Le spectre audible est l'ensemble des fréquences sonores sinusoïdales pures pouvant être perçues par un être humain. Conventionnellement, dans le domaine fréquentiel, il s'étend de 20 Hz (son audible le plus grave) jusqu'à 20 kHz, soit 20 000 Hz (son audible le plus aigu). Selon la fréquence, ils ne sont pas perçus de la même manière par l'oreille humaine, comme l'illustre la courbe isosonique.
Au delà de 16 kHz se trouvent les ultrasons. En dessous de 20 Hz, ce sont les infrasons.
Les limites du champ auditif humain dépendent principalement de la fréquence (Hz) et de l'intensité du son (en décibel). La perception auditive est complexe et dépend de plusieurs paramètres physiques et psychologiques, mais elle peut être illustrée de manière simplifiée avec le diagramme de Wegel ci-dessous.


Chaque espèce a son propre champ auditif. Chez les mammifères, c'est la chauve-souris qui détient un record en termes de haute fréquence étant capable d'entendre des ultrasons de 212 000 Hz. La fausse teigne, papillon de nuit peut percevoir des ondes sonores pouvant atteindre une fréquence de 300 000 Hz.
Dans la pratique, le spectre réellement perçu par un individu peut en différer très sensiblement : les capacités auditives, surtout dans l'aigu, diminuent avec l'âge mais aussi en fonction des traumatismes reçus par le système auditif (exposition de longue durée à des niveaux sonores élevés en particulier).

Le spectre audible en fréquences sinusoïdales pures ne rend pas compte de la perception des fréquences qui composent un signal complexe. Par exemple, une fréquence pure de fréquence élevée non audible quand elle est seule, va modifier la perception d'un signal complexe dont elle devient un composant par addition.
Pour déterminer la acuité auditive d'un individu, il existe plusieurs techniques en audiométrie permettant d'obtenir un audiogramme: graphique visualisant la fréquence audible perçue en fonction des décibels.