Baudile ou Baudille, Bauzile, Bauzille, Bauzély, Baudelle, Baudel, ou encore Baudilio, Baudelio, Boal, Bol en espagnol, Baldiri ou Boi en catalan, est un saintchrétien, martyr à Nîmes au IIIesiècle. Il est fêté le .
Tradition et culte
La crypte du saint Baudille à Nîmes marque le lieu où Baudille aurait été décapité.
D'après la légende, il est originaire d'Orléans; il décide avec son épouse d'évangéliser la région de Nîmes. Il interrompt un sacrifice païen, les fidèles païens l'abattent et le décapitent à la hache. Toujours d'après la légende, sa tête rebondit trois fois au sol. À chaque point de chute, une source surgit. Au-dessus de ces sources est érigée une chapelle, l'oratoire des Trois-Fontaines. La dépouille de Baudille est transportée par son épouse à un lieu appelé la Valsainte, et y est enterrée. Sa sépulture devient rapidement un lieu de pèlerinage. Une église est construite au IVesiècle et un monastère qui a existé jusqu'au XVIesiècle.
Son culte se répand alors très loin de Nîmes: de nombreuses localités portent son nom et plus de 400 édifices religieux lui sont consacrés, en France et en Espagne notamment, ainsi que le cimetière Saint-Baudile de Nîmes.
[s.d.] (fr + la) Léon Ménard (1706-1767), Pièces et mémoires et recherches sur S. Bauzile, sur son culte et sur l'ancien monastère de son nom à Nîmes (Manuscrits de la bibliothèque Carré d'art de Nîmes), Nîmes, coll.«Recueil Séguier no26», s.d., 37p., 29 cm (présentation en ligne, lire en ligne).
[1837] Benoît Mathon (1765-18…), Le martyre de saint Baudile, apôtre de Nismes: suivi d'un recueil historique et détaillé sur le sanctuaire et l'abbaye des religieux établis à son tombeau,etc., Nîmes, Impr. de Mme Vve Gaude / Lacour-Ollé (réimpr.2013) (1reéd. 1837), XXXVII-285p., in-8o (ISBN978-2-7504-3335-2, BNF39003029, lire en ligne).
[1864] Auguste Pelet (1785-1865), Notice sur la légende de Saint Baudile et sur quelques inscriptions nouvelles trouvées dans le vieux monastère qui porte ce nom, Nîmes, Impr. de Clavel-Ballivet, , in-8o (BNF36408195).