| Architecte | |
|---|---|
| Construction | |
| Rénovation |
2003 |
| Statut |
Construit |
| Usage |
Bureaux |
| Style | |
|---|---|
| Hauteur |
Flèche : 135 m Toit : 120.1 m |
| Surface |
40 000 m2 |
| Étages |
32 |
| Sous-sols |
3 |
| Nombre dʼascenseurs |
15 |
| Occupant | |
|---|---|
| Propriétaire |
| Pays |
Belgique |
|---|---|
| Subdivision administrative |
Bruxelles |
| Adresse | |
| Coordonnées |
La tour Madou (en néerlandais : Madoutoren), anciennement aussi tour Olivetti (en néerlandais : Olivettitoren), renommée « Madou Plaza » en 1988, est un gratte-ciel de style moderne situé place Madou, le long de la petite ceinture, à Saint-Josse-ten-Noode, une commune de la Région bruxelloise.
Cet immeuble de 32 étages est construit de 1963 à 1965 d'après les plans de Robert Goffaux et transformé entre 2002 et 2006 selon les plans de Assar et Archi 2000.

La construction de la tour a nécessité la destruction de nombreux cafés et restaurants réputés, dont le plus célèbre était le Paon royal[réf. nécessaire].
C'est Robert Goffaux qui construit la première tour Madou pour le compte des Assurances Générales. Il s'inspire, par le style et la forme, du MetLife Building (anciennement Pan Am Building) de New York, bien que ce dernier soit plus de deux fois plus haut.
Le noyau central en béton armé a été érigé en 35 jours à l'aide de coffrages glissant sur vérins. L'ossature métallique extérieure, soutenue par des colonnes tubulaires en acier, est composée de modules de châssis fixes en aluminium anodisé de 1,62 mètre, comprenant une allège en verre coloré gris clair à l'extérieur et des panneaux isolants à l'intérieur.
Le rez-de-chaussée de la tour est occupé, de 1966 à 1990, par la Maison de Russie, vitrine culte de l'Union soviétique, où les Bruxellois viennent acheter leur vodka,.
En 1985, un fonds des pensions britannique vend la tour au groupe anversois Rogib pour 425 millions de francs. Rogib entreprend alors un désamiantage et un rhabillage superficiels pour 250 millions de francs avant de la revendre au groupe suédois Aranäs pour deux milliards de francs. Ce dernier ne parvient toutefois pas à louer plus de la moitié de la surface, les bureaux ne correspondant plus aux exigences du marché. À la recherche d'idées pour une transformation, la société organise un concours d'architecture, mais juge l'investissement nécessaire trop lourd,.
Le groupe allemand IVG Immobilien achète la tour en 1998 et commande en 2002 une rénovation-extension de celle-ci aux bureaux d'architectes Assar et Archi 2000, exécutée par les entreprises Strabag et Herpain. Lors de la transformation, la façade des 32 étages de la tour est déportée de 90 cm, une greffe triangulaire est ajoutée à l'avant et une annexe de 14 étages est construite à l'arrière, ce qui porte la surface de bureaux de 31 871 m2 à 40 257 m2. Sur le toit de la tour, qui culmine à 113 mètres, deux étages en métal sont ajoutés pour le placement d'une antenne Belgacom. La hauteur du bâtiment atteint ainsi 120 mètres. Un auditorium de 193 places est également ajouté à l'arrière,,,. La greffe et la forme arrondie de l'atrium permettent de diminuer les turbulences éoliennes, très incommodantes dans l'ancienne tour. Pour économiser l'énergie, la façade est pourvue d'une double peau et des plafonds froids sont installés.
Pour obtenir les surfaces supplémentaires, treize maisons de la rue Scailquin et de la chaussée de Louvain sont démolies. Parmi elles, la papeterie Ballieu (fondée en 1908) et la poissonnerie Doms[réf. nécessaire]. La démolition concerne également la maison la plus ancienne de Saint-Josse, datant de 1780. Le promoteur obtient de la commune, dirigé par Jean Demannez, une abrogation du PPA et du gouvernement de Donnea l'abrogation du PRAS, pour faire passer ces terrains de zone d'habitat en zone administrative. Huit organisations de défense du patrimoine, dont Inter-Environnement Bruxelles et BRAL, qui se sont mobilisées, n'obtiennent pas gain de cause devant le Conseil d'État,,. Ces démolitions ont permis le tracé d'une nouvelle voirie, la rue Léopold Lenders, qui relie la chaussée de Louvain à la rue Scailquin. La tour est ainsi indépendante de tout autre immeuble et l'accès au parking souterrain a pu être installé à l'arrière. Dans l'intérêt de la tour, la rue est néanmoins financée par la Région bruxelloise.
Le bourgmestre de Saint-Josse de l'époque, Jean Demannez, attend du projet qu'il attire de nouveaux clients pour les commerces du quartier et qu'il encourage davantage de rénovations dans les environs. La transformation terminée, la tour est inaugurée le sous la nouvelle appellation Madou Plaza,.
La Commission européenne achète la tour le par une formule d'achat à paiement différé étalé sur 27 ans, pour une valeur de 140 millions d'euros, non compris les charges financières. Elle y loge d'abord la Direction Générale Éducation et Culture, ainsi qu'une partie des services de communication et d'informatique. La commune de Saint-Josse tire principalement ses revenus du précompte immobilier sur les bureaux. L'occupation de la tour par une institution européenne exemptée de ce précompte occasionne une perte de 1,65 million d'euros par an pour la commune, qui réclame depuis des compensations en vain,.

Le permis régional autorisant l'augmentation de la surface en bureaux, lors de la transformation de 2002, comporte deux conditions : la construction d'appartements de compensation et la possibilité pour les habitants du quartier d'organiser des activités dans le nouvel auditoire du rez-de-chaussée. En 2008, les appartements ne sont toujours pas construits et la Commission européenne refuse l'accès à l'auditoire.
La rénovation de la tour a remporté le MIPIM Award en 2006 dans la catégorie Rénovation d'immeubles de bureau.
La tour Madou est la sixième plus haute tour belge, après la tour du Midi (150 m), la tour des Finances (144 m), la tour UP-site (142 m), la tour Rogier (137 m) et la tour Iris (137 m), toutes situées à Bruxelles.