
Le transracialisme désigne le fait de s’identifier à une ethnie différente de celle attribuée à la naissance. Une personne dite transraciale revendique ainsi une appartenance ethnique (et celle à une « race » ou couleur de peau) distincte de son origine de naissance.
En , la revue de philosophie féministe Hypatia publie un article universitaire de Rebecca Tuvel intitulé « In Defense of Transracialism » établissant des parallèles entre les individus « transraciaux » et les personnes transgenres qui a fait polémique (en).
Le sujet est également abordé dans Trans: Gender and Race in an Age of Unsettled Identities, un livre publié en 2016 par le professeur de sociologie de l'université de Californie à Los Angeles, Rogers Brubaker, qui soutient que le phénomène, bien qu'offensant pour beaucoup, est psychologiquement réel pour de nombreuses personnes à travers l'histoire,.
L'utilisation du terme transracial pour décrire le changement d'identité raciale a été critiquée par la communauté de l'adoption transraciale. Le terme transracial a été utilisé historiquement dans la communauté des adoptants pour décrire des parents qui adoptent un enfant d'une race différente,. Les membres de la communauté des adoptants transraciaux affirment que le terme transracial a une signification historique spécifique liée à ces adoptions et affirment qu'il est usurpé d'une manière préjudiciable à la communauté des adoptants transraciaux. En , une vingtaine d'adoptés transraciaux, de parents transraciaux et d'universitaires publient une lettre ouverte condamnant l’utilisation du terme transracial dans ce contexte, utilisation qu'ils jugent erronée, non historique et dangereuse,,.
L'utilisation de ce terme pour décrire l'identification à une identité raciale différente de celle attribuée à la naissance a également été critiquée par la communauté transgenre et ses alliés. Des personnes transgenres affirment que le transracialisme n'est pas comparable à la transidentité, car le genre et la race ne peuvent être mis sur le même plan. Le terme transracial, en utilisant le préfixe « trans » et en étant souvent associé à la transidentité, participerait ainsi à la transphobie et à la décrédibilisation des personnes transgenres.