| Salomon Leclercq | |
| Saint, martyr | |
|---|---|
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Boulogne-sur-Mer |
| Date de décès | (à 46 ans) (46 ans) |
| Lieu de décès | Prison des Carmes - Paris |
| Nom de naissance | Guillaume Nicolas Louis Leclercq |
| Nationalité | |
| Ordre religieux | Frères des écoles chrétiennes |
| Béatification | par Pie XI |
| Canonisation | par François |
| Vénéré par | Église catholique |
| Fête | 2 septembre |
| modifier |
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Salomon Leclercq né Guillaume-Nicolas-Louis Leclercq (Boulogne-sur-Mer, - Paris, ) est un frère des écoles chrétiennes, exécuté sommairement lors du massacre de la prison des Carmes, et reconnu martyr et saint par l'Église catholique. Il est le premier saint martyr de la Révolution française.

Né le à Boulogne-sur-Mer, Nicolas Leclercq est baptisé le lendemain en l'église Saint-Nicolas de cette ville. Ses parents sont commerçants dans la basse ville de Boulogne.
En 1710, Jean-Baptiste de La Salle est appelé par l'évêque Pierre de Langle pour venir à Boulogne organiser les premières classes des Frères des écoles chrétiennes. Connaissant quelques difficultés en 1728, l'école demande le soutien de l'échevinage. Elle recevra en 1730 un hommage par l'Hôpital Général. Les Frères vont devenir la nouvelle référence de la ville et en 1744 ouvrent une classe spéciale commerciale pour couronner le cycle d'études, cursus de Nicolas Leclercq.
Celui-ci, après ses études à La Salle de Boulogne dans la ville basse, devient en 1761 — pour peu de temps — employé de commerce. Le port de Boulogne connaissant des difficultés dans ses activités commerciales (liées à la participation de la France à la guerre de Sept Ans), il finit par changer d'activité. Leclercq part en 1766 pour un séjour de trois mois à Paris, puis il rejoint l'Institut des Frères. Il entre au noviciat, situé à Saint-Yon près de Rouen, le , et prend le nom de frère Salomon, et fait sa prise d'habit le jour de l'Ascension.
Il enseigne d'abord à l'école Saint-Godard confiée aux frères à Rouen. La classe située à la base d'une ancienne tour du château de Philippe Auguste n'a pas de fenêtre et ne reçoit le jour que lorsque la porte reste ouverte. Le frère Salomon va gravir les échelons, commence son scolasticat à Maréville (Lorraine) le , puis fait sa profession religieuse le .
À Maréville, il devient sous-directeur en , directeur en , puis procureur jusqu'en ; il fait alors son scolasticat supérieur à Saint-Yvon jusqu'en et devient professeur des jeunes frères à la maison-mère à Melun. Le frère Salomon est, à partir de 1787, secrétaire du frère Agathon, supérieur général, après avoir été enseignant, directeur, économe.
En 1790, la Constitution civile du clergé donne à la Monarchie constitutionnelle le contrôle sur l'Église de France. Les prêtres et les religieux doivent prêter serment de fidélité à la Constitution sous peine d'exil, d'emprisonnement et même de mort[réf. nécessaire]. La plupart des Frères refusent et doivent abandonner leurs écoles et leurs communautés et se cacher, l'institut des frères des écoles chrétiennes n'ayant plus de statut légal depuis la mise en place de la Constitution.

Ayant refusé lui aussi de prêter le serment, Salomon Leclercq vit seul à Paris dans la clandestinité. Des nombreuses lettres qu'il écrit alors à sa famille, la toute dernière est datée du . Ce même jour, il est arrêté et enfermé à la prison des Carmes avec de nombreux évêques, prêtres et religieux. Le 2 septembre, la presque totalité des prisonniers est exécutée sommairement, au début des massacres de Septembre.
Il est béatifié le par le pape Pie XI, avec 190 de ses compagnons de martyre. Il est alors le premier martyr et aussi le premier béatifié chez les frères des écoles chrétiennes. Sa fête est célébrée le . On y joint celle des frères, martyrs des pontons de Rochefort, morts deux ou trois ans plus tard.
En 2007, une jeune vénézuélienne, Maria Alejandra Hernandez, est mordue par un serpent venimeux et les médecins estiment que ses chances de survie sont faibles. On prie alors frère Salomon, dont une image orne la chapelle des sœurs qui hébergent l'enfant. En 2011, le diocèse de Caracas reconnaît la guérison inexpliquée de Maria. Le est rendu public le décret de la congrégation pour les causes des saints reconnaissant ce miracle dû à son intercession, ouvrant ainsi la voie à sa canonisation. Celle-ci est célébrée à Rome par le pape François, avec six autres saints, dont Elisabeth de la Trinité, le dimanche .