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Militant, terroriste |
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Sajir Mir, né en ou en , est un terroriste pakistanais, membre influent de Lashkar-e-Toiba, condamné par contumace à plusieurs reprises aux États-Unis d'Amérique, et en Inde, pour avoir commandité, organisé, et suivi en direct les attentats de Bombay, en Inde, du 26 au 28 novembre .
Jusqu'à preuve du contraire, il est aujourd'hui toujours recherché par l'Inde et visé par une notice rouge d'Interpol, et par le programme de « Récompenses pour la Justice » (Rewards for Justice) initié par le FBI, à hauteur de 5 Millions d'USD pour son cas.
Initialement qualifié de « personnage fictif, fantômatique », par les officiels pakistanais auprès renseignements occidentaux, son existence et son implication dans différents projets d'attentats est par la suite étayée,, notamment par la France, par le juge Jean-Louis Bruguière, puis par des services de renseignements et judiciaires d'autres pays occidentaux.
Très discret et très peu visible des radars, il peut être comparé à Mohammed Deif, en raison de sa vie presque clandestine. Seule une photo de lui, en chemise sur fond bleu, est connue. Il fait l'objet à au moins deux reprises de confirmations de décès par des sources pakistanaises, estimées mensongères par les services de renseignements occidentaux, dans l'objectif d'être retiré des listes tenues par la coalition du Groupe d'action financière, qui lutte contre le blanchiment d'argent et le financement contre le terrorisme.
Très impliqué dans le terrorisme, il aurait été une étoile montante du groupe terroriste pakistanais Lashkar-e-Toiba, en partie financé à ses débuts par le très puissant ISI pakistanais. Il a notamment la charge du recrutement de terroristes, et d'attentats, à l'étranger (du Pakistan). Il y a le même rôle qu'Oussama Atar par rapport à Daech : planifier et organiser des attentats.
Accompagné du terroriste américano-pakistanais David Headley (en) pour les repérages, il prépare et mène les attentats de Bombay en Inde, en , à distance, par téléphone, via un centre de commandement clandestin. Dans sa manœuvre, il utilise des lignes téléphoniques (ToIP) pour échanger en direct avec les terroristes, en permanence, et ne pas laisser de traces facilement exploitables. Au contraire, ces communications laissent beaucoup plus de traces, mais cette technologie est encore trop moderne à l'époque pour que les agents de renseignements soient formés à les exploiter. Cet usage technologique est à l'époque considéré comme inédit dans le terrorisme.
Lors de l'attaque, il ordonne ainsi en direct par téléphone l'exécution de Gavriel Holtzberg et de son épouse (en), dans un centre religieux de Bombay (en:Nariman House), ayant demandé quelques minutes avant, par téléphone, à son exécutant, de les rassurer sur leur sort, leur laissant croire à une libération très prochaine. Cette communication, transitant par des opérateurs ToIP basés au New Jersey et en Autriche, vers des téléphones mobiles jetables, est interceptée en direct par le GCHQ britannique. Elle permet d'étayer le rôle de l'organisateur, et des terroristes, dans les attentats, ainsi que l'assassinat des victimes, parfois retransmises en direct par téléphone.
Selon certains médias, les alertes envoyées par le juge français Bruguière aux différents services de renseignements, auraient pu éviter qu'un tel massacre ait lieu.