| Titre original | Shepherds and Butchers |
|---|---|
| Réalisation | Oliver Schmitz |
| Scénario | Brian Cox |
| Musique | Paul Hepker |
| Acteurs principaux |
Steve Coogan Andrea Riseborough Garion Dowds |
| Sociétés de production |
Videovision Entertainment Distant Horizon |
| Pays de production |
|
| Genre | Drame, film de procès |
| Durée | 102 minutes |
| Sortie | 2016 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Bergers et Bouchers (Shepherds and Butchers) est un film sud africain réalisé par Oliver Schmitz en 2016.
Le film se déroule en Afrique du Sud, en 1987. Un avocat commis d'office découvre que l'homme qu'il doit défendre, accusé de sept meurtres, a été traumatisé par son expérience professionnelle dans le couloir de la mort.
Un fait divers est à l'origine de l'œuvre littéraire qui a servi pour écrire le scénario de ce film dont l'essentiel du propos est de dénoncer la peine de mort et les ravages psychologiques subis par un gardien de prison. Plus globalement, il souligne aussi que des hommes ordinaires peuvent avoir, dans le cadre de leur travail ou de leurs fonctions, à user de violences extrêmes, autorisées ou commandées par l'État, qui finissent par leur infliger des traumatismes et affecter leur vie personnelle et familiale : dépression, violence conjugale, alcoolisme....
« Le film questionne la pression exercée sur un individu dans un milieu d'hommes, le stress quotidien et la capacité à supporter l'horreur, sur la longueur. Il soutient finalement une thèse simple, résumée dans une phrase de l'avocat lui-même : « on ne peut pas demander à un homme d'être berger et boucher à la fois ».
Remarque : Le synopsis, la fiche technique et la distribution peuvent être contrôlés car le visionnage du film est possible sur YouTube
L'histoire du film se déroule en 1987, en Afrique du Sud, dans les dernières années de l'apartheid. Le pays est alors en proie à la violence intérieure, qu'elle soit politique ou de nature criminelle, et est engagé dans des conflits extérieurs, notamment en Angola où les soldats, parmi lesquels des conscrits, sont amenés à se battre et à tuer. Sur le plan intérieur, les forces de sécurité, des agents des services secrets aux gardiens de prison, sont astreints à être discrets sur leurs activités, y compris vis-à-vis de leurs familles (c'est le cas notamment du beau frère de l'avocat commis d'office, vétéran de la guerre d'Angola, qui travaille toujours pour les forces spéciales et qui semble aussi marqué par ses activités du moment).
Léon Labuschagne, un gardien de prison Afrikaner travaillant dans le couloir de la mort de la prison de haute sécurité de Pretoria, pris de folie meurtrière, suit un minibus et abat ses sept occupants noirs,membres d'une équipe de football locale avant d'aligner leurs corps, comme il peut avoir à le faire dans le cadre de ses fonctions. Pendant son procès, l'accusé, en état de choc, atteint d'amnésie partielle, incapable d'expliquer son geste, est défendu par John Weber, un avocat anglo sud-africain commis d'office qui lutte pour l'abolition de la peine de mort. Dans le contexte d'une opinion publique majoritairement favorable à la peine de mort, il doit contrer la procureure de l'État qui diligente les poursuites mais aussi faire face d'une part aux familles des victimes pour lesquelles la pendaison est un juste retour des choses et d'autre part à la famille de l'accusé qui ne comprend pas son mode de défense.
Au cours du procès qui a lieu au palais de justice de Pretoria, l'avocat commis d'office va réussir à arracher des révélations à l'accusé. Pour échapper à la conscription, Léon Labuschagne, 17 ans à peine, n'ayant pu être retenu dans la police, avait sollicité un emploi de gardien de prison sans se douter des conséquences psychologiques qu'il allait subir. Trop jeune et sans formation, il est dès le 1er jour amené à accompagner un prisonnier de sa cellule à la potence. Le film suit la procédure judiciaire où l'avocat, au moyen d'une métaphore, va démontrer qu'il n'est pas possible, sans conséquences psychologiques traumatisantes, pour un gardien de concilier sa fonction de berger, dans l'accompagnement au quotidien des détenus, et sa fonction de boucher lorsqu'il doit physiquement participer à leurs pendaisons.


L'orthographe de certains personnages est celle des sous-titres français, parfois différente de celle fournie par les liens externes.