Taprobane (grec ancien Ταπροβάνη) est le nom donné à l'île de Ceylan (Sri Lanka) dans les textes grecs de l'Antiquité.
Deux origines possibles sont mentionnées :
Avec les conquêtes d'Alexandre le Grand et le début de la période hellénistique, les Grecs se rapprochent de l'île et ouvrent une nouvelle ère de connaissances.

Marco Polo précise qu'à Sumatra on ne voyait pas l'étoile polaire : c'est ce qu'indiquait aussi Pline au sujet de Taprobane. De ce fait, les savants de la Renaissance (Abraham Cresques, Fra Mauro, Ludovico di Varthena, Maximilian Von Siebenbürgen, Gérard Mercator, Sébastien Münster, Nicolò de' Conti, Poggio Bracciolini…) associèrent Taprobane à Sumatra (aussi appelée Java Minor). De plus, en 1462, le navigateur arabe Ahmed Ibn Majid traduisit Sirandib en Sumatra au lieu de Ceylan. À l'époque des Lumières (XVIIe – XVIIIe siècles) la confusion Ceylan-Sumatra perdura (Richard Eden, John Milton…). Aujourd'hui, on sait que l'étoile polaire n'était pas visible dans le Sud de Ceylan à l'époque antique : on ne fait plus l'erreur d'assimiler Taprobane à Sumatra.