| Ascension droite | 09h 03m 37,528s |
|---|---|
| Déclinaison | +47° 09′ 23,49″ |
| Constellation | Grande Ourse |
| Magnitude apparente | +3,60 (4,2 + 4,4) |
Localisation dans la constellation : Grande Ourse | |
| Type spectral | A0IV-V + A0V |
|---|---|
| Indice U-B | +0,01 |
| Indice B-V | 0,00 |
| Indice R-I | +0,01 |
| Vitesse radiale | +2,3 ± 1,2 km/s |
|---|---|
| Mouvement propre |
μα = −36,19 mas/a μδ = −55,40 mas/a |
| Parallaxe | 9,10 ± 0,50 mas |
| Distance |
360 ± 20 al (110 ± 6 pc) |
| Magnitude absolue | −1,63 |
| Composants stellaires | κ UMa A, κ UMa B |
|---|
| Compagnon | κ UMa B |
|---|---|
| Demi-grand axe (a) | 0,181 94 ± 0,000 25″ |
| Excentricité (e) | 0,558 4 ± 0,001 5 |
| Période (P) | 13 007,2 ± 9,7 j |
| Inclinaison (i) | 109,410 ± 0,066° |
| Argument du périastre (ω) | 355,63 ± 0,36° |
| Longitude du nœud ascendant (Ω) | 105,641 ± 0,080° |
| Époque du périastre (τ) | 50 404 ± 12 HMJD |
Désignations
Kappa Ursae Majoris (κ UMa / κ Ursae Majoris), également nommée Alkaphrah, est une étoile binaire de la constellation de la Grande Ourse. Sa magnitude apparente combinée est de 3,60. D'après la mesure de sa parallaxe annuelle par le satellite Hipparcos, elle est située à environ 360 années-lumière de la Terre.
Les deux composantes de Kappa Ursae Majoris sont des étoiles blanches de la séquence principale autour du type spectral A0. Leurs magnitudes apparentes sont de +4,2 et de +4,4. La période orbitale de la binaire est de 13 007 jours (35,6 ans), et les deux étoiles ont une séparation moyenne de 0,18 seconde d'arc.

κ Ursae Majoris, latinisé Kappa Ursae Majoris, est la désignation de Bayer de l'étoile. Elle porte également la désignation de Flamsteed de 12 Ursae Majoris.
Alkaphrah est aujourd’hui le nom approuvé pour κ UMa par l’Union astronomique internationale (UAI). C’est un terme qui vient de l’arabe mais qui exige que l’on s’y prenne en deux temps.
Au départ, nous avons l’arabe الفزة al-Qafza’, « le Saut »,, plus précisément en l’occurrence الثانية القفزة al-Qafzat al- Ṯāliṯa, « le Troisième Saut », qui en peut se comprendre que si l’on se réfère à la série des الظباء قفزات Qafzāt al-Ẓibā’, « les Sauts de Gazelles », dans le ciel arabe traditionnel, tel qu’il est décrit par ᶜAbd al-Raḥmān al-Ṣūfī (964). On nomme ainsi, selon lui, les six étoiles situées sur les trois pieds de l’Ourse touchant le sol : ν et ξ UMa forment al-Ūla, soit « le Premier [Saut] », λ et μ UMa al-Ṯāniyya, « le Second », et ι et κ UMa « le Troisième », ce qui nous mène à κ UMa. Chaque « Saut » ressemble à la trace du pied fendu des gazelles, et, toujours al-Ṣūfī donne à ce propos ce dicton arabe, :
« Les Gazelles sautèrent lorsque le Lion frappa la terre de sa queue. »
Le nom arabe الثانية القفزة al-Qafzat al-Ṯāliṯa, « le Troisième Saut », est à l’origine de deux appellations pour cette étoile, qui résultent de la troncation de ce nom :