| Médicament | Sucralfate et Peroxyde de carbamide |
|---|---|
| Spécialité | Stomatologie et dermatologie |
| CIM-10 | K12 |
|---|---|
| CIM-9 | 528.0 |
| DiseasesDB | 27158 |
| MedlinePlus | 001052 |
| MeSH | D013280 |
Une stomatite est une inflammation de la muqueuse buccale et/ou des lèvres, avec ou sans ulcération. Elle peut être causée par une infection, une allergie (à un médicament éventuellement), une radiothérapie ou une carence nutritionnelle ou d'autres causes. Quand l'inflammation touche à la fois les gencives et la bouche, on parle aussi de gingivostomatite (terme aussi parfois employé comme synonyme de gingivostomatite herpétique). Certaines stomatites (liées à la pousse des dents ou à certaines formes d'épidermolyses bulleuses congénitales) ne se rencontrent que chez le nourrisson et l'enfant chez qui la stomatite est parfois très douloureuse (les stomatites vésiculobulleuses étant les pires de ce point de vue).
Le terme est dérivé du grec στόμα (stoma), « bouche », et -ῖτις (-itis), « inflammation ».


Il en existe de nombreux types, classés selon la cause de l'inflammation :
Certaines stomatites ne se rencontrent que chez le nourrisson et le jeune enfant ; ce sont généralement des conséquences d'accidents d'évolution dentaire (hors accidents liés à la dent de sagesse) ou de certaines formes d'épidermolyse bulleuse congénitale. Sinon, comme l'enfant et le nourrisson ont un système immunitaire encore immature et qu'ils portent leurs doigts et beaucoup de choses à la bouche, les stomatites infectieuses sont fréquentes (d'origines virales [herpès, coxsackies, varicelle, mononucléose infectieuse], candidosiques [ Muguet buccal ] ou bactériennes [ gingivite ], généralement de pronostic favorable).
D'autres causes majeures sont la stomatite aphteuse récurrente, l'érythème polymorphe et diverses maladies bulleuses, la maladie de Behçet, les hémopathies comme les leucémies, les désordres immunitaires (agranulocytose, neutropénie cyclique, infection par le Virus de l'immunodéficience humaine (VIH), certains traumatismes, le Lichen plan buccal et les stomatites allergique.
Ces causes sont à traiter comme chez l'adulte, mais en tenant compte des contre-indications ou des difficultés d'observance que l'on peut rencontrer chez le nourrisson et l'enfant.
Les stomatites pédiatriques sont le plus souvent bénignes, de diagnostic clinique simple et d’évolution favorable (en une dizaine de jours), mais la douleur parfois intenses peut avoir des répercussions fonctionnelles notables pour l'enfant et la famille. Ainsi, aux urgences de l'hôpital Trousseau, en 4 ans (2008-2012), sur 1 060 enfants les causes virale prédominaient (gingivostomatites herpétiques pour 44 % des cas et stomatites à coxsackie pour 35 % des cas), touchant des enfants jeunes (âge moyen de 3 ans). Les motifs de consultation étaient la fièvre (61 %), puis les difficultés alimentaires (51 %) et la douleur (30 %). Cinq pour cent des cas ont justifié une hospitalisation (pour hydratation intraveineuse, surtout dans les formes herpétiques). Certaines stomatites ne se rencontrent que chez le nourrisson et l'enfant ; ce sont alors généralement des conséquences d'accidents d'évolution dentaire (hors accidents liés à la dent de sagesse) ou de certaines formes d'épidermolyse bulleuse congénitale. Sinon, comme l'enfant et le nourrisson ont un système immunitaire encore immature et qu'ils portent leurs doigts et beaucoup de choses à la bouche, les stomatites infectieuses sont fréquentes (d'origines virales (herpès, Coxsackies, varicelle, mononucléose infectieuse), candidosiques (muguet) ou bactériennes (gingivite), généralement de pronostic favorable.
Ces causes sont à traiter comme chez l'adulte, mais en tenant aussi compte des contre-indications pouvant concerner les enfants, ainsi que des difficultés d'observance propres à ces âges. Le traitement est essentiellement symptomatique, visant à maintenir une alimentation et une hydratation suffisantes, avec recours aux antalgiques (de palier 2 ou 3 selon l’évaluation de la douleur). À l’hôpital Trousseau, sur 4 ans de suivi des cas pédiatriques, un antalgique a été prescrit dans 87 % des cas (paracétamol dans 73 % des cas, et codéine (50 %), et plus rarement des AINS (1 %) voire de la morphine (1 %), alors que les études pédiatriques sur les stratégies thérapeutiques optimales manquaient.
Le traitement des stomatites associe :
La stomatite — souvent appelée « mouth rot » chez les animaux en captivité — est largement observée, contrairement aux populations sauvages (où sa fréquence est cependant mal connue).
Ses causes diffèrent partiellement de celles observées chez l'humain : si des facteurs communs comme les carences nutritionnelles ou l'immunodépression peuvent favoriser l'inflammation, les mécanismes propres à Homo sapiens ne sont pas impliqués, les déclencheurs les plus courants étant l'ingestion de substrat, les blessures infligées par des proies ou d'autres traumatismes buccaux, qui permettent à des bactéries normalement inoffensives de devenir pathogènes dans des états d'immunosuppression. La réponse immunitaire des reptiles présente des similitudes avec celle des mammifères — vasodilatation, œdème — mais repose sur les hétérophiles, équivalents reptiliens des neutrophiles, quand des enzymes et/ou des toxines bactériennes provoquent une nécrose locale, les reptiles ne disposant pas des enzymes nécessaires pour dégrader ces tissus morts, ce qui conduit à la formation d'un pus épais et sec appelé exsudat caséeux. Si l'infection n'est pas traitée, l'organisme tente de l'isoler en formant un abcès composé de couches de macrophages, d'hétérophiles et de tissu conjonctif ; en cas d'échec, l'atteinte peut s'étendre à l'os mandibulaire, les bactéries peuvent gagner la circulation sanguine ou l'exsudat caséeux peut être aspiré, entraînant une pneumonie bactérienne potentiellement mortelle.