| Règne | Animalia |
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| Super-phylum | Deuterostomia |
| Embranchement | Chordata |
| Clade | Olfactores |
Tunicata, les Tuniciers, Tuniciens ou Tunicés (anciennement Urochordés, Urochordata), est un sous-embranchement d'animaux de l'embranchement des Chordés. En plus d'un stade larvaire caractéristique des Chordés, les Tuniciers possèdent une « tunique » produite par l'épiderme et recouverte d'une cuticule. Selon leur stade de développement, ils alternent la nage libre et une forme directement fixée au substrat.
Certains tuniciers sont des individus solitaires, mais d'autres se reproduisent par bourgeonnement et deviennent des colonies, chaque individu étant alors défini comme un zoïde. Ce groupe à la morphologie pourtant simple en apparence est le plus proche parent des Vertébrés.

Jusqu'en 1870, les animaux constituant ce groupe ont été classés comme parents des Mollusques. En effet, les formes adultes ne justifient guère leur place dans le groupe de Chordés : s'ils possèdent bien un pharynx branchial, il y a absence de tube neural et absence de notochorde. Ce sont les travaux de l'embryologiste russe Alexandre Kovalevski qui ont démontré que ces animaux présentaient les caractéristiques des Chordés à l'état larvaire (qui par ailleurs rappelle, par son organisation, les Céphalochordés).
Les Tuniciers comptent environ 3 000 espèces, dont 1 230 sont des caducicordés. Ces derniers perdent leur queue et leur notochorde au cours du développement, alors que les pérennicordés les conservent à l'âge adulte.
Au stade larvaire, sont présents les caractères des Chordés :
Les Tuniciers sont également caractérisés par leur « tunique » (définition des tuniciers), produite par l'épiderme puis secondairement colonisée par des cellules d'origine sanguine ou conjonctive, constituée d'eau, de protéines et de cellulose. Ce glucide, d'abord identifié par Carl Schmidt (en) en 1845 comme « proche » de la cellulose, dont on ne croyait pas encore qu'elle pouvait être produite par un animal, fut d'abord appelé tunicine. Les tuniciers disposent d'un gène fonctionnel de cellulose-synthétase, obtenu par transfert horizontal de gènes en provenance d'une bactérie,,,. La tunique est recouverte d'une cuticule constituée de scléroprotéines.
Le cycle biologique classique des Tuniciers est marqué par la succession d'un stade larvaire nectonique (nageant librement) et d'un stade adulte libre ou (le plus souvent) sessile. Les Tuniciers réalisent souvent une importante multiplication asexuée par bourgeonnement.
Selon l'hypothèse de Garstang, la larve devint au cours de l'évolution le stade dominant dans le cycle vital, et tous les Chordés descendants possèdent les caractéristiques de la larve des Tuniciers (néoténie) : une chorde, des fentes pharyngiennes, une queue post-anale, et un tube nerveux dorsal. Cela fait des tuniciers les plus proches parents des vertébrés, même si leur apparence au stade adulte évoque plus facilement des éponges (pour les ascidies) ou des méduses (pour les tuniciers pélagiques).

Phylogénie des Deutérostomiens :
| Deuterostomia |
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Les autres Chordés sont :
Les Tuniciers sont plus proches des Vertébrés que des Céphalochordés. Les Vertébrés et les Tuniciers forment ainsi le clade monophylétique des Olfactores.
Les Tuniciers et les Vertébrés auraient divergé il y a environ 545 millions d’années, vers la fin de l’Édiacarien, selon des estimations d’horloge moléculaire.
Il existait 3 classes traditionnelles de Tuniciers. Celle des Ascidies est vraisemblablement polyphylétique et donc invalide.

Selon World Register of Marine Species () :
Chez les Ascidies, la larve se fixe irréversiblement sur un support solide et subit une métamorphose radicale : la chorde, la queue et le tube neural disparaissent. Le pharynx ou sac branchial s'hypertrophie et assure la nutrition et la respiration de l'animal en filtrant l'eau : celle-ci entre dans le pharynx par le siphon oral, traverse sa paroi par de multiples fentes branchiales (ou « stigmates »), passe dans une deuxième cavité entourant le pharynx (l'atrium) pour être finalement expulsée par le siphon atrial. Les échanges gazeux se font au passage de l'eau dans les stigmates, tandis que les particules nutritives sont interceptées par un filtre de mucus tapissant la paroi interne du pharynx, et conduites vers l'œsophage, l'estomac et le rectum. Le rectum s'ouvre également dans l'atrium et les fèces sont expulsées avec le courant d'eau par le siphon atrial. L'ectoderme sécrète une tunique composée de tunicine (polysaccharide proche de la cellulose). La tunique grandit avec l'animal.
Les Thaliacés (Salpidae, Dolioles et Pyrosomes) sont des organismes pélagiques en forme de tonneau. Le cycle reproducteur est constitué d'une alternance de phases sexuées (hermaphrodites) et de phases asexuées. Les larves ne possèdent pas toujours de chorde.
Chez les Appendiculaires, le plan d'organisation larvaire se maintient chez l'adulte (néoténie).

La phylogénie moderne éclate les ascidies en deux groupes distincts.
| Tunicata |
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Diverses espèces de tuniciers sont utilisées par les humains à des fins médicinales et/ou alimentaires. Parmi les espèces consommées, on compte Microcosmus sabatieri en Méditerranée, Pyura chilensis au Chili, Halocynthia roretzi en Corée, Styela clava au Japon, ou encore Pyura praeputialis chez les aborigènes d'Australie.