
Le simoun est un vent chaud, sec et violent qui souffle sur les côtes orientales de la mer Méditerranée : au Sahara, en Palestine, en Israël, en Syrie et dans le désert d'Arabie.
Le simoun n’est pas un phénomène météorologique bénéficiant d’une définition scientifique précise et faisant consensus comme le sirocco par exemple. Il désigne souvent une forme violente et brève (quelques heures tout au plus) d’un vent chargé de grains de sable, souvent avec une forme circulaire et ascendante. Il s’apparente ainsi à une tempête de sable.
Ce nom vient de l'arabe semoum « vent brûlant, pestilentiel », de semm, « empoisonner ». D'après le Littré de 1880, les arabisants recommandent l'orthographe semoum de préférence aux autres formes existantes : simoun, semoun, simoum, samum, simm, smaymh.
« On entendait mugir le semoun meurtrier… »
« Le Simoune est un vent chaud qui sévit brutalement dans ces régions… »
— Jules Verne, Cinq semaines en ballon
« Les hommes du désert connaissaient bien ce vent que l'on appelait le simoun et qui était pire qu'une tempête en mer… »
« Et celui-là dis donc pschtt, un vrai simoun »
— Serge Gainsbourg, Des vents des pets des poums.
Sa température peut excéder 50 °C et son hygrométrie descendre sous 10 %. Il est donc particulièrement asséchant. L'air est rempli de poussière et de sable, qui prennent une teinte rougeâtre, bleuâtre ou jaunâtre, suivant la nature du sol.