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XVIe siècle |
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Simon Gorlier [Grolier] est un instrumentiste et compositeur français et un imprimeur-libraire actif à Lyon dans le second quart du XVIe siècle.
Il a la particularité d’avoir été à la fois instrumentiste (plutôt en début de carrière) et imprimeur (plutôt en fin). Ses origines lyonnaises n’ont pu être précisées ; il n’a pas pu être relié à la famille consulaire lyonnaise des Grolier.
Le premier élément qu’on connaisse sur lui est qu’il publie un livre de tablature de guitare à Paris en 1551, contenant des pièces instrumentales et des transcriptions de pièces vocales (psaumes, chansons, motets).
En 1554, il est l’auteur de trois pamphlets imprimés dans lesquelles il attaque les théories de Loys Bourgeois sur la gamme et les muances, telles que celui-ci les expose dans son Droict chemin de musique (Genève, 1550).
Il obtient le un privilège royal pour imprimer toute sorte de musique. Dans la période 1558-1562 il imprime ensuite au moins neuf livres de musique, essentiellement instrumentaux et tous perdus sauf un. Cette perte est irréparable pour la connaissance du répertoire instrumental lyonnais au milieu du siècle.
Malgré le peu qu’il en reste, il apparaît que Gorlier voulait donner bon aspect à ses publications : il a fait graver deux beaux encadrements pour ses pages de titre et entre avril et , Robert Granjon lui a intenté un procès qui montre qu’il aurait tenté de se servir de caractères de civilité dans ses éditions (ceux-ci venaient d’être mis en œuvre par Granjon et étaient encore protégés par un privilège de .
Quelques actes sont connus qui montrent qu’il aurait été libraire jusques vers 1582.
Le Troysième livre contenant plusieurs duos, et trios, avec la bataille de Janequin à trois, nouvellement mis en tablature de guiterne, par Simon Gorlier, excellent joueur. Paris : Robert Granjon et Michel Fezandat, 1551.
Les éditions musicales imprimées par Simon Gorlier sont toutes perdues et signalées seulement dans des catalogues de libraire ou des bibliographies du temps. Les titres donnés ci-dessous reprennent la bibliographie qui en a été faite dans Guillo 1991 no 33-35, 43-46, 48, 59, s’y reporter pour le détail des sources anciennes qui les citent (ce sont essentiellement le catalogue de la librairie des Tournes (Genève : 1670), la Bibliothèque françoise d’Antoine Du Verdier, 1585, les catalogues des foires de Francfort, la bibliothèque de Raymond Fugger le Jeune, 1566, les Archives Plantin-Moretus à Anvers, la bibliothèque des éditeurs Ballard à Paris).