Un sosie est une personne ayant une ressemblance parfaite, plus particulièrement au niveau du visage, avec une autre personne, notamment une célébrité.
Un sosie peut réaliser une imposture en profitant de sa ressemblance avec une autre personne pour se faire passer pour cette dernière.
Origine du terme
Sosie est un esclave dans la pièce Amphitryon écrite par le dramaturgelatinPlaute vers Dans l'intrigue, le dieu Mercure prend l'apparence de Sosie, ce qui, par antonomase, est l'origine du nom commun. Le nom Sosie lui-même vient donc du grec Σωσίας (Sōsĭ́ās), lui même associant σῶς (sôs, «sain et sauf») et le suffixe personnel masculin -ίας (-ías).
Sosie est également un personnage de la pièce de Molière, Amphitryon (1668), où il est également un serviteur du roi Amphitryon, chargé par ce dernier de prévenir la reine Alcmène de son retour imminent de la guerre. Mais Jupiter a des vues sur la jolie reine, et prend l'apparence du roi pour la tromper et jouir de ses faveurs amoureuses. Pour empêcher Sosie de troubler les amours de Jupiter, le dieu Mercure prend l'apparence de Sosie et l'empêche par la force d'entrer dans la maison. Molière joue donc avec un double quiproquo: Sosie et Mercure ont la même apparence, tout comme Amphitryon et Jupiter.
Sosies de personnalités par des fans
Quand il s'agit d'une vedette, nombre de fans «travaillent» leur ressemblance. Certains en font aussi un métier du spectacle, notamment pour les sosies de chanteurs (certains font du playback, d'autres de l'imitation).[réf.souhaitée]
Des concours de sosies sont aussi organisés, afin de déterminer lesquels sont les plus ressemblants. Ils ont lieu devant un public, avec parfois une retransmission à la télévision.[réf.souhaitée]
Le roi britannique George V (1865–1936) et son cousin, le tsar de Russie Nicolas II (1868–1918), partageaient une étrange ressemblance. Leurs traits du visage n'étaient différents que de près (en particulier les yeux). Au mariage de George V en 1893, selon The Times de Londres, la foule a peut-être confondu le tsar Nicholas avec le roi George, parce que leur barbe et leurs vêtements les faisaient se ressembler.
Dans Copie conforme (1947) de Jean Dréville, un cambrioleur (Louis Jouvet) met à profit sa ressemblance avec un homme sans histoires pour commettre des délits.
Dans La Gueule de l'autre (1979) de Pierre Tchernia, un homme politique qui cherche à échapper à un assassin se fait remplacer dans ses apparitions publiques par son cousin acteur, qui lui ressemble trait pour trait.