Système de la sextine. À gauche, l'ordre des rimes de la première strophe. Au centre, le système de rotation des rimes appliqué à chaque strophe. À droite, l'ordre des rimes des cinq strophes suivantes.
En 1610 (publication en 1614) Claudio Monteverdi mit en musique , sous le nom de La Sestina, une canzone de deuil, se présentant sous la forme d'un cycle de six madrigaux à 5 voix. Le titre complet est: Lagrime d'amante al sepolcro dell'amata («Larmes de l'amant sur la tombe de l'aimée»). L'auteur des vers est le littérateur Scipione Agnelli. Le cycle compte parmi les grandes œuvres de Monteverdi.
L'Oulipo s'est également emparé de cette contrainte poétique. Raymond Queneau la généralise en inventant la quenine, modifiant le nombre de strophes, Oskar Pastior l'étend aux syllabes et phonèmes avec sa minisestina (mini-sextine), Ian Monk la combine avec les mots nombrés pour les «monquines», et Hervé Le Tellier se base sur elle pour la structure de son livre La Chapelle Sextine.
Il existe des sextines visuelles, comme celle qui ouvre Mai quai Conti, de Michèle Audin.
Il existe des 2-ines (ou didines), des terines, des quintines.
Sandrine Bédouret-Larraburu, «N-ines encore! De la sextine d’Arnaut Daniel aux n-ines oulipiennes», dans Elodie Burle-Errecade; Michèle Gally; Francesca Manzari., Modernités des troubadours, Presses Universitaires de Provence, (lire en ligne), p.139-148
(en) Donald Sheehan, «A Reading of Dante's Rime petrose», Italica, vol.44, no2, , p.144-162 (lire en ligne)
Georges Lote, «Chapitre III. La sextine», dans Histoire du vers français. Tome VI Deuxième partie: Le XVIe et les XVIIe siècles. III. Les genres poétiques; les vers et la langue; la réforme de la déclamation dans la seconde moitié du XVIIe siècle, Aix-en-Provence, Presses universitaires de Provence, (ISBN978-2-8218-2746-2, lire en ligne)
Alfred Jeanroy, «La «Sestina doppia» de Dante et les origines de la sextine.», Romania, vol.42, no168, , p.481-489 (lire en ligne)