| Marigaux | |
| Création | 2001 (société actuelle) |
|---|---|
| Dates clés | |
| Fondateurs | Strasser, Marigaux et Lemaire |
| Forme juridique | Société par actions simplifiée |
| Siège social | La Couture-Boussey |
| Direction | Renaud Patalowski + Hideki Nonaka |
| Activité | Fabrication d'instruments de musique |
| Produits | Hautbois |
| Effectif | Entre 20 et 49 salariés (donnée 2022) |
| SIREN | 434523262 |
| Site web | www.marigaux.com www.marigaux.com/en |
| Chiffre d'affaires | Comptes non publiés |
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Marigaux est un fabricant français de hautbois créé en 1935. Son siège social et principal lieu de production est à La Couture-Boussey, dans le département de l'Eure.

Marigaux s'exporte dans une soixantaine de pays et est joué dans plusieurs orchestres. Pendant tout le cycle de fabrication, toutes les opérations sont contrôlées et, à la fin, le hautbois est accordé par un concertiste reconnu.
Marigaux est connu pour fabriquer des hautbois en Altuglas (plexiglas transparent) qui ne rencontre pas le problème de fente du bois[pertinence contestée].
Le , Strasser Marigaux est fondée par trois associés : messieurs Strasser, Marigaux et Lemaire. Ils donnent leurs initiales au sigle de la société SML. L'entreprise est alors installée au 144 boulevard de la Villette à Paris. Charles Strasser est un homme d'affaires né en Suisse, Jules Marigaux un facteur d'instruments formé chez Buffet Crampon où son père était « premier ouvrier », et Lemaire le comptable.
Jules Marigaux et l'entreprise déposent plusieurs brevets d'invention pour l'amélioration des flûtes, hautbois et saxophones dès 1929.
En 1937, SML Marigaux commence son activité à Paris avec la fabrication de saxophones et de flûtes. Parallèlement commence la production de hautbois et de clarinettes dans un atelier situé à La Couture-Boussey, village de l'Eure, berceau de la fabrication artisanale française des bois. SML présente son premier hautbois à l'Exposition universelle de 1937 à Paris.
En 1938, la maison sort le modèle de saxophone « révision A » produit à 4 500 exemplaires.
Après la Seconde Guerre mondiale, l'arrivée du jazz en Europe et les nombreux échanges avec les artistes américains de passage à Paris accélérent la production de saxophones SML et la réputation de la marque aux États-Unis. De grands noms comme Coleman Hawkins ou Carmen Leggio sont les ambassadeurs de la marque au « gros pavillon ». En 1946, Coleman Hawkins joue un saxophone custom SML. L’apogée du saxophone SML arrive avec les modèles « Révision D » et « Gold Medal », fameux pour leurs cheminées roulées, le confort de la mécanique (pour l'époque) et surtout leur couleur sonore.
Elle rachète plusieurs maisons de facture d'instruments pour se diversifier dont celle de Louis Lot célèbre pour ses flûtes en 1951.
Après la mort de Lemaire, Strasser et Marigaux ont racheté les parts de leur partenaire et la société a pris le nom de "Strasser-Marigaux". Marigaux est décédé au début des années 1970, laissant Strasser seul propriétaire de la société. Strasser a ensuite vendu en 1975 SML (qui continue d'utiliser ces initiales) à la société de holding américaine UMI, et devient Strasser-Marigaux SA. Depuis ses premiers jours, SML est connu pour ses hautbois. Marigaux est considéré comme l'un des meilleurs fabricants de hautbois au monde. La société fabrique également une large gamme d'instruments à vent en bois qui comprend également des saxophones, des flûtes et des bassons.
Dans les années 1970, elle possède également une activité d'import/export qui distribue les produits de Yanagisawa (1978), Rico, Vandoren, Otto Link, Berg Larsen et d'autres entreprises.
En 1975, Strasser Marigaux rachète la société Malerne (installée à La Couture-Boussey) et déménage dans ses locaux plus spacieux. Marigaux utilisera le modèle de cor anglais Malerne comme base pour le modèle Marigaux.
Face à la concurrence sur le marché du saxophone, Strasser-Marigaux recentre son activité exclusivement sur la facture de clarinettes et de hautbois en 1981. SML avait commencé à fabriquer des saxophones dès la création de la société, deux ans avant que Henri Selmer Paris ne présente le modèle de saxophone révolutionnaire Balanced Action. Strasser-Marigaux a cessé de produire des saxophones en 1982 ; à l'époque, la société fabriquait 400 saxophones par an. Elle vend également des saxophones à King Musical Instruments, qui les commercialise sous le nom de "King Marigaux". Un porte-parole de la société a déclaré que SML avait cessé de fabriquer des saxophones parce que « nous ne pouvions tout simplement plus concurrencer Selmer ».
En 1994, la holding revend l'entreprise au groupe allemand TA Musik Gruppe, et la société devient une société en commandite, Marigaux SCS.
Dans les années 2000, Marigaux fabrique des hautbois, des cors anglais, des hautbois d'amour, des musettes (petites cornemuses) et des clarinettes. Les effectifs sont d'une soixante de personnes.
Le , l’entreprise devient une SAS dénommée « Marigaux ».
En 2005, Marigaux crée la ligne de hautbois M2.
En 2007, après le rachat par son client japonais Nonaka Boeki, principal distributeur d'instruments à vent au Japon, les activités de fabrication et de distribution de Marigaux sont dissociées: Marigaux SAS se spécialise dans la fabrication de hautbois et le site de Paris effectue la distribution des autres familles d'instruments de musique.
En 2010, la branche SML Paris est intégrée au groupe ALGAM et la marque SML reprend une activité de facture instrumentale.
En 2019, Marigaux fait don de quatre instruments représentatifs de son histoire au musée des instruments à vent de La Couture-Boussey : une flûte Louis Lot (ca 1970), une clarinette R. Malerne (ca 1970), une clarinette Marigaux modèle RS Symphonie (ca 1980), un prototype de hautbois Marigaux série 2001 (1999).

Marigaux propose une gamme de hautbois essentiellement professionnels :
L'entreprise a utilisé divers logotypes pour ses instruments: « Marigaux Paris » , « King Marigaux Paris »... et a fabriqué un grand nombre d'instruments stencil comme c'était l'usage après-guerre à La Couture-Boussey. Dans les années 1980, l'entreprise a utilisé les lettres SML pour définir des gammes d'instruments:
Après 2002, SML a cessé la fabrication des autres instruments en dehors des hautbois.
SML Marigaux a fabriqué des saxophones sopranos, altos, ténors et barytons. Certains modèles SML pouvaient être dorés et d'autres nickelés.
Dans les années 1960, la société King Musical Instruments exporte vers les États-Unis les saxophones sous le nom de « King Marigaux ».
Dans un catalogue non daté que plusieurs experts situent entre 1955 et 1965, SML propose des saxophones altos, des ténors et des barytons, mais pas de sopranos. Les altos et les ténors étaient proposés en trois modèles chacun : "Standard", "Gold Medal" et "Gold Medal 2-Tone". Les barytons n'existaient que dans le modèle "Gold Medal".
Le modèle Standard n'est pas décrit comme un modèle d'étudiant ou intermédiaire, mais c'était clairement le modèle non professionnel de SML. Il était livré en finition laquée "Perma-Gold".
Le modèle Gold Medal, également proposé en finition laquée, était présenté comme le "nec plus ultra" des saxophones avec « 22 caractéristiques mécaniques exceptionnelles que l'on ne trouve pas sur les saxophones américains ou européens. Utilisé exclusivement par les meilleurs artistes des orchestres symphoniques et des orchestres de danse américains et européens ».
Le modèle bicolore était un modèle Gold Medal avec des clés et des gardes en nickel.
Les 22 caractéristiques mécaniques dont SML se vantait étaient les suivantes :
Des musiciens de renom ont participé au renom de la marque en jouant de ses saxophones, ténor "Coleman Hawkins Special", modèles Gold Medal entre autres, comme :
Marigaux a fabriqué divers modèles de clarinettes au cours de son histoire, notamment :