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468 m |
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689662 |
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| Site web |
Sabarimala (ശബരിമല en malayalam) est un lieu-dit situé dans le district de Pathanamthitta de l'État du Kerala, en Inde. Il est localisé dans les Ghats Occidentaux, à 468 m d'altitude sur un massif montagneux du Parc national de Periyar, dont les sommets peuvent atteindre plus de 1 260 m. Sabarimala est un lieu de pèlerinage hindou réputé, où les fidèles se rendent au temple consacré à la divinité Ayyappan, dite aussi Harihara, fils de l'union entre Shiva et Mohini (forme féminine de Vishnou).
Ayyappan serait descendu dans la région pour combattre la démoniaque asura Mahishi, sœur du démon Mahishasura disposant d'une immunité lui permettant de n'être tuée que par l'enfant de Shiva et Vishnou.
Le sanctuaire, dédié à la forme ascétique d'Ayyappan, maintient une tradition de séclusion. Il n'est accessible de manière prolongée qu'en hiver, lors des saisons du Mandalapooja et du Makaravilakku, et prioritairement pour les dévots ayant observé une ascèse d'une quarantaine de jours avant le pèlerinage. Il ouvre aussi ponctuellement ses portes durant les cinq premiers jours de chaque mois du calendrier malayalam, et à l'occasion des célébrations religieuses annuelles (Vishu, Onam, etc.). La majeure partie de l'année, le site et son bourg sont soumis à un strict isolement et fermés au public.
Le culte d'Ayyappan à Sabarimala est historiquement lié aux populations autochtones (Adivasis), aux Malayâlis du Kerala méridional et central, et à certaines communautés du Maduré. Il rencontre depuis quelques décennies une importante diffusion à l'échelle de l'Inde voire du monde hindou. Ainsi, une part significative des pénitents provient notamment des États du Tamil Nadu, de l'Andhra Pradesh et du Karnataka, mais aussi de la diaspora indienne et des communautés étrangères hindoues. Lors de l'édition 2025 du Mandala Pooja, plus de trois millions de pèlerins se sont rendus à Sabarimala, générant des revenus supérieurs à 3 milliards de roupies.
Le temple a été incendié en 1950 dans des circonstances non élucidées.

L'accès au temple est interdit, par les prêtres, aux femmes en âge d'avoir des règles soit entre 10 et 50 ans. En la Cour suprême d'Inde a révoqué cette interdiction, mais malgré cela, des hindous extrémistes ont empêché les femmes qui le souhaitaient, de s'en approcher pendant les quelques jours d'octobre où il était ouvert et ce, malgré la protection policière.
Des femmes et hommes hindous, favorables à l'entrée des femmes dans ce temple, ont souligné que les femmes sont autorisées à entrer dans les autres temples du dieu Ayyappan, de sorte que l'exception pour Sabarimala (temple dédié à Ayyappan) est inhabituelle et incohérente .
Cinq millions de femmes, majoritairement hindoues, ont formé une chaîne humaine de 620km au Kerala le , pour manifester pour le droit des femmes (dont celui d'entrer dans ce temple), après l'appel du gouvernement du Kerala et d'organisations hindoues souhaitant un « mur des femmes » dans tout l'Etat pour la protection des valeurs de la renaissance féminine.
Selon Swami Agnivesh, maître spirituel hindou et président de l'Arya Samaj, les femmes hindoues qui manifestent par cette chaîne humaine record, affirment la lutte légitime contre d'idéologie patriarcale du nationalisme indien nommé hindutva (et fondé par l'idéologue athée Vinayak Damodar Savarkar).
Selon l'historien Rajan Gurukkal (en), l'argument de la « pollution » menstruelle (pour refuser l'entrée des femmes) n'est « ni un impératif rituel ni une justification scientifique ». Il note que le sanctuaire était à l'origine un lieu de culte pour une divinité tribale, Ayyanar des habitants de la forêt, avant de devenir un lieu de culte pour Ayyappan au XVe siècle : ces habitants considéraient la menstruation comme un symbole favorable de fertilité, et, jusqu'aux années 1960, ils se sont rendus au temple avec leurs femmes et leurs enfants de tous les âges. Gurukkal note également qu'il existe des preuves documentées de jeunes femmes indiennes non-tribales ayant pénétré dans le temple jusque dans les années 1980. L'interdiction du temple aux femmes pubères et non ménopausées est donc récente.