Teorem est un téléphone mobile à clapet fabriqué par Thales. Ultra-sécurisé et compatible secret défense, il est destiné aux hauts fonctionnaires et aux hauts responsables militaires en France.
Développé et déployé à la fin des années 2000 et au début des années 2010, il est remplacé dix ans plus tard par CryptoSmart.
Il n'incorpore ni application ni répertoire et ses caractéristiques précises sont confidentielles. Il utilise cependant des algorithmes cryptographiques. Il présente un « look vieillot » voire « austère ».
Le prix unitaire de ce téléphone se situe entre 2 100 et 4 500 euros, mais il n'est pas disponible dans le commerce.
Le terminal est compatible secret défense et avec le réseau Rimbaud (« Réseau interministériel de base uniformément durci »).
Le nom du terminal, Teorem, associé à celui de son fabricant, Thales, est une référence au théorème de Thalès.
Produit à Cholet, seuls des sous-traitants français participent à la fabrication de ses composants. 14 000 unités sont commandées par la direction générale de l'Armement (DGA) à la fin des années ou au début des années pour sécuriser les communications des hauts responsables français.
Thales est sélectionné par la DGA début à l'issue d'un appel d'offres, et les premiers exemplaires sont présentés en à la DGA et aux représentants de l'OTAN regroupés au sein de l'International Interoperability Control Working Group (IICWG). Le président de la République, Nicolas Sarkozy, le teste pour la première fois le lors d'une visite du site de production à Cholet.
Teorem est déployé à partir de fin et compte près de 6 000 utilisateurs en . En , 3 325 Teorem étaient utilisés en France. Ce téléphone connaît un regain de succès après les révélations sur les programmes d'écoute de la National Security Agency (NSA) en .
Très utilisé dès la fin des années 2000, il tire sa révérence une dizaine d'années plus tard en laissant place au CryptoSmart, fournis par Samsung et modifiés par Ercom pour le Gouvernement français.