| Origines stylistiques | Ngoma (en), Bongo Flava |
|---|---|
| Origines culturelles |
Milieu des années 2000 ; région de Dar es Salaam, |
| Instruments typiques | échantillonneur |
| Scènes régionales | Tanzanie |
Le singeli (ou sengeli) est un sous-genre musical de musique électronique ayant émergé en Tanzanie au milieu des années 2000.
Depuis la fin des années 2010, le genre se diffuse à toute la Tanzanie, puis depuis 2020 au-delà des frontières tanzaniennes, dans la région des Grands Lacs.
Le singeli trouve ses origines chez les Zamaros de la région de Dar es Salaam, plus précisément au voisinage de Mtogole, village dans la circonscription (le ward (en)) de Tandale (en) au sein du district de Kinondoni (en).
Le singeli est d'abord associée à une sorte de ngoma (en), c'est-à-dire l'accompagnement musical d'une fête à l'occasion d'un événement familial — anniversaire, majorité, etc.. Lors de cette célébration, un MC anime un concours de chant, un « taarab », sur une musique très rythmée, généralement entre 200 et 300 BPM, pendant que les femmes dansent. Lors du ngoma, peu importe qu'il s'agisse d'un maître ou d'une maîtresse de cérémonie, seul le style de chant diffère alors de manière significative. Les maîtres de cérémonie rappent à un rythme effréné, tandis que les maîtresses de cérémonie anime fréquemment des chorales (en swahili : kwaya),.
AU début des années 2000, des vigodoro, c'est-à-dire des soirées, sont organisées par les femmes zaramo pour passer un moment agréable entre amies et femmes de la famille, en particulier dans les wards de Manzese (en) et de Tandale (en). Lors de ces soirées, on diffuse de la musique taarab enregistrée sur cassette, sur laquelle dansent les femmes admises à la soirée. Lorsque ces vigodoro ont pris de l'ampleur, des MC ont été invités à se produire sur la musique enregistrée sur cassette. L'un d'entre eux, Msaga Sumu (d)
, est considéré comme l'un des fondateurs du singeli,.
Harmonize sort en 2020 un album comportant des morceaux de singeli.