| Naissance | Russie |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité |
Française |
| Activité |
Rabbin, directeur du mouvement Loubavitch en France |
| Mouvement |
Habad-Loubavitch |
|---|---|
| Distinction |
Figure majeure du judaïsme français contemporain |
Shmuel Azimov (en hébreu : שמואל אזימוב), né en 1945 en Russie et mort le , est un rabbin français et directeur du mouvement Habad Loubavitch de France. Il est considéré comme une figure importante du judaïsme en France, ayant contribué à faire du mouvement Habad l’une des communautés juives loubavitch les plus dynamiques d’Europe.
Shmuel Azimov naît en 1945 en Russie, dans une famille juive d’origine géorgienne. Il est le fils du rabbin Chaim Hillel Azimov et de Risha Azimov.
Il étudie à la Yeshiva Tomchei Temimim (en) de Brunoy, fondée en 1947 par le rabbin Nissan Nemanov (en) , centre important du judaïsme ‘hassidique en Europe.
Dans les années 1960, il part à New York pour étudier à la Yeshiva centrale de Habad à Brooklyn et rencontre le Rabbi Menachem Mendel Schneerson, qui devient son maître spirituel et le guide tout au long de sa vie.
En 1968, le Rabbi l’envoie comme émissaire (chalia'h) à Paris, avec pour mission de développer le judaïsme en France, renforcer la pratique religieuse et créer des institutions éducatives et communautaires.
Sous sa direction, le mouvement Habad connaît une croissance spectaculaire en France. De nombreuses villes voient l’ouverture de Beth Habad, tandis que des écoles juives, des yeshivot et des jardins d’enfants sont créés pour renforcer l’éducation et la vie communautaire. Parallèlement, des événements publics majeurs, tels que les allumages de Hanoucca à Paris et dans tout le pays, contribuent à faire connaître le mouvement et à rassembler les communautés.
Grâce à son action, le mouvement Habad en France devient l’un des plus importants d’Europe, avec une influence éducative et communautaire considérable,.
Par son action, le rabbin Azimov a rapproché des milliers de familles juives de la pratique religieuse et contribué à structurer un judaïsme orthodoxe à la fois dynamique et visible dans l’espace public. Il a également formé et inspiré de nombreux jeunes, qui sont devenus à leur tour émissaires Habad, en France comme à l’étranger, assurant ainsi la continuité et le rayonnement du mouvement.
Il meurt le à l’âge de 69 ans. Ses funérailles rassemblent des milliers de personnes, en Israël et en France.
Son fils, le rabbin Mendel Azimov, reprend la direction du mouvement en France.
Aujourd’hui, son œuvre se poursuit à travers un réseau dense de plus de 500 institutions Habad, touchant des milliers de familles et consolidant durablement la présence du judaïsme orthodoxe en France.