Blaireau à queue blanche, Blaireau des sables
Meles leucurus, le Blaireau à queue blanche, également désigné sous le nom de Blaireau des sables, ou encore sous l’appellation locale de Tumpha, est une espèce de mammifère carnivore la famille des Mustélidés qui se rencontre dans une large aire de répartition allant de la Russie à la Corée en passant par la Chine et le Kazakhstan. Ce blaireau a été longtemps considéré comme une sous-espèce (Meles meles leucurus) du Blaireau européen (Meles meles),.
Cette espèce a été décrite pour la première fois en 1847 par le naturaliste britannique Brian Houghton Hodgson (1800-1894). Selon ITIS (), le taxon ne contient que deux sous-espèces : M. l. leucurus et M. l. amurensis, mais étant donné qu’ amurensis est classée comme espèce selon ITIS (), le taxon est mononotypique en l’état.
Cladogramme du genre Meles selon Puzachenko et al. (2025)et Dangerfield et al. (2026)
| Genre Meles |
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Le blaireau à queue blanche est généralement plus clair que le blaireau européen, bien que certaines formes puissent s'en rapprocher en couleur, voire être plus foncées, avec des teintes d'ocre et des reflets brunâtres. Les flancs sont plus clairs que le milieu du dos, et les rayures faciales sont habituellement brunes plutôt que noires. Les rayures faciales se rétrécissent derrière les yeux et s'étendent au-dessus des oreilles. Les parties blanches de la tête sont généralement plus sales que celles du blaireau européen. La bande claire qui passe le long du sommet de la tête entre les deux rayures est relativement courte et étroite. Le blaireau à queue blanche est généralement plus petit que le blaireau européen et possède des molaires supérieures relativement plus longues. Il semble être le plus petit des trois blaireaux du genre Meles malgré des variations régionales de taille, avec les populations les plus grandes en Sibérie. La masse corporelle varie généralement de 3,5 à9 kg et la longueur de 50 à70 cm,. Le poids moyen de trois mâles adultes du Parc national de Sobaeksan était de 6 kg.

Le blaireau à queue blanche possède une large répartition incluant la partie sud de la Russie à l'est de la Volga et des Oural, le Kazakhstan, la Mongolie, la Chine et la Corée. Il est présent dans des zones à haute altitude jusqu'à 4 000 m dans les Monts Oural, les montagnes du Tian Shan et le Plateau tibétain. Il préfère les forêts ouvertes de feuillus et les pâturages adjacents, mais il habite également des forêts de conifères, des forêts mixtes, des maquis et des steppes. Il entre parfois dans les zones suburbaines

Le mode de vie de cette espèce est très similaire à celui du blaireau européen. Cependant, les informations nécessaires pour reconnaître d'éventuelles différences entre les habitudes des deux animaux sont rares. Le blaireau à queue blanche est nocturne et se nourrit principalement de vers de terre et d'insectes. De temps à autre, il y ajoute des larves d'abeilles et de guêpes, des œufs d'oiseaux, des charognes et de petits mammifères. Selon la disponibilité saisonnière, la consommation de substances d'origine végétale, fruits, noix et glands, racines et tubercules ou légumes cultivés, peut augmenter considérablement.
Le blaireau à queue blanche vit de préférence dans des forêt tempérée riches en clairières ou dans des prairies parsemées d'arbres, mais on le trouve également dans des forêts mixtes ou de conifères, dans les broussailles, en périphérie des grandes villes, dans les steppes et les semi-déserts. Sa distribution atteint jusqu'à 2 500 m d'altitude dans le Tien Shan et probablement jusqu'à 4 000 m sur le plateau tibétain. Dans les régions nord de son aire de répartition, l'espèce passe l'hiver en hibernation.
Les blaireaux à queue blanche sont légalement chassés en Chine, en Russie et en Mongolie, ainsi qu'illégalement en Corée du Sud et dans des zones protégées en Chine. La saison de chasse au blaireau en Russie se déroule généralement d'août à novembre.
Dans la médecine traditionnelle mongole, un baume fabriqué à partir de graisse de blaireau est utilisé comme remède pour diverses affections et maladies telles que la tuberculose pulmonaire, la pneumonie, la bronchite, l'ulcère de l'estomac, les maladies inflammatoires des reins, les maladies intestinales et le rhume[citation nécessaire].
En Corée du Sud, les blaireaux d'Asie sont également utilisés en médecine traditionnelle (y compris comme substitut de l'ours noir d'Asie (Ursus thibetanus)), consommés comme nourriture, et utilisés pour certains cosmétiques dérivés de blaireaux. Des fermes d'élevage de blaireaux existent dans le pays depuis les années 1990. En 2009, il y avait environ 5 000 blaireaux d'Asie dans les fermes sud-coréennes.