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Le torque de Vix est un torque en or datant du VIe siècle avant notre ère, découvert en dans la tombe de Vix, la sépulture d'une princesse celte à Vix, dans la Côte-d'Or, en France.
Il est volé le 24 juillet 2026 au musée du Pays châtillonnais où il était conservé.
Ce torque en or creux de 480 grammes, d’abord pris pour un diadème, est un objet unique de la fin du premier âge du fer, réalisé sur mesure pour la princesse celte de Vix dont il ornait le cou dans sa tombe.
Façonné dans un seul jonc d’or, le torque est orné de soixante-six éléments distincts soudés avec minutie. Les torques de la culture de Hallstatt ne présentaient habituellement que des motifs géométriques, mais le torque de la princesse de Vix est orné de représentations figuratives empruntées aux cultures méditerranéennes comme un cheval ailé et des pattes de lion, en plus des motifs géométriques habituels.
Le torque de Vix comporte des détails en liaison avec l’âge du Bronze final de la façade atlantique de la péninsule ibérique. Certaines parties de décor concentrique sont en effet réalisées à la cire perdue et la pointe conique au milieu de ce décor concentrique est un élément caractéristique de l’orfèvrerie de la fin de l’âge du Bronze final. On retrouve ce type de décor sur un torque datant de la culture des castros et provenant du nord-ouest de la péninsule Ibérique, actuellement conservé au British Museum. Le triple torque de Sintra conservé à Lisbonne, les bracelets de Torre Vã et Beja ainsi que plusieurs bracelets de l’âge du Bronze atlantique présentent un décor similaire avec des pointes coulées à la cire perdue placées au milieu d’un décor concentrique.
Les filigranes qui ornent le torque de Vix sont considérés comme l’un des plus anciens exemples de fil perlé connu à ce jour en Europe celtique. Ce décor sophistiqué est composé à la fois de fils lisses et de fils perlés disposés en méandres au niveau des extrémités. L’aspect perlé est obtenu par l’emploi d’une lime spéciale qui déplace la matière et crée à la surface du fil une alternance de creux et de reliefs sphériques. La technique de fixation des fils sur l’objet évoque en revanche une production non méditerranéenne.
En 2014, la chercheuse du CNRS au laboratoire Traces de Toulouse, Barbara Armbruster, conduit une étude détaillée du torque. Elle demande à pouvoir étudier le bijou en laboratoire à Orléans pour détecter d’éventuelles traces d’autres métaux dans l’or du torque et déterminer l’origine géographique de l’or utilisé, mais le musée refuse de laisser sortir la pièce.
Le torque fait partie des collections du musée du Pays châtillonnais où il est exposé à Châtillon-sur-Seine. Deux reproductions en or sont réalisées, dont l’une est conservée à Mayence, en Allemagne, et l’autre à Châtillon-sur-Seine. Cette dernière est présentée à Troyes, de janvier à juin 2026, dans le cadre d’une exposition sur le trésor du prince celte de Lavau.
Le , après deux tentatives de cambriolage, le torque original du musée du Pays châtillonnais où il est exposé est volé à Châtillon-sur-Seine. L'enquête est confiée à la Section de recherches (S.R.) de Dijon, au Groupement de gendarmerie départementale (GGD) de Côte-d’Or et à l’Office central de lutte contre le trafic de biens culturels (OCBC). Rapidement un suspect est interpelé et mis en détention provisoire, mais le torque n'est pas retrouvé .