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Nabin Chandra Das (d) |
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Back Award () Rao Bahadur (en) () Compagnon de l'ordre de l'Empire des Indes () |
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Sarat Chandra Das, né le à Chittagong et mort le à Darjeeling, est un explorateur et érudit indien, féru de langue et de culture tibétaines, connu principalement pour ses deux voyages au Tibet en 1879 et 1881-1882.


Né à Chittagong au Bengale oriental dans une famille hindoue de la caste Vaidya, Sarat Chandra Dash étudie au Presidency College, composante de l'université de Calcutta à l'époque.
En 1874, il est nommé directeur du pensionnat tibétain de Darjeeling. Lama Ugyen Gyatso, un moine du monastère de Pemayangtse au Sikkim, est alors le professeur de tibétain dans cette école.
Il travaille un temps comme explorateur (pundit) pour le compte des Britanniques au Tibet. En 1878, le lama Ugyen Gyatso lui obtient un passeport pour se rendre au monastère de Tashilhunpo. En juin 1879, Das et Ugyen Gyatso quittent Darjeeling pour le premier de leurs deux voyages au Tibet. Ils y séjournent six mois, puis reviennent à Darjeeling avec une importante collection de textes tibétains et sanskrits qui vont constituer la base de ses travaux universitaires ultérieurs. Sarat Chandra passe l'année 1880 à Darjeeling à étudier en profondeur les informations qu'il a recueillies.
En novembre 1881, Sarat Chandra et Ugyen Gyatso retournent au Tibet, où ils explorent la vallée de Yarlung, avant de revenir en Inde en janvier 1883.
Il séjourne à Lhassa entre 1881 et 1882 et y rencontre au palais du Potala le 13e dalaï-lama, alors âgé de huit ans. Il en rapporte une quantité considérable d'écrits provenant des bibliothèques des monastères de Sakya et de Samyé à Lhassa. Les récits de ses voyages sont publiés dans The Journal of the Buddhist Text Society. Avec Satish Chandra Vidyabhusan (en), il prépare un dictionnaire tibétain-anglais.
Il travaille ensuite un temps comme espion pour les Britanniques, accompagnant Colman Macaulay (en) lors de son expédition de 1884 au Tibet afin de recueillir des informations sur les Tibétains, les Russes et les Chinois. Après son départ du Tibet, les raisons de son séjour sont découvertes et de nombreux Tibétains qui s'étaient liés d'amitié avec lui et l'avaient aidé dans son entreprise auraient été victimes de graves représailles par les lamas, selon Laurence Waddell ou les Chinois, selon Samanth Subramanian (en). Selon le colonel britannique écossais Laurence Waddell, le gouverneur de Gyantsé, Phal Dahpön, et sa femme (Lha-cham), qui avaient aidé Sarat C. Das, furent condamnés à la prison à vie, virent leurs domaines confisqués et eurent plusieurs de leurs domestiques mutilés (mains et pieds coupés, yeux arrachés) et abandonnés à leur sort. Selon le tibétologue italien Luciano Petech, le mda'-dpon P'a-lha-ba et sa femme lha-lcam ne furent qu'exilés pendant 7 ans.
Durant la dernière partie de sa vie, Sarat Chandra Das s'installe à Darjeeling. Il nomme sa maison « Lhassa Villa » et y reçoit de nombreux invités notoires, dont Charles Alfred Bell et Ekai Kawaguchi. K. Paul Johnson (en) affirme qu'en 1885 et 1887, Das rencontre Henry Steel Olcott, cofondateur et premier président de la Société théosophique.
En 1885, il rencontre William Woodville Rockhill à Pékin.
Le dictionnaire tibétain-anglais auquel il travaillait est publié en 1902.
En 1915, il se rend au Japon avec Ekai Kawaguchi.
Il meurt le , probablement chez lui, à Chittagong, ou à Darjeeling dans sa villa.
Rudyard Kipling s'inspira de sa vie pour le personnage de Hurree Chunder Mookerjee, l'agent E.17 de son roman Kim.