Cette pratique, source de risques pour la santé, consiste à supprimer ou empêcher la lubrification vaginale naturelle par l'utilisation de différentes méthodes: anaphrodisiaque à base de plantes, fruits, pierre d'alun, détergents ménagers, antiseptiques…
Supprimer ou empêcher la lubrification vaginale augmente la friction pendant les rapports sexuels. Certaines personnes croient que cela améliore le plaisir sexuel pour le partenaire masculin.
Du fait de cette diminution ou absence de lubrification, le sexe sec peut dans les faits se révéler douloureux et dangereux pour les femmes comme pour les hommes.
Cette pratique a été associée à la forte incidence du VIH/sida en Afrique du Sud. Cette pratique est en effet considérée comme augmentant le risque de transmission des infections sexuellement transmissibles (IST) pour les deux partenaires, dont le VIH de plusieurs manières:
une friction accrue pendant les rapports sexuels peut provoquer des lacérations des tissus vaginaux;
le séchage du vagin élimine également les lactobacilles, des antiseptiques naturels qui peuvent combattre les maladies sexuellement transmissibles;
les rapports sexuels secs augmentent le risque de rupture du préservatif en raison de la friction accrue;
ils peuvent également entraîner une inflammation vaginale et/ou des lésions traumatiques, qui peuvent à leur tour augmenter la transmission des IST par d'autres moyens.
Notes et références
(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé «Dry sex» (voir la liste des auteurs).
↑Ray, Gumbo et Mbizvo, «Local Voices: What Some Harare Men Say about Preparation for Sex», Reproductive Health Matters, vol.4, no7, , p.34–45 (DOI10.1016/S0968-8080(96)90004-X, JSTOR3775349)
↑Sandala, Lurie, Sunkutu et Chani, «'Dry sex' and HIV infection among women attending a sexually transmitted diseases clinic in Lusaka, Zambia», AIDS, vol.9, noSuppl 1, , S61–8 (PMID8562002)
↑Hyena, Hank, «"Dry sex" worsens AIDS numbers in southern Africa», Salon.com, (lire en ligne, consulté le )
↑Avitabile, Menotti, Croatti et Giordani, «Protective Mechanisms of Vaginal Lactobacilli against Sexually Transmitted Viral Infections», International Journal of Molecular Sciences, vol.25, no17, , p.9168 (PMID39273118, PMCID11395631, DOI10.3390/ijms25179168)
Liens externes
«The practice and prevalence of dry sex among men and women in South Africa: a risk factor for sexually transmitted infections?», Sex Transm Infect, vol.75, no3, , p.178–80 (PMID10448396, PMCID1758205, DOI10.1136/sti.75.3.178)