| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom de naissance |
Simonetta Cattaneo |
| Pseudonyme |
La bella Simonetta |
| Famille | |
| Conjoint |
Marco Vespucci (d) |
Simonetta Vespucci, à l'origine Simonetta Cattaneo, née le à Porto Venere dans la république de Gênes et morte le à Florence, est une noble italienne de la Renaissance, célèbre à la cour de Laurent le Magnifique pour sa beauté et son charme. Elle était surnommée la san par (« la sans pareille »).
Mariée en 1469 au Florentin Marco Vespucci, elle éblouit Florence pendant les quelques années qui lui restent à vivre. Elle a notamment servi de modèle à plusieurs peintres, dont Botticelli.
Elle est la fille du Génois Gaspard Cattaneo della Volta, parent du doge Leonardo Cattaneo della Volta.
On ne connaît pas précisément son lieu de naissance dans la république de Gênes (actuelle région de Ligurie) : peut-être la ville de Gênes même, Portovenere ou Fezzano, localité qui fait aujourd'hui partie de la municipalité de Porto Venere.
En 1469, elle rencontre le Florentin Marco Vespucci, cousin du navigateur Amerigo, à l’église de San Torpete, en présence de ses parents, du doge Piero il Fregoso et de quelques membres de la noblesse génoise.
Vespucci, membre d'une famille notable de la république de Florence, a été envoyé par son père à Gênes afin de se former à l’Office de Saint Georges, qui est une grande institution financière. Les parents de Simonetta comprennent très vite qu’un mariage entre les deux jeunes gens serait avantageux, les Vespucci ayant de nombreux liens avec les milieux dirigeants de Florence, notamment avec la maison de Médicis.
Le mariage a lieu à Florence dans le palais Medici-Riccardi et la réception à la villa Medicea di Careggi.
Le couple reste ensuite à Florence, où la jeune femme jouit rapidement d’une grande popularité.
Dès son arrivée, Simonetta est remarquée par Sandro Botticelli et d’autres peintres proches de la famille Vespucci. Elle sert de modèle pour de nombreuses œuvres majeures de la Renaissance, notamment La Naissance de Vénus de Botticelli. Elle est appelée « la bella Simonetta » ou « La Sans Pareille » par les Florentins et elle est réputée être la plus belle femme de son époque : « elle incarnait l'idéal féminin », écrit Ivan Cloulas, voire la plus belle femme qui ait jamais vécu à Florence. Cette beauté fascine les néoplatoniciens qui voient l'amour du divin dans la beauté des êtres.
Ange Politien en fait l'héroïne de son ouvrage Stanze per la giostra. Les frères Laurent et Julien de Médicis se prennent de sympathie pour elle et le second deviendra son amant.
Simonetta Vespucci meurt le , à l’âge de 23 ans. Lors de son enterrement, des milliers de gens participent au cortège. Elle est inhumée à l'église Ognissanti, l'église paroissiale des Vespucci, où ils ont fondé une chapelle.
La mort prématurée à l’âge de 23 ans de Simonetta Vespucci est traditionnellement attribuée à la tuberculose. En 2016, lors d’une visite de l’exposition « Botticelli Reimagined » (« Botticelli revisité ») au Victoria and Albert Museum à Londres, l'endocrinologue italien Paolo Pozzilli est intrigué par le Portrait allégorique d’une femme (vers 1490) en vierge allaitante. Cette représentation posthume montrant une galactorrhée lui paraît étrange, Simonetta Vespucci n’ayant pas eu d’enfants. Le professeur émérite à l’université Campus Bio-Medico de Rome engage des recherches sur la représentation de la maladie dans les tableaux de Botticelli. Partant du principe que Botticelli fait une représentation réaliste de Simonetta dans ses peintures, il étudie les détails des peintures au niveau des yeux et met au jour grâce à des reconstitutions en 3D la déformation progressive de son visage dans une série de tableaux. Il publie en 2019 un article émettant l’hypothèse que Simonetta aurait été atteinte d’un adénome hypophysaire, une tumeur neuroendocrine de l’hypophyse, dont un des symptômes peut être la sécrétion de manière inappropriée d’une hormone comme la prolactine, entraînant une hyperprolactinémie, et dont elle serait morte. Cette première étude n’établit pas avec certitude le mécanisme de sa mort.
En 2026, il publie un nouvel article décrivant plus précisément l’évolution supposée de la maladie de Simonetta Vespucci et les conditions probables de son décès. Sa recherche se fonde cette fois sur trois faisceaux d’indices : les représentations picturales, les chroniques et les événements documentés. Les symptômes représentés sur les portraits successifs peints par Botticelli du vivant de la jeune femme et de manière posthume, notamment le gonflement des paupières et un léger strabisme, des modifications de la mâchoire, des arcades sourcilières et des tissus mous du visage, suggèrent qu’une tumeur endocrine se serait développée progressivement. Les lettres échangées entre Piero Vespucci et Laurent de Médicis font état d’un malaise de la jeune femme lors d’un bal, suivi de violents maux de tête, d’hallucinations, de vomissements et de fièvre. Pour Paolo Pozzilli, ce tableau clinique correspond à celui d’une apoplexie hypophysaire.
L’endocrinologue a également pris en compte deux événements précis, survenus dans les mois précédant la mort de Simonetta et documentés. Elle subit une agression sexuelle par Alphonse II d’Aragon, duc de Calabre, un soir sur les rives de l’Arno, possiblement un viol, relaté dans le poème De Anima Peregrina composé entre 1494 et 1510 par le dominicain florentin Tommaso Sardi. Elle s’effondre après une danse particulièrement intense lors d’un bal, où les chroniques relèvent qu’elle saigne abondamment du nez. Ces deux épisodes traumatiques pourraient avoir déclenché une augmentation brutale du volume de la tumeur ou une hémorragie.
Son mari se remarie peu après sa mort.
Botticelli achève de peindre La Naissance de Vénus neuf ans plus tard, en 1485. Selon certaines suppositions, le peintre était peut-être lui aussi amoureux d’elle : en témoigne sa demande d’être enterré à ses pieds, faveur qui lui est accordée lorsqu'il meurt 34 ans plus tard, en 1510.
Simonetta Vespucci a servi de modèle pour plusieurs tableaux, parmi lesquels figurent les œuvres suivantes :