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Fabienne Despot (jusqu'au XXe siècle) |
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Prix littéraire ENS Paris-Saclay (Le miel (d)) () |
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Slobodan Despot, né le à Sremska Mitrovica (Serbie), est un éditeur et écrivain suisse d'origine serbe.
Il a notamment fondé la maison d'édition Xenia et le site Antipresse, connu pour partager de la désinformation.
Né en Voïvodine en Yougoslavie (actuelle Serbie), Slobodan Despot émigre en Suisse dans les années 1970. Il entame des études à l'Université de Lausanne qu'il ne termine pas, puis travaille pendant quinze ans comme traducteur pour les éditions L'Âge d'Homme. Il a notamment traduit du russe les derniers livres du dissident soviétique Alexandre Zinoviev, La Grande Rupture et La Suprasociété globale et la Russie.
À partir de 2005, il dirige sa propre maison d'édition : Xenia. De 2007 à 2013, il tient une chronique régulière dans Le Nouvelliste, journal valaisan.
Il a été marié à Fabienne Despot, ancienne présidente de la section cantonale vaudoise de l'Union démocratique du centre.
À partir de 2013 il est chargé de communication du conseiller d’État valaisan (2013-2017) Oskar Freysinger (UDC). Ce mandat prend fin en , lorsque le conseiller d’État n’est pas réélu. Quatre mois plus tôt, Slobodan Despot et Oskar Freysinger défrayaient la chronique en Valais en engageant le survivaliste d’extrême droite Piero San Giorgio en tant que consultant pour des questions de sécurité cantonale.
En 2015, Slobodan Despot crée, avec Jean-François Fournier, Antipresse, une « lettre d'information numérique ». Le journal Le Temps relève cette remarque des fondateurs : « le rôle du milieu médiatique dans l’Occident d’aujourd’hui est comparable à celui de la presse officielle en URSS ».
Antipresse précise sa raison d'être : « L'Antipresse est née de notre sentiment d'étouffement et de désarroi face à l'appauvrissement constant de l'information des médias de grand public, au déclin de leur langue et de leur style, à leur incohérence intellectuelle, à leur parti pris devenu structurel, à leur éloignement préoccupant de la réalité vécue par la plupart des gens. ». Malgré cette opposition à la presse traditionnelle, Slobodan Despot tient ou a tenu des chroniques régulières[réf. nécessaire] dans différents médias suisses et français comme dans l'émission radio Les Beaux parleurs de la Radio télévision suisse, le journal dominical Le Matin Dimanche, le magazine Marianne, le bimestriel Éléments[source secondaire souhaitée].
En 2015, le journal Le Temps, note qu'Antipresse.net appartient à « une constellation de lieux d’expression de la droite dure » et trouve « un écho certain auprès d’un public méfiant à l’égard de la classe politique et enclin à adhérer aux théories du complot ».
Le Décodex du journal Le Monde, un outil de vérification de l'information, se montre très réservé à propos d'antipresse.net. Selon Le Monde, « ce site diffuse un nombre significatif de fausses informations et/ou d'articles trompeurs »,. Afin d'expliquer son classement, Le Monde reprend un article de Libération paru en qui décrypte le fonctionnement de sites dits de « réinformation » : sur son blog, Slobodan Despot dénonçait une prétendue manipulation d'images, de la part des médias, sans effectuer de vérification ; selon Despot, seuls les médias russes se seraient intéressés à cette manipulation. Or, l'enquête journalistique de Libération prouve que la manipulation n'en est pas une. Il s'agit au contraire d'une campagne de désinformation des médias russes concernant des enfants syriens rescapés des bombardements, comportant de fausses accusations envers les Casques blancs, et relayée entre autres par Antipresse,.
En 2020, l’entreprise américaine NewsGuard, qui note les sites d’information selon des critères de crédibilité et de transparence, considère qu’Antipresse « enfreint gravement les principes journalistiques de base » en publiant « des allégations trompeuses et fausses, y compris sur les vaccins et le COVID-19 ». En novembre de la même année, En novembre de la même année, le CSA s'appuie sur la classification du Decodex pour classer le compte Twitter d'Antipresse parmi « les comptes peu fiables (c'est-à-dire diffusant régulièrement de fausses informations) ou douteux ».
Le blog de Paul Jorion a supprimé (avec motivation) en un texte de Slobodan Despot tiré de l'Antipresse, mis en ligne par un des contributeurs habituels du blog.
En 2023, Watson écrit que « les sites anticonspirationnistes rangent Slobodan Despot et son média Antipresse dans la complosphère antivax et du soutien à la Russie ». En effet, Slobodan Despot a relayé, en , relaye une fausse information selon laquelle qu'Olena Zelenska aurait dépensé 1,1 million de dollars en bijoux alors que son mari, Volodymyr Zelensky, demandait une aide financière pour l'Ukraine afin de contrer l'invasion russe du pays. Il s'agit en réalité d'une fausse information reprise d'un compte pro-Kremlin.
En 2022, Conspiracy Watch écrit « notons que l’article extrêmement complaisant de Wikipedia qui lui est consacré a été créé par un certain Pantos de Doblos, qui est l’anagrame de… Slobodan Despot ».
Préface au livre de Patrick Gilliéron Lopreno, Éloge de l'invisible, Till Schaap Editions, 2018