Thomas Portau

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Thomas Portau
Biographie
Décès
Pseudonymes
Pierre Colle, Guillem Du Pui, Jaques Le BasVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
signature de Thomas Portau
Signature.

Thomas Portau (ou Porthau ainsi que Porthaux) est un imprimeur calviniste français de Saintonge, actif à Niort, Pons et Saumur, de 1589 (?) à sa mort le .

Biographie

Vraisemblablement proche parent (fils ?) de l’imprimeur rochellois Jean Portau (actif de 1573 à 1589), il exerça successivement, peut-être à La Rochelle (avant 1589), et à Niort (1589), à Pons (1590-1594), de nouveau à Niort (1594-1600) et enfin à Saumur (1601-1623), où il s’installa à la demande du charismatique gouverneur Philippe Duplessis-Mornay, dont il devint officieusement l’imprimeur attitré. Il avait épousé en secondes noces (1603) Madeleine Hay, petite-fille de Barthélémy Berton, imprimeur lui aussi.

Imprima de nombreux ouvrages des grands esprits de la Réforme, notamment de Théodore de Bèze, des frères Rivet et du gouverneur Duplessis-Mornay. Malgré la quasi-destruction de son atelier lors des troubles de 1621, il parvint à relancer son activité jusqu’à sa mort, survenue le . Sa veuve poursuivit son activité jusqu’en 1625, date de son propre décès. Leur fille Marie avait épousé l'imprimeur Jean Moussat, qui reprit l'activité de ses beaux-parents.

Ardent propagateur de la Réforme, on lui attribue en toute certitude (la plupart de ses publications étant signées) plus d’une centaine d’ouvrages concernant (surtout) la religion - Bible, sermons, controverses, réfutations et dénonciations ; il faut toutefois y adjoindre des psaumes traduits par le poète Clément Marot ainsi que l'histoire du royaume d'Antangil, première utopie jamais écrite en français.

Apposait parfois une marque mystique, vraisemblablement d'inspiration rosicrucienne, sur les livres sortis de son atelier : un serpent crucifié sur une croix en tau, entre deux rosiers issant du stauros, flanqué de deux devises, à gauche : ex spina rosa, et à droite : ex cruce corona. Doté d'un certain sens de la publicité, il a généralement fait figurer son nom sur les ouvrages qu'il a édité.

Principaux ouvrages connus

(Classés par lieux et dates d'édition)

1re période de Niort : 1589

Période de Pons : 1590 à 1594

2e période de Niort : 1594 à 1600

Période de Saumur : 1601 à 1623

Notes et références

  1. ↑ Il avait repris (acheté?) la maison Berton (éditeur de Palissy).
  2. ↑ Sous la réserve exprimée plus bas dans la liste des éditions.
  3. ↑ En fait, selon plusieurs témoignages (M. L. Audiat), Portau semble avoir disposé d'une imprimerie mobile, lui permettant de travailler au gré des demandes, notamment entre Niort et Pons.
  4. ↑ L'acte cite d'ailleurs la présence au mariage des enfants (premier lit) de Thomas Portau : Philippe et Charlotte.
  5. ↑ Cf. (source à confirmer et valider) « Advis sur ce qui s'est passé en la ville de Saumur entre les catholiques, & ceux de la religion pretenduë reformee, le jeudy 4 mars 1621, adressé aux habitans d'icelle, par Monsieur du Plessis Mornay, gouverneur en la ville & chasteau de Saumur. »
  6. ↑ Quoique, selon certaines sources, Marie Portau, étant née lors du premier mariage de l'imprimeur saumurois, ne serait donc pas la fille de Madeleine Hay ; toutefois, sa présence n'est pas attestée lors du remariage de son père.
  7. ↑ Célèbre pour avoir, le premier, imprimé les Tragiques.
  8. ↑ Plus complètement Histoire du grand et admirable royaume d'Antangil.
  9. ↑ Édition enrichie de sonnets de Ronsard, Belleau, Estienne, etc. Le succès de cet ouvrage conduisit Portau à le réimprimer en 1598, 1602 et 1603.
  10. ↑ Cette édition est très douteuse, elle n'est pas recensée par USTC ni signalée par Desgraves. Probablement une mauvaise lecture de la date de l'édition de 1598 (USTC n° 16819).
  11. ↑ Vide sup., note précédente.
  12. ↑ Réimprimé en 1593 et 1594.
  13. ↑ Réimprimé en 1594.
  14. ↑ Il s'agit en fait de la réimpression d'un ouvrage paru en 1584, chez Guillaume Auray, à Paris.
  15. ↑ Claude de Saintes (1525-1592), évêque d'Evreux. Auteur de la célèbre "Confession de la Foy catholique", 1561.
  16. ↑ Traduction française du célèbre traité du "chirurgien des Papes": De Chirurgica magna" (1363).
  17. ↑ Christofle ou Christophe Deffrans, seigneur de la Jaluzière et de la Chaslonniere, célèbre pour ses traductions d'Ovide.
  18. ↑ Médecin et alchimiste paracelsien.
  19. ↑ Réponse au Bouclier de la Foy, du chanoine Nicolas Grenier, paru en 1547.
  20. ↑ Ouvrage paru précédemment en 1596, à Leyde. Portau le réimprima l'année suivante.
  21. ↑ Réimprimé par les successeurs de Haultin en 1603.
  22. ↑ Présidée par Henri de Navarre, cette conférence fut tenue le pour faire face aux accusations de faux proférées par l’évêque d’Evreux. L’ouvrage présent récapitule les principaux éléments de la controverse Duplessis-Du Perron.
  23. ↑ Réfutation de l’ouvrage du jésuite Louis Richeome (1544-1625), intitulé La Saincte Messe déclarée et deffendue contre les erreurs sacramentaires de nostre temps ramassez au Livre de l’institution de l’Eucharistie de du Plessis (Bordeaux – Millanges – 1600). Le père Richeome répliqua la même année par une Victoire de la Vérité catholique contre la faulse vérification de Philippe de Mornay, etc.
  24. ↑ Réimpression d'un ouvrage paru à Lausanne en 1561. Parfois signé "Nakol", ce titre est généralement rendu au théologien et écrivain calviniste Jean de l'Espine, qui fut justement ministre à Saumur.
  25. ↑ Desgraves le situe plutôt en 1602.
  26. ↑ Soit: Simon Goulart, senlisien. La traduction daterait, dixit l'auteur, de 1594.
  27. ↑ Date contestée par Desgraves, qui avance 1602.
  28. ↑ Jean Brouault, sieur de Sainte Barbe, célèbre médecin et alchimiste (vers 1540-1604); connu aussi sous le nom de Jean de Bonai.
  29. ↑ Connu aussi sous le nom de Barthélémy (de) La Chaussée (actif comme ministre sous ce nom en 1560-1567). Ministre et écrivain calviniste.
  30. ↑ Il s'agit d'une réfutation des thèses de Nicolas Grenier, chanoine de Saint Victor, auteur du "Bouclier de la Foy Chrestienne", 1547.
  31. ↑ Ou Fabrice de Bassecourt (1578-1650). Abjura deux fois le catholicisme, fut ministre de Ludwiller ; ardent défenseur des thèses calvinistes contre les luthériens. Connu pour sa rivalité avec le Senlisien pour le ministère de l'église wallonne d'Amsterdam, et dont il obtint la déchéance (1616) ; resta au service de cette église jusqu'à sa mort. .
  32. ↑ Ou Pierre Delommeau. Magistrat catholique saumurois, confie au protestant Portau l'édition des deux premiers tomes de sa Jurisprudence française, puis le dernier (De la qualité et différence des biens meubles et immeubles. Avec une table des choses les plus remarquables du troisième livre - 1605) au catholique Jacques Rézé, imprimeur de La Flèche, très lié aux jésuites…
  33. ↑ Pseudonyme du juriste et ligueur parisien Jehan de Caumont, auteur de la Dispute et résolution s'il faut manger de la chair en caresme (1599), critiquée ici par Rivet.
  34. ↑ Ministre à Vendôme.
  35. ↑ Intellectuel et écrivain calviniste, fils d'un conseiller du Parlement de Paris. Se convertit au cours de ses études à Oxford, puis rentra en France pour s'installer à Châlons où il se maria. Père du traducteur Nicolas Perrot d'Ablancourt.
  36. ↑ Il s'agit de la 6e (au moins) édition d'un ouvrage paru à Haarlem, ante 1588.
  37. ↑ Ou de Chambrun.
  38. ↑ Prêtre catholique, auteur d’un ouvrage intitulé Les cinq points de controverse sur le Sacrifice de la Messe (Paris - 1606/1607).
  39. ↑ Déclaration de Maistre Olivier Enguerrand de Mantes-sur-Seine, contenant l’abiuration de l’hérésie luthérienne et calviniste (1607, Bordeaux).
  40. ↑ Réédition de l'ouvrage déjà paru à Londres en 1604.
  41. ↑ Ou Béraud. Né au Mans en 1537 (ou 1538) et mort à Montauban en 1611, vraisemblablement apparenté à l'humaniste Nicolas Bérauld. Étudia à Genève. Fut successivement ministre à Saumur, Montpellier et Montauban. Professeur de théologie et recteur de l'Académie de Montauban (jusqu'en 1608), il fut nommé député au Synode de Sainte-Foy, puis modérateur à ceux de Montauban (1594), Montpellier (1598) et La Rochelle (1607). A aussi écrit une Briève et claire défense de la vocation des ministres de l'Evangile contre la réplique de Messire Jacques Davy, évesque d'Évreux, etc. (1598).
  42. ↑ Né vers 1573. Fut successivement pasteur à Poitiers (1594-1638), Le Vigeant et Courteil. Participa activement aux assemblées politiques de Saumur (1611), Loudun (1619) et La Rochelle (1620). Condamné à mort lors du siège de La Rochelle, il fut pendu en effigie à Poitiers. On perd sa trace à La Rochelle, ville où, selon différents témoignages, il mourut. Parent du Père La Victoire.
  43. ↑ Traduit en italien par F. Perot.

Bibliographie

Liens externes