| Causes | Trypanosoma |
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| Médicament | Pentamidine |
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| Spécialité | Infectiologie et médecine vétérinaire |
| MeSH | D014352 |
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Les trypanosomiases sont des infections aux parasites trypanosomes. Les trypanosomiases humaines sont endémiques dans deux régions du monde : l'Afrique et l'Amérique du Sud. Il existe, y compris dans d'autres régions du monde, des trypanosomiases qui touchent d'autres espèces mais qui sont sans danger pour l'homme ; elles peuvent cependant causer d'importants dommages aux animaux d'élevage.
Elles sont en général transmises par des animaux hématophages : punaises, mouche tsé-tsé en Afrique, vampire (Desmodontinae) en Amérique du Sud.
La trypanosomiase africaine chez l'homme, menacerait, selon une estimation en 2024, plus de 40 millions de personnes en Afrique sub-saharienne, en particulier dans les zones rurales et parmi les populations touchées par la guerre ou la pauvreté. Toutefois, on estime que seules 1,5 million de personnes vivent dans des zones à risque modéré ou élevé. Pour la période du 1998 au 2018, le nombre de cas diminue grâce à la surveillance systématique et aux efforts de contrôle.

Certaines espèces et races de bétail comme le buffle africain, la Ndama et le Keteku semblent trypanotolérantes et ne souffrent pas de maladie clinique[réf. nécessaire]. Les veaux sont plus résistants que les adultes.
La piqûre de la mouche tsé-tsé provoque l'apparition d'un chancre rouge ; quelques semaines plus tard, la personne peut présenter de la fièvre, une hypertrophie des ganglions lymphatiques, du sang dans les urines, des douleurs musculaires et articulaires, des maux de tête ainsi qu'une irritabilité. Au cours de la première phase, le patient ne souffre que d'accès de fièvres intermittentes et d'une lymphadénopathie, associés à d'autres signes et symptômes non spécifiques. Le second stade de la maladie se caractérise par une atteinte du système nerveux central entraînant des troubles neurologiques majeurs, tels que des modifications de la personnalité, une perturbation de l'horloge biologique (rythme circadien), de la confusion, une élocution pâteuse, des convulsions ainsi que des difficultés à marcher et à parler. Ces troubles peuvent évoluer sur plusieurs années et, en l'absence de traitement, entraîner le décès du patient. La maladie est fréquente en Afrique subsaharienne.
La trypanosomiase humaine africaine se traite avec de la pentamidine, éflornithine, nifurtimox ou fexinidazole. La tripanosomiase américaine se traite avec du benznidazole ou du nifurtimox.
La trypanosomiase animale africaine se traite avec le diminazène ou l'isometamidium, mais des efforts sont en train d'être fait pour développer des médicaments plus modernes et efficaces.
À l'avenir, la trypanosomiase pourrait être évitée grâce à la modification génétique de la mouche tsé-tsé. Comme cette mouche est le principal vecteur de transmission, la rendre immune à la maladie en modifiant son génome pourrait constituer un élément clé des efforts visant à éradiquer la maladie. De nouvelles technologies, telles que CRISPR, qui rendent le génie génétique plus simple et moins coûteux, pourraient permettre la mise en œuvre de telles mesures. Un programme pilote au Sénégal, financé par l'Agence internationale de l'énergie atomique, a permis de réduire considérablement la population de mouches tsé-tsé en introduisant des mâles stérilisés par exposition à des rayons gamma. Cela a permis de remplacer des races bovines trypanotolérantes, moins productives, par des races étrangères plus productives ; cette initiative a été sélectionnée par l’Exposition universelle de 2015 à Milan comme l'une des meilleures pratiques de développement durable en matière de sécurité alimentaire.