de protection contre les ingérences numériques étrangères ».
  6. ↑ Décret no 2023-1383 du relatif au conseil de politique nucléaire et au haut-commissaire à l'énergie atomique.
  7. ↑ Décret no 2008-378 du instituant un conseil de politique nucléaire.
  8. ↑ Arrêté du portant organisation et fonctionnement du comité des archives de la défense.
  1. ↑ Décret du , JORF, no 139, , p. 6251.
  2. ↑ Décret du , JORF, no 83, , p. 3383–3384.
  3. ↑ Décret du , JORF, no 170, , p. 7151.
  4. ↑ Décret du , JORF, no 27, , p. 963.
  5. ↑ Décret du , JORF, no 72, , p. 2995.
  6. ↑ Décret du , JORF, no 36, , p. 1563.
  7. ↑ Décret du , JORF, no 128, , p. 5907.
  8. ↑ Décret du , JORF, no 85, , p. 2136.
  9. ↑ Décret du , JORF, no 93, , p. 1243.
  10. ↑ Décret du , JORF, no 176, , p. 8654, NOR PRMD8705011D.
  11. ↑ Décret du , JORF, no 135, , p. 7852, NOR PRMX8810480D.
  12. ↑ Décret du , JORF, no 141, , p. 8735, NOR PRMX9300454D.
  13. ↑ Décret du , JORF, no 157, , p. 10192, NOR PRMX9500919D.
  14. ↑ Décret du , JORF, no 287, , p. 18023, NOR PRMX9601820D.
  15. ↑ Décret du , JORF, no 161, , p. 10854, NOR PRMX9803079D.
  16. ↑ Décret du , JORF, no 173, , p. 13441, texte no 39, NOR PRMX0407531D.
  17. ↑ Décret du , JORF, no 12, , texte no 87, NOR PRMD1001240D.
  18. ↑ Décret du , JORF, no 236, , texte no 29, NOR PRMX1423848D.
  19. ↑ Décret du , JORF, no 50, , texte no 58, NOR PRMX1805677D.
  20. ↑ Décret du , JORF, no 179, , texte no 47, NOR PRMX2018993D.
  21. ↑ Décret du , JORF, no 186, , texte no 100, NOR PRMX2020074D.
  22. ↑ Décret du , JORF, no 53, , texte no 21, NOR PRMD2505778D.
  23. ↑ Décret du , JORF, no 56, , texte no 24, NOR PRMX2506675D.

Voir aussi

Rapports d'activité

Bibliographie

Liens externes