| Tony Gonzales | |
Portrait officiel de Tony Gonzales (2021). | |
| Fonctions | |
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| Représentant des États-Unis | |
| – (5 ans, 3 mois et 11 jours) |
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| Élection | 3 novembre 2020 |
| Réélection | 8 novembre 2022 5 novembre 2024 |
| Circonscription | 23e district du Texas |
| Législature | 117e, 118e et 119e |
| Prédécesseur | Will Hurd |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Ernest Anthony Gonzales II |
| Date de naissance | |
| Nationalité | Américaine |
| Parti politique | Parti républicain |
| Diplômé de | Université Chaminade d'Honolulu Excelsior College (en) American Public University (en) |
| Site web | gonzales.house.gov |
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Ernest Anthony Gonzales II dit Tony Gonzales, né le , est un homme politique américain. Membre du Parti républicain, il est élu à la Chambre des représentants des États-Unis de 2021 à 2026.
Il est poussé à la démission en avril 2026 après des révélations sur une relation extraconjugale qu’il aurait eue avec une subordonnée, qui s’est suicidée.
Tony Gonzales grandit à San Antonio au Texas. Il est membre de la United States Navy de 1999 à 2019. Cryptologiste, il sert notamment en Afghanistan et en Irak,.
Après l'armée, il travaille pour le sénateur républicain Marco Rubio sur les questions liées au Moyen-Orient et donne également des cours à l'université (Pensacola State College (en), Université du Maryland).
Tony Gonzales a six enfants avec son épouse Angel.
Lors des élections de 2020, Tony Gonzales est candidat à la Chambre des représentants des États-Unis. Il songe à se présenter dans le 35e district du Texas mais choisit finalement le 23e district lorsque Will Hurd annonce ne pas être candidat à un nouveau mandat. Le 23e district, qui s'étend d'El Paso à San Antonio le long de la frontière mexicaine, est l'un des plus compétitifs du pays,,. Soutenu par Will Hurd, Tony Gonzales arrive en tête du premier tour de la primaire républicaine avec 28,1 % des suffrages devant Raul Reyes (23,3 %). Entre les deux tours, il reçoit le soutien du président Donald Trump tandis que Raul Reyes est soutenu par le sénateur Ted Cruz. Il remporte le second tour en juillet avec à peine 45 voix d'avance, conduisant à un recomptage des voix qui confirme sa victoire le mois suivant.
En novembre, il affronte la démocrate Gina Ortiz Jones, battue par Will Hurd de seulement 926 voix en 2018. Contrairement à Tony Gonzales, la démocrate remporte sa primaire dès le premier tour en mars et peut lever d'importants fonds de campagne alors que les républicains ne connaissaient pas encore leur candidat. Durant la campagne, Gina Ortiz Jones attaque Tony Gonzales sur le thème de la santé (le républicain souhaitant abroger l'Obamacare) tandis que Tony Gonzales critique les positions libérales de la démocrate, qui vivrait toujours à Washington selon lui (malgré la preuve du contraire). Le républicain met également l'accent sur la nécessité de sécuriser la frontière et son opposition à l'avortement. Alors que les démocrates sont d'abord considérés comme favoris après le retrait de Will Hurd — la circonscription a voté pour Hillary Clinton en 2016 — l'élection semble se resserrer à l'approche du scrutin. Les démocrates et les républicains dépensent plusieurs millions de dollars dans l'élection,. Tony Gonzales est finalement élu représentant des États-Unis avec 50,7 % des voix, devant Gina Ortiz Jones (46,5 %) et le libertarien Beto Villela (2,8 %),. Il profite notamment des mauvais scores de Joe Biden et des démocrates dans l'électorat hispanique de la région. La presse note également son travail de terrain, délaissé par l'équipe de Gina Ortiz Jones qui se concentre sur le numérique en période de pandémie.
En , il fait partie des 35 républicains de la Chambre des représentants à se joindre aux démocrates pour voter en faveur d'une large commission, sur le modèle de la commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis établie après les attentats du , pour enquêter sur l'assaut du Capitole. Les sénateurs républicains bloquent toutefois la mise en place de cette commission, et Gonzales vote ensuite contre l'établissement d'une commission d'enquête issue de la seule Chambre des représentants,.
Le , il fait partie des 14 républicains de la Chambre des représentants à voter en faveur du Bipartisan Safer Communities Act, un projet de loi proposé dans les semaines suivant l'attentat de Buffalo et la fusillade d'Uvalde visant à renforcer la législation sur les armes à feu, la première initiative législative d'ampleur sur le sujet au niveau fédéral depuis 1994.
En , il fait partie des 39 républicains de la Chambre des représentants à se joindre aux démocrates pour voter en faveur de l'adoption finale du Respect for Marriage Act (en), la loi protégeant le statut marital des couples de même sexe et des couples mixtes.
En , le Daily Mail évoque une ancienne liaison entre Gonzales, alors marié, et Regina Ann Santos-Aviles, une assistante qui s'est suicidée le mois précédent. Gonzales dément alors avoir eu une laision avec cette dernière. Le , le San Antonio Express-News publie des messages supposément envoyés en par Santos-Aviles à une collègue dans lesquels elle affirme avoir eu une liaison avec Gonzales l'année précédente. Son mari, au courant de la liaison, déclare ne pas penser qu'il y ait de lien entre la relation extraconjugale et le suicide de son épouse,. Le , le San Antonio Express-News révèle de nouveaux messages, cette fois-ci envoyés par Gonzales lui-même à Santos-Aviles pendant leur relation. Après ces nouvelles révélations, plusieurs républicains de la Chambre des représentants comme Lauren Boebert, Anna Paulina Luna et Nancy Mace, ainsi que l'ancien président de la Chambre Kevin McCarthy appellent Gonzales à la démission,. Il refuse toutefois de quitter son siège, et conserve le soutien de plusieurs figures de la majorité républicaine, dont Jim Jordan ou le président de la Chambre Mike Johnson, qui estiment que la question sera tranchée par les électeurs lors de la primaire républicaine dans le district de Gonzales prévue le ,. Lors de cette primaire, Gonzales arrive en tête mais échoue à rassembler 50 % des suffrages, le forçant à affronter le YouTubeur Brandon Herrera (en) lors d'un second tour prévu en . Le lendemain de la primaire, la commission d'éthique de la Chambre des représentants annonce l'ouverture d'une enquête sur Gonzales au sujet des révélations sur sa liaison avec son ancienne assistante. Parallèllement, l'Office of Congressional Conduct (en) rend le même jour un rapport dans lequel il affirme avoir « rasisons substantielles de croire » que Gonzales avait bel et bien eu une liaison avec son assistante, une violation des règles éthiques de la Chambre. Gonzales reconnaît alors la liaison, qu'il qualifie d'« erreur et de manque de discernement ». Le , seulement deux jours après sa qualification pour le second tour de la primaire républicaine, Mike Johnson et le reste de la direction du groupe républicain à la Chambre des représentants appellent Gonzales à renoncer à briguer un nouveau mandat. Gonzales annonce le même jour le retrait de sa candidature à un quatrième mandat pour l'élection à la fin de l'année.
Le , une autre ancienne collaboratrice de Gonzales l'accuse de lui avoir envoyé des messages sexuellement explicites, et notamment lui avoir demandé des photos d'elle dénudée. Le , Axios écrit que la représentante républicaine Anna Paulina Luna souhaite lancer une procédure d'expulsion conjointe de Gonzales et du représentant démocrate Eric Swalwell, accusé de viol par plusieurs femmes. Plusieurs élus, démocrates comme républicains, annoncent avoir l'intention de soutenir la procédure, qui nécessite une majorité qualifiée des deux tiers. Le , après qu'Eric Swalwell ait annoncé son intention de démissionner, Gonzales annonce également son départ du Congrès avec une démission effective le lendemain.