Tetra-5 est une mission spatiale expérimentale de la Force spatiale des États-Unis initiée en 2022 et dont le lancement est planifié en 2026. Son objectif est de tester le ravitaillement en orbite d'un satellite "coopératif" à partir d'un dépôt d'ergols.
La mission spatiale Tetra-5 est une expérience de ravitaillement en ergols de satellite. Ce type de prestation fait partie des opérations de maintenance en orbite, un domaine en plein développement dans la décennie 2020 qui pourrait permettre de substantielles économies en allongeant la durée de vie des engins spatiaux.
La division (Space Enterprise Consortium de la Force spatiale des États-Unis passe un contrat de 44,5 millions US$ le 26 septembre 2022 avec la société Orion Space Solutions pour le développement de la mission Tetra 5 centrée sur la mise au point d'un système de ravitaillement en ergols. L'expérience implique la réalisation de trois satellites qui seront positionnés 300 km au-dessus de l'orbite géostationnaire. Hera Systems (devenu par la suite Redwire) réalise les plateformes des engins spatiaux. Ceux-ci incorporent les capteurs du système de rendez-vous spatial et le port de ravitaillement en ergols qui sont fournis d'autres sociétés,. Tetra-5 s'appuie sur les solutions mises au point par Orbit Fab (fournit le port d'alimentation RAFTI (Rapidly Attachable Fluid Transfer Interface)), Northrop Grumman et Astroscale (système d'amarrage). A la suite d'un retard pris dans les développements le lancement de Tetra-5 a été repoussé en 2026 mais une partie des objectifs a été confiée à la mission Tetra-6 dont le lancement interviendra vers 2027.
Sur le plan technique la mission Tetra-5 repose sur deux petits satellites qui doivent être alimentés sucessivement en ergols par un engin de 300 kgbaptisé Provisioner faisant la navette entre ceux-ci et quatrième satellite jouant le rôle de dépôt pour alimenter un troisième satellite. Les opérations se déroulent en orbite géostationnaire,,.
La mission Tetra-6 doit tester les performances du système de ravitaillement reposant sur une solution technique alternative, le module PRM (Passive Refueling Module) développé par Northrop Gruman en s'amarrant à un dépôt équipé du module ROOSTER-5 (Rapid On-orbit Space Technology Evaluation Ring) développé par la même société.