| Naissance |
Creutzwald (France) |
|---|---|
| Nationalité | Française |
| Profession | Acteur, réalisateur |
| Films notables | Anatomie d'une chute |
Samuel Theis est un acteur et réalisateur français, né le à Creutzwald (Moselle).
Samuel Theis naît le à Creutzwald, en Moselle. Il grandit à Forbach, ville lorraine frontalière avec l'Allemagne, avant de se tourner vers le théâtre.
En 2003, il entre à l'école nationale supérieure des arts et techniques du théâtre, où il travaille notamment avec Christian Schiaretti (pour une adaptation de Coriolan de Shakespeare au TNP Villeurbanne en 2006), et Christophe Perton.
En 2007, il est Talent Cannes Adami et joue avec Lolita Chammah dans le court métrage, Oui, peut-être, de Marilyne Canto.
En 2008, Samuel Theis co-écrit et collabore à la mise en scène de Forbach, avec Marie Amachoukeli et Claire Burger. Le film est à la frontière entre documentaire et fiction, il s'inspire de l'histoire de la famille Theis dont les membres jouent leurs propres rôles. Ce film obtient le grand prix national au festival de Clermont-Ferrand en 2009, ainsi que le deuxième prix au Festival de Cannes 2008 (Cinéfondation).
Il joue le critique, Paulin, dans Musée haut, musée bas de Jean-Michel Ribes. Il est La Valette dans La Princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier, avec Mélanie Thierry et Gaspard Ulliel dans les rôles principaux.
Dans la série, Un village français, signée Frédéric Krivine et Philippe Triboit, il interprète le rôle de Kurt, un sous-officier (l'équivalent d'adjudant puis d'adjudant-chef) de la Heer (Armée de terre de l'Allemagne nazie).
En 2011, il met en scène au théâtre la pièce, Juste la fin du monde, de Jean-Luc Lagarce. Ce spectacle remporte les prix SACD et Théâtre 13 Jeunes metteurs en scènes.
En 2012, il intègre l'atelier scénario de la Fémis à Paris.
Entre juin et , il tourne son premier long métrage, Party Girl, dans l'est de la Moselle. Ce film est co-réalisé avec Marie Amachoukeli et Claire Burger. L'ensemble des acteurs sont des non-professionnels habitant la Moselle et la Sarre. Il s'inspire librement du personnage de sa mère. Party Girl fait l'ouverture de la sélection Un certain regard au Festival de Cannes 2014. Il y remporte le prix d'ensemble à Un certain regard et la Caméra d'or.
Son deuxième long métrage, Petite nature, est présenté en séance spéciale à la 60e Semaine de la critique du Festival de Cannes en 2021.
En 2025 sort son troisième film, Je le jure, qui suit le parcours d'un juré de cours d'assises.
En , alors qu'il réalise le film Je le jure, un machiniste l'accuse de viol après un pot de tournage alcoolisé. À sa demande, le technicien est autorisé par la production à quitter le tournage, ses cachets lui sont payés et une aide juridique proposée. Par ailleurs, d'autres membres de l'équipe mentionnent leur « souffrance » à devoir travailler dans ce contexte. La production met en place un protocole pour confiner le cinéaste qui accepte de travailler à distance, afin que le film se termine « quelle que soit l’issue judiciaire de cette affaire. On a cherché le plus petit dénominateur commun qui préserve chacun et n’entame ni la présomption d’innocence, ni la possibilité de la culpabilité : un safe space a été aménagé. »
Le technicien a porté plainte pour viol contre Samuel Theis. Ce dernier conteste les faits présumés et évoque une relation consentie, affirmant qu'ils ont « commencé à flirter durant la fête,. »
Le , Samuel Theis est auditionné par la juge. À l’issue, il n’est pas mis en examen mais placé sous le statut de témoin assisté.