Simon Goulart

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Simon Goulart
Biographie
Naissance
Décès
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GenèveVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Enfant
Simon Goulart (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Simon Goulart, né à Senlis le et mort à Genève le , est un théologien et humaniste français.

Biographie

Goulart étudie le droit à Paris. Ayant embrassé la religion réformée, il se réfugie, en , à Genève, où il est reçu ministre du culte. En 1570, il épouse Suzanne Picot, puis il est admis gratuitement à la bourgeoisie de Genève. En 1589, il est aumônier des troupes genevoises pendant la guerre contre la Savoie.

En 1595, il prêche contre Henri IV. Il succède à Théodore de Bèze à la charge de modérateur de la Compagnie des pasteurs, de 1607 à 1612.

En 1602, lors de l’Escalade, il est pasteur du temple de Saint-Gervais, quartier situé sur la rive droite de Genève. Ayant exhorté les habitants de ce quartier-ci à prêter main-forte à leurs voisins d'en-face, il restera lui sur la rive droite pour soutenir par la prière la défense de la cité. En 1603, il rédige le Vray discours de la miraculeuse délivrance envoyée de Dieu à la ville de Genève, le 12 jour de , récit de l'attaque savoyarde.

Œuvres

Cet humaniste commente et annote Plutarque et Xénophon. Il rédige un Trésor d'histoires admirables et mémorables de notre temps (Genève, 1620), des Mémoires historiques sur la Ligue.

En 1576 sont publiées par les presse genevoises et de manière anonyme Les Mémoires de l'Estat de France. Elles sont complétées et rééditées en 1578. Elles sont attribuées avec certitude au pasteur Simon Goulart. L'ouvrage analyse les massacres de la Saint-Barthélémy en dénonçant l'implication de la monarchie. Un arrêt du Parlement de Bordeaux du ordonne que l'ouvrage soit brûlé devant le palais royal de l'Ombrière.

En 1580, il traduit l’Histoire de Portugal d’Osorius et de Fernão Lopes de Castanheda. L’épître dédicatoire à Nicolas Pithou commence ainsi :

« MONSIEUR, Je pense bien que ceux qui nous conoissent trouveront estrange et mal seant de prime face, que j’aye mis la main à ceste histoire, pour la communiquer à nostre nation : et qu’ayant esté dédiée par Osorius à un Prince, je la vous presente maintenant. Quant à ce premier point, je ne nie pas que durant le temps employé à ce labeur je pouvoy vacquer à choses plus serieuses, mieux convenantes à mes estudes, et plus propres à ma vocation. »

L'ouvrage a été écrit au « bourg de Sainct Gervais, [l]e vingtiesme jour d’Octobre M.D.LXXX. » Depuis 1571, en effet, il est installé dans cette paroisse de Saint-Gervais, à Genève.

En 1581, il donne un Commentaire alphabétique (Indice) de la Sepmaine de Guillaume du Bartas qui est publié dans une édition augmentée du poète gascon. En 1589, chez le même éditeur (Jacques Chouet, Genève), il publie à nouveau ce commentaire, enrichi de remarques supplémentaires. De son côté, le catholique Pantaléon Thévenin commente lui aussi ce vaste poète encyclopédique.

De 1576 à 1597, il édite des chansons spirituelles et des psaumes de divers compositeurs chez divers imprimeurs de Lyon, Heidelberg ou Genève. Les chansons sont des chansons profanes dont le texte a été contrefait, c'est-à-dire remplacé par un texte spirituel plus à même d'être chanté dans les maisons calvinistes, et le principal compositeur mis à profit sera Orlande de Lassus. Ce faisant, il adopte la même démarche que Jean Pasquier, dont les éditions l'ont précédé à La Rochelle. Ces éditions contrefaites se font sans autorisation du compositeur, en dépit des privilèges accordés à Roland de Lassus par les rois de France, ceux-ci ne s'appliquant pas à Genève.

Goulart annote aussi le Grand Miroir du Monde du poète protestant Joseph Duchesne sieur de la Violette (1593). Goulart est également l'auteur d'Imitations chrestiennes. Selon Olivier Pot, Goulart envisageait l'existence d'une Académie littéraire protestante.

Hommages & littérature

Une place de Genève porte son nom.

Il apparaît dans la pièce Tabazan de Jacques Aeschlimann.

Publications

Notes et références

  1. ↑ Cécile Huchard, « Histoire, érudition, écriture militante : dans les Mémoires de l'Estat de France sous Charles IX de Simon Goulart », Réforme, Humanisme, Renaissance, vol. 59, no 1,‎ , p. 73–78 (lire en ligne, consulté le )
  2. ↑ Jules Lépicier et Archives historiques de la Gironde texte, « Archives historiques du département de la Gironde », sur Gallica, (consulté le ), p. 52
  3. ↑ Sur cet aspect de son travail, voir notamment Adams 1980, Coeurdevey 2009 et Groot 2016.

Bibliographie

Sur l'homme et l'œuvre

Sur des œuvres particulières

Liens externes