
L'expiration ou souffle correspond à la phase de la sortie de l'air des poumons lors de la ventilation pulmonaire, par le relâchement du diaphragme et la contraction des muscles intercostaux. La pression exercée ainsi sur les alvéoles pulmonaires libère l'air qu'elles contiennent.
L'air expiré (environ 10,000 litres par jour, en moyenne pour un humain) est appauvri en oxygène (16 à 17 % de dioxygène, contre 21 % dans l'air "normal") et enrichi en vapeur d'eau et en CO2 (environ 4 % ; et moindrement en d'autres gaz dont l'odeur est parfois perceptible dans l'haleine). Il contient aussi une quantité plus ou moins importante d'« aérosols respiratoires ». Ces aérosols sont invisibles. Ils contiennent des virus et des bactéries, éventuellement pathogènes provenant de l'arbre respiratoire et de la cavité buccale. Ces aérosols contribuent - pour certaines maladies infectieuses et aérotransmissibles - au phénomène de contagion, même en l'absence de toux et d'éternuement) ;
En forçant un patient à expulser ainsi de l'air, on peut déceler certaines maladies pulmonaires, qui gênent l'expiration car les bronches sont alors encombrées.
Permet de mesurer et enregistrer des volumes respiratoires et des débits expiratoires. Pas fumer depuis plus de 3 heures. Arrêt de certains médicaments sur prescription médicale. Utilisation d'un pince nez.
(Peak flow en anglais) Débit expiratoire maximal atteint lors d'une expiration forcée commencée en inspiration forcée. Méthode : En position debout, tenir le débitmètre de pointe entre les mains (attention de ne pas bloquer le curseur, a ce qu'il soit en position verticale et qu'il soit bien sur 0). Prendre une inspiration profonde. Placer l'embout dans la bouche et serrer les lèvres. Expirer aussi fort et vite que possible. Enregistrer le résultat. Remettre à 0. Répéter 2 fois la manœuvre. Prendre la meilleure des 3 valeurs.
Étude des volumes et débits gazeux qui entrent et sortent de l'appareil respiratoire au cours des mouvements de la respiration. Cet examen est réalisé avec un spiromètre.
Le chant et les instruments à vent modulent et utilisent l'air expiré.