Textus receptus

L'édition des Elzevier de 1633, dont la préface présente au lecteur « le texte maintenant reçu par tous ».

Textus receptus (latin : « texte reçu ») est le nom donné au texte grec du Nouveau Testament imprimé dans les éditions qui dérivent de celle d'Érasme (1516), en particulier celles de Robert Estienne, de Théodore de Bèze et des Elzevier. Fondé sur une poignée de manuscrits minuscules tardifs, il est à la base de la Bible du roi Jacques et des principales traductions protestantes en langues européennes jusqu'en 1881. Il reste pendant deux siècles le texte grec imprimé par défaut, surtout dans le monde protestant, avant de céder au XIXe siècle devant les éditions critiques fondées sur les témoins anciens. Sa défense, engagée par John William Burgon après 1881, se distingue aujourd'hui de celle du texte majoritaire, avec lequel il ne se confond pas.

Le nom

La préface de la deuxième édition des Elzevier, parue à Leyde en 1633, présente au lecteur « le texte maintenant reçu par tous » : Textum ergo habes, nunc ab omnibus receptum: in quo nihil immutatum aut corruptum damus (« Tu as donc le texte maintenant reçu par tous, dans lequel nous ne donnons rien de changé ni de corrompu »). Elle est due à Daniel Heinsius, alors bibliothécaire de l'université de Leyde,.

Selon Bruce Metzger et Bart Ehrman, la désignation textus receptus est née de cette formule publicitaire. David Parker et Daniel Wallace la rattachent aussi à l'édition de 1633,. Jan Krans et An-Ting Yi soutiennent au contraire, contre ce qu'ils présentent comme une idée répandue, que le terme ne peut être rattaché à cette préface. Il ne devient selon eux un terme technique qu'au tournant du XIXe siècle, d'abord sans rapport avec elle.

Le terme ne désigne pas un texte unique. Les éditions dites du textus receptus reproduisent soit l'édition d'Estienne de 1550, soit celle des Elzevier de 1633. En Angleterre, c'est l'édition d'Estienne de 1550 qui est devenue le texte reçu. Wallace étend le nom à toute édition du Nouveau Testament grec fondée principalement sur le texte d'Érasme.

Formation du texte

Érasme

Érasme publie cinq éditions du Nouveau Testament grec, en 1516, 1519, 1522, 1527 et 1535, chacune accompagnée d'un volume d'annotations. Son programme est la critique et la correction de la Vulgate latine : sa propre traduction latine est au centre de l'édition, et le texte grec imprimé en regard ne sert que d'appui. L'impression de la première édition, à Bâle, commence le et s'achève le . Érasme dira plus tard de ce volume qu'il a été « précipité plutôt qu'édité » (praecipitatum verius quam editum), et il contient des centaines de fautes typographiques.

Pour l'essentiel du texte, Érasme s'appuie sur deux manuscrits de Bâle datant du XIIe siècle environ, l'un des Évangiles, l'autre des Actes et des Épîtres, qu'il compare à deux ou trois autres. Ces manuscrits sont de type byzantin, et Érasme les envoie aux typographes après y avoir porté des corrections rapides, souvent malheureuses, si bien que bien des leçons particulières à ces copies passent dans le texte imprimé. Pour l'Apocalypse, il ne dispose que d'un manuscrit emprunté à Johannes Reuchlin, auquel manque le dernier feuillet avec les six derniers versets. Il les retraduit en grec à partir de la Vulgate, et certaines de ces leçons, qu'aucun manuscrit grec connu ne porte, se retrouvent encore dans les impressions du textus receptus. Ce manuscrit, le minuscule 2814, est un manuscrit à commentaire dans lequel le texte biblique ne se distingue pas du commentaire d'André de Césarée. Érasme a donc souvent dû retraduire, et ces rétroversions ne disparaissent qu'avec les éditions critiques de Karl Lachmann, de Samuel Prideaux Tregelles et de Westcott et Hort. Ailleurs aussi, Érasme introduit dans son grec des éléments tirés de la Vulgate. Dans les Actes des Apôtres 9,6, la question de Paul sur le chemin de Damas, absente de tout manuscrit grec à cet endroit, entre ainsi dans le textus receptus, sur lequel est faite la Bible du roi Jacques en 1611.

Érasme n'insère le Comma Johanneum, une addition trinitaire à la Première épître de Jean 5,7-8 absente de la quasi-totalité des manuscrits grecs, qu'à sa troisième édition, en 1522. Il le reprend du Codex Montfortianus (en), non pour tenir une promesse, mais pour apaiser ses critiques. Le spécialiste d'Érasme Henk Jan de Jonge n'a trouvé aucun témoignage explicite de la promesse qu'on lui prête souvent. La quatrième édition (1527), imprimée sur trois colonnes, met à profit la Bible polyglotte d'Alcalá, notamment dans l'Apocalypse, modifiée en quelque 90 passages. La cinquième (1535) abandonne la Vulgate et ne diffère guère de la quatrième pour le grec.

Le texte d'Érasme repose ainsi sur une demi-douzaine de minuscules. Il est inférieur à celui de la Polyglotte, mais, premier mis en vente et d'un format plus commode, il circule bien davantage, et plus de trente réimpressions non autorisées en auraient paru. Sa deuxième édition sert de base à la traduction allemande de Luther. Krans et Yi jugent Érasme bien meilleur critique que le texte qu'il a imprimé, comme le montrent ses annotations, où il avertit à plusieurs reprises que ce texte ne reflète pas toujours son avis.

Estienne

Robert Estienne publie quatre éditions du Nouveau Testament grec, trois à Paris (1546, 1549 et 1550) et la dernière à Genève (1551). Le texte des deux premières combine ceux de la Polyglotte d'Alcalá et d'Érasme. Celui de la troisième se rapproche des quatrième et cinquième éditions d'Érasme. Cette troisième édition, in-folio, dite Editio Regia, est la plus importante. Imprimeur du roi, Estienne a accès à la bibliothèque royale, où son fils Henri collationne des manuscrits grecs. Les leçons recueillies forment, dans les marges de l'édition, ce qu'on tient généralement pour le premier apparat critique de l'histoire du Nouveau Testament. Il cite quatorze manuscrits grecs selon Metzger et Ehrman, quinze selon Krans et Yi, et dans les deux cas la Polyglotte d'Alcalá.

Ces leçons ne modifient pourtant pas le texte, qui reste très proche de celui d'Érasme. La raison paraît pratique : les collations avaient été faites contre une édition imprimée, vraisemblablement l'Érasme de 1535, qu'il était plus commode de garder comme texte de base. En plus de cent endroits, Estienne signale que tous les témoins consultés s'opposent à son texte. À l'Évangile selon Jean 1,28, il imprime ainsi Βηθαβαρᾶ (Bēthabara) comme Érasme, et donne en marge Βηθανίᾳ (Bēthaniai, « à Béthanie ») avec la mention de tous les témoins. Selon Krans et Yi, si Estienne avait fait un usage critique de ses collations, le texte reçu aurait pu se rapprocher du texte majoritaire, au lieu d'être un mélange de minuscules tardifs, de rétroversions du latin et même de fautes typographiques. Richard Bentley l'appellera, un siècle et demi plus tard, le « pape protestant ».

L'édition de 1551 introduit la division en versets numérotés. En 1553, l'imprimeur genevois Jean Crespin réimprime en petit format le texte de 1550 avec ses variantes. C'est l'édition d'Estienne ou cette réimpression qu'utilisent les réfugiés protestants anglais pour leur Nouveau Testament de Genève (1557), repris avec ses variantes dans la Bible de Genève de 1560.

Bèze

Théodore de Bèze, successeur de Calvin à Genève, reprend le texte d'Estienne en le retouchant peu. Krans et Yi retiennent cinq éditions principales (1556, 1565, 1582, 1589 et 1598), la première encore sans texte grec. Metzger et Ehrman en comptent neuf entre 1565 et 1604, dont quatre indépendantes, et une dixième posthume en 1611. Bèze dispose des collations d'Henri Estienne et possède le Codex Bezae et le Codex Claromontanus, dont il fait peu usage parce qu'ils s'écartent trop du texte reçu à son époque. Il est aussi, semble-t-il, le premier à collationner le Nouveau Testament syriaque publié en 1569 par Emmanuel Tremellius. Le texte qu'il imprime diffère pourtant peu de celui d'Estienne de 1551. Quand il s'écarte de ce texte, c'est rarement pour défaire une faute de copiste, et le plus souvent pour retenir la leçon qu'il préfère pour des raisons théologiques et exégétiques. Ses éditions contribuent à populariser et à figer le textus receptus, et les traducteurs de la Bible du roi Jacques font un large usage de celles de 1588-1589 et de 1598.

Elzevier

En 1624, Bonaventure et Abraham Elzevier publient à Leyde une édition de poche du Nouveau Testament grec. Le but de l'éditeur est commercial et scolaire : de nouveaux règlements d'enseignement créent à Leyde un besoin de petites éditions pour les élèves et les étudiants en théologie. Le texte de 1624 réimprime, avec quelques différences, une des éditions mineures de Bèze. Celui de la deuxième édition (1633), préparée par Jeremias Hoelzlin, professeur de grec à Leyde, est un peu plus corrigé d'après d'autres éditions imprimées. L'éditeur de 1624 reste inconnu. Les éditions des Elzevier offrent ainsi une synthèse éclectique des grandes éditions du XVIe siècle, et leur texte devient pour deux siècles le texte grec imprimé par défaut, à la manière dont les éditions Nestle fixeront plus tard le texte critique moderne.

Selon Metzger et Ehrman, le texte ainsi établi repose pour l'essentiel sur une poignée de minuscules tardifs, rassemblés au hasard, et dans une douzaine de passages aucun témoin grec connu ne soutient sa leçon.

Le règne du texte reçu

Pendant près de deux siècles, presque tous les éditeurs du Nouveau Testament grec se contentent de réimprimer le textus receptus et relèguent en apparat les leçons des témoins plus anciens. Ceux qui osent imprimer un autre texte sont condamnés ou ignorés. Selon Metzger et Ehrman, le texte des éditions d'Estienne, de Bèze et des Elzevier s'impose comme « le seul texte vrai » du Nouveau Testament, réimprimé servilement dans des centaines d'éditions, au point que toute tentative de le critiquer ou de le corriger a pu être tenue pour proche du sacrilège. Il est à la base de la Bible du roi Jacques et de toutes les principales traductions protestantes en langues européennes antérieures à 1881.

Ce règne est d'abord celui du texte grec imprimé dans le monde protestant. Quand Bentley projette de corriger à la fois la « Vulgate du pape », l'édition clémentine de 1592, et le grec du « pape protestant » Estienne, il met en parallèle le texte latin de l'Église catholique et le texte grec des protestants. Selon Theodore P. Letis, cité par Wallace, la Confession de foi de Westminster (1646) et le Consensus helvétique visaient à consacrer le textus receptus face à l'hostilité catholique.

Les grands recueils de variantes de l'époque sont tous construits sur lui. La Bible polyglotte de Londres de Brian Walton (1655-1657) imprime le texte d'Estienne de 1550 et donne en bas de page les leçons du Codex Alexandrinus, offert peu auparavant à Charles Ier. En 1675, l'édition d'Oxford de John Fell reprend le texte des Elzevier de 1633 avec un apparat de variantes. Selon Parker, la domination du texte reçu fait que même les éditions les plus importantes, comme celles de John Mill et de Wettstein, ne sont que des recueils de variantes relevées contre lui : leurs éditeurs auraient voulu le remplacer, mais tous imprimaient le même texte, et les nouvelles collations s'y ajoutaient sans difficulté.

Le texte imprimé n'empêche pas les choix critiques ailleurs. Les traducteurs prennent parfois leurs propres décisions textuelles au lieu de suivre une édition, dans la traduction allemande de Luther, la Bible de Genève, la Bible du roi Jacques ou la Statenvertaling (nl) néerlandaise de 1637. Les Annotationes de Hugo Grotius, qui renvoient souvent au Codex Alexandrinus, sont pour Krans et Yi un des premiers signes que le texte des éditions du XVIe siècle ne va plus de soi.

La remise en cause

En 1720, Richard Bentley annonce une édition qui remplacerait le textus receptus par le texte du début du IVe siècle, reconstruit à partir des plus anciens manuscrits grecs et latins. Le projet n'aboutit pas, et le texte reçu garde longtemps son trône. Dans son édition de 1734, Johann Albrecht Bengel n'imprime que des leçons déjà publiées et indique ses préférences dans un petit apparat, sauf pour l'Apocalypse, dont il établit lui-même le texte. Wettstein imprime en 1751-1752 le texte des Elzevier, mais il marque dans le texte les leçons qu'il rejette et place la leçon qu'il préfère juste en dessous, si bien que son jugement sur le textus receptus ressort plus nettement que s'il avait imprimé son propre texte.

Johann Jakob Griesbach s'écarte du texte reçu en de nombreux endroits, mais celui-ci reste la base de sa reconstruction, pour une raison pratique : ses éditions servent aussi de répertoire de variantes, presque toutes collationnées contre lui. Karl Lachmann lui reproche de n'offrir qu'un textus receptus corrigé. Dans son édition de 1831, il prend pour point de départ non le texte reçu mais les plus anciens manuscrits onciaux. Pour l'Apocalypse, la rupture vient de Samuel Prideaux Tregelles, dont l'édition de 1844 est la première à rompre avec le texte reçu.

En 1881, Brooke Foss Westcott et Fenton John Anthony Hort rejettent entièrement la prétention du textus receptus à représenter le texte original. La même année, la révision anglaise de la Bible du roi Jacques, la Revised Version (en), suit un texte grec pour l'essentiel identique au leur.

La défense du texte reçu

Burgon

Le rejet du textus receptus par Westcott et Hort inquiète nombre de membres de l'Église, et le texte traditionnel trouve à la fin du XIXe siècle un défenseur en John William Burgon, doyen anglican de Chichester. Indigné par la Revised Version de 1881 et par le texte de Westcott et Hort qu'elle suit, il les attaque dans trois articles de la Quarterly Review, réunis en 1883 sous le titre The Revision Revised. Son argument est théologique : si l'Écriture a été inspirée par le Saint-Esprit, Dieu n'a pu laisser son texte se corrompre gravement, et le texte reçu, en usage dans l'Église pendant des siècles, ne peut avoir besoin d'une révision aussi radicale. Burgon préfère donc les leçons de la majorité des témoins tardifs à celles des quelques manuscrits anciens, et tient le Codex Vaticanus, le Codex Sinaiticus et le Codex Bezae pour les copies les plus corrompues qui soient.

Wallace ramène sa position à quatre arguments, qui restent selon lui ceux des défenseurs du texte majoritaire : Dieu a préservé le texte et l'a rendu accessible à l'Église à toute époque, les hérétiques l'ont corrompu à grande échelle, la majorité des manuscrits a statistiquement plus de chances de porter la leçon originale, et les manuscrits byzantins anciens ont dû disparaître par l'usure. Burgon défend le texte byzantin plutôt que le textus receptus lui-même, mais il ne s'en distingue jamais nettement. Il ne discute pas les passages où la majorité des manuscrits s'écarte du texte reçu, comme les Actes des Apôtres 8,37, le Comma Johanneum ou les six derniers versets de l'Apocalypse. Pour Wallace, ce défaut explique que les partisans du textus receptus se réclament encore de lui et que leurs adversaires confondent le texte reçu avec le texte majoritaire.

Frederick Henry Ambrose Scrivener et George Salmon critiquent aussi Westcott et Hort, mais avec plus de mesure. Scrivener et Herman C. Hoskier, auteur d'une critique détaillée du Codex Vaticanus, sont souvent présentés comme les continuateurs de Burgon. Wallace souligne qu'aucun des deux n'a repris les éléments fondamentaux de sa position.

Hills

Après Burgon, le texte traditionnel n'a plus de défenseur savant avant Edward F. Hills, docteur de Harvard avec une thèse de critique textuelle (1946), que Wallace tient pour le seul critique textuel du XXe siècle à avoir défendu le textus receptus en tant que tel. Dans The King James Version Defended! (1956), Hills pousse plus loin que Burgon l'argument de la préservation providentielle : c'est le texte reçu, et non les manuscrits byzantins comme tels, qui est selon lui le plus proche des originaux. Il en vient à soutenir qu'Érasme a été guidé par Dieu en introduisant dans son grec des leçons de la Vulgate, et défend l'authenticité du Comma Johanneum,. Son disciple Theodore P. Letis présente ce choix comme un retour à ses racines réformées et à la Confession de foi de Westminster.

Le texte majoritaire

Les défenseurs du texte byzantin qui viennent ensuite reconnaissent que le textus receptus n'est qu'une forme parmi plusieurs du texte byzantin. Selon Wallace, la plupart d'entre eux, jugeant Hills trop attaché au texte reçu, tirent leur impulsion d'ailleurs, et c'est Zane C. Hodges, à partir de 1968, qui fait figure de véritable héritier de Burgon. En 1982, Hodges et Arthur L. Farstad publient The Greek New Testament According to the Majority Text, premier Nouveau Testament grec fondé sur la majorité des témoins grecs, établi d'après des éditions imprimées plutôt que sur de nouvelles collations. On attendait quelque cinq cents différences avec le textus receptus. Wallace en compte 1 838, et conclut que l'édition a montré concrètement combien le texte reçu représentait mal le texte byzantin. Parker relève de même que le textus receptus ne suit souvent pas la majorité des manuscrits, ce qui a conduit à éditer un véritable texte majoritaire. Il cite, outre celle de Hodges et Farstad, l'édition de Maurice A. Robinson et William G. Pierpont (1991, révisée en 2005).

Pour Metzger et Ehrman, ces éditions représentent plus exactement que le textus receptus la forme du texte qui prévalait à l'époque byzantine, mais elles sont loin de reproduire le texte original.

Usages actuels

Éditions confessionnelles

Les éditions du textus receptus sont parfois imprimées par conviction de la supériorité de ce texte, conviction qui le lie souvent à la Bible du roi Jacques. C'est le cas de l'édition de la Trinitarian Bible Society (en), qui le présente comme le texte en usage dans l'Église depuis des siècles et le juge supérieur aux textes des Sociétés bibliques unies. Son texte est celui que Scrivener a établi en 1894 pour donner le grec sous-jacent à la Bible du roi Jacques, une adaptation de l'édition de Bèze de 1598. La Trinitarian Bible Society, fondée en 1831, soutient le textus receptus depuis 1958. La Dean Burgon Society, fondée à Philadelphie en 1978, le défend aussi, alors que, remarque Wallace, les positions de Burgon lui-même l'auraient exclu d'une société portant son nom.

Texte de collation

Le textus receptus sert aussi d'étalon pour décrire les manuscrits. L'International Greek New Testament Project a imprimé des centaines de fascicules à partir d'une impression d'Oxford de 1873, et son édition de l'Évangile selon Luc présente les leçons de plusieurs centaines de manuscrits comme des écarts par rapport à ce texte. Wallace a proposé de lui substituer comme base de collation le texte majoritaire de Hodges et Farstad.

Dans l'Église orthodoxe

Le débat sur le texte majoritaire, selon Parker, est un produit de l'histoire de l'érudition occidentale. Dans l'Église orthodoxe, le texte est considéré tel qu'il a été reçu par la tradition, et c'est dans cet esprit qu'a été produite en 1904 à Constantinople l'édition patriarcale de Vasileios Antoniadis, toujours en usage. Parker relève que le texte byzantin n'est pas lui-même homogène et qu'une édition critique montrant son développement manque encore.

Notes et références

  1. ↑ Krans et Yi 2025, p. 401, n. 19.
  2. ↑ Metzger et Ehrman 2005, p. 152, n. 36.
  3. 1 2 3 4 Metzger et Ehrman 2005, p. 152.
  4. 1 2 Parker 2008, p. 229.
  5. 1 2 Wallace 1995, p. 297, n. 1.
  6. ↑ Krans et Yi 2025, p. 401, n. 20.
  7. ↑ Parker 2008, p. 198-199.
  8. 1 2 3 4 Metzger et Ehrman 2005, p. 150.
  9. ↑ Krans et Yi 2025, p. 398.
  10. 1 2 Metzger et Ehrman 2005, p. 143.
  11. ↑ Krans et Yi 2025, p. 398-399.
  12. 1 2 3 Metzger et Ehrman 2005, p. 145.
  13. ↑ Parker 2008, p. 228.
  14. ↑ Krans et Yi 2025, p. 399, n. 9.
  15. ↑ Metzger et Ehrman 2005, p. 146, n. 22.
  16. ↑ Metzger et Ehrman 2005, p. 148.
  17. ↑ Metzger et Ehrman 2005, p. 148-149.
  18. 1 2 Krans et Yi 2025, p. 399.
  19. ↑ Metzger et Ehrman 2005, p. 149.
  20. ↑ Krans et Yi 2025, p. 399, n. 12.
  21. 1 2 3 Krans et Yi 2025, p. 400.
  22. ↑ Krans et Yi 2025, p. 400, n. 13.
  23. 1 2 3 Metzger et Ehrman 2005, p. 151.
  24. ↑ Krans et Yi 2025, p. 400, n. 17.
  25. ↑ Krans et Yi 2025, p. 400-401.
  26. ↑ Metzger et Ehrman 2005, p. 151-152.
  27. ↑ Krans et Yi 2025, p. 401 et n. 22.
  28. ↑ Krans et Yi 2025, p. 401.
  29. ↑ Metzger et Ehrman 2005, p. 152-153.
  30. ↑ Metzger et Ehrman 2005, p. 156.
  31. ↑ Wallace 1995, p. 308, n. 56.
  32. ↑ Metzger et Ehrman 2005, p. 153.
  33. ↑ Metzger et Ehrman 2005, p. 153-154.
  34. ↑ Parker 2008, p. 196-197.
  35. 1 2 Krans et Yi 2025, p. 402.
  36. ↑ Krans et Yi 2025, p. 403-404.
  37. ↑ Krans et Yi 2025, p. 404.
  38. ↑ Krans et Yi 2025, p. 405.
  39. ↑ Krans et Yi 2025, p. 406-407.
  40. ↑ Krans et Yi 2025, p. 407.
  41. 1 2 3 Metzger et Ehrman 2005, p. 181.
  42. ↑ Metzger et Ehrman 2005, p. 181-182.
  43. 1 2 Wallace 1995, p. 299.
  44. ↑ Metzger et Ehrman 2005, p. 183.
  45. 1 2 Wallace 1995, p. 300.
  46. 1 2 Wallace 1995, p. 301.
  47. ↑ Metzger et Ehrman 2005, p. 182, n. 23.
  48. ↑ Wallace 1995, p. 300-301.
  49. ↑ Metzger et Ehrman 2005, p. 219.
  50. ↑ Wallace 1995, p. 302.
  51. 1 2 3 Parker 2008, p. 199.
  52. ↑ Metzger et Ehrman 2005, p. 221.
  53. ↑ Wallace 1995, p. 298, n. 4.
  54. ↑ Parker 2008, p. 196 et 199.
  55. ↑ Metzger et Ehrman 2005, p. 221, n. 33.
  56. ↑ Parker 2008, p. 199-200.

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes