Ces champignons sont exclusivement hypogés, c'est-à-dire que leur sporophore se développe sous terre. Leur unique stratégie de dispersion semble être la zoochorie; leurs spores sont ingérées ou transportées par certains animaux (mammifères) qui le détectent a priori à l'odorat. Les sangliers semblent jouer un rôle important pour cette dispersion, de même que les écureuils (démontré chez au moins deux espèces en Amérique du Nord où le sanglier était absent).
Sciurus vulgaris en Europe et Eurasie et l'écureuil roux américain ou le grand polatouche et peut-être d'autres espèces consomment ces champignons. Ce faisant ils contribuent à en disséminer les spores et jouent donc un rôle utile pour la forêt, car ces champignons sont des mycorhisateurs pour des essences forestières majeures (chêne et noisetier en Europe). Ils contribuent donc indirectement à une bonne mycorhisation des arbres mais aussi à la dispersion des truffes et d'autres champignons. Une étude a porté sur le contenu du tractus digestif de Grands polatouches et de 75 écureuils roux nord-américains de forêt boréale: leur tube digestif contenait de grandes quantités de spores de champignons épigés (fructifiant en surface), mais aussi des quantités significatives de spores de Tuber sp.
↑R. S. Currah, E. A. Smreciu, T. Lehesvirta, M. Niemi, and K. W. Larsen; Fungi in the winter diets of northern flying squirrels and red squirrels in the boreal mixedwood forest of northeastern Alberta; Can. J. Bot. 78(12): 1514–1520 (2000); doi:10.1139/cjb-78-12-1514; NRC Canada
Bibliographie
Gerhard Gross, «Clé des espèces européennes du genre Tuber», Documents mycologiques, Société mycologique du Nord de la France, Tome 21, Fascicule 81, pages 1-10, 1991 (lire en ligne)