Saraf Jidad
Contexte géographique et démographique
- Appellation et rattachement : Saraf Jidad (سرف جداد) est une localité et une sous-unité administrative située exclusivement dans la zone de Sirba au sein de l'État du Darfour-Occidental.
- Ancrage territorial : La localité s'inscrit pleinement dans le territoire historique du Dar Erenga (دار أرنقا) relevant administrativement de Sirba.
- Profil démographique : Avant la série d'offensives majeures de 2008, la population de Saraf Jidad et de ses environs directs dans le secteur de Sirba était estimée à environ 15 000 habitants, vivant essentiellement d'agriculture et d'élevage.
Historique des conflits et expéditions militaires (2007-2008)
La zone de Sirba et ses environs immédiats, incluant Saraf Jidad, ont fait l'objet de plusieurs enquêtes documentées par le Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies (rapport A/HRC/9/41) ainsi que par Human Rights Watch et ReliefWeb :
- Événements de janvier 2008 : Lors d'incursions armées dans la région de Sirba, le poste de police de Saraf Jidad a été la cible d'attaques par les forces du Mouvement pour l'égalité et la justice (JEM). Les enquêtes de l'ONU ont confirmé que les rebelles n'y avaient pas établi de base permanente parmi les civils.
- Offensives conjointes de février 2008 : En réponse, les forces armées soudanaises (SAF), appuyées par des milices armées, ont mené une opération d'envergure ciblant le corridor de Sirba, incluant Saraf Jidad, Silea et Abu Suruj.
- Impact sur les populations : Ces attaques répétées dans la zone administrative de Sirba ont entraîné la destruction d'infrastructures civiles et le déplacement forcé de milliers d'habitants.
Le camp de déplacés de Saraf Jidad et les enjeux fonciers
- Formation du camp de PDI : Face aux violences subies dans la région de Sirba, un camp de personnes déplacées internes (IDP camp) a été établi à Saraf Jidad pour accueillir les populations sinistrées.
- Contestation du réaménagement (« Re-planning ») : Les résidents et notables du camp de Saraf Jidad (Sirba) ont fermement rejeté les projets d'urbanisation et de restructuration foncière (« re-planning ») proposés par les autorités locales.
- Motifs du refus : La population locale perçoit ce réaménagement administratif comme une menace directe visant à modifier la démographie et
à les déposséder de leurs droits fonciers traditionnels.