| Naissance | |
|---|---|
| Pseudonyme |
Typhaine D |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités |
| Site web |
|---|
Typhaine D est une dramaturge, metteuse en scène, professeure de théâtre et comédienne française.
Typhaine D est née le en Île-de-France[réf. nécessaire].
Après un baccalauréat en série littéraire, elle suit des cours d’art dramatique de à au Cours Florent à Paris,. En , elle suit des cours à l’École Florian Sitbon de Vitry-sur-Seine en dernière année de cycle de formation avec diverses options, ayant eu comme professeurs Jean-Louis Jacopin, Jean-Baptiste Puech et Florian Sitbon.
Depuis , Typhaine D est professeure de théâtre et anime des ateliers pour enfants et adolescents.
En , elle crée Contes à rebours, un spectacle proposant une réinterprétation de contes qui redonnent une valeur forte et positive aux rôles des filles,,. Elle revisite les contes pour permettre aux personnages féminins de s'exprimer sur la violence sexiste : « On voit toujours des super-héros musclés et violents, et quand c’est une femme, Wonder Woman est en slip, Catwoman est en talons aiguilles et en cuir… Pour moi, les vraies héroïnes ne sont pas celles-là. » La pièce est jouée au Canada, en Belgique et en France.
En , la mairie du 18e arrondissement de Paris l'invite à jouer ses Contes à rebours dans le cadre de la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. En mars de l'année suivante, c'est au tour de la Mairie du 2e arrondissement d'accueillir le spectacle pour la journée internationale des femmes.

Typhaine D est engagée dans les domaines des droits et de la protection des femmes, de l’égalité entre hommes et femmes, du féminisme et de l'abolition de la prostitution, notamment à travers sa pièce de théâtre Contes à rebours,. Elle est aussi active dans l'association Osez le féminisme !,, et le Collectif féministe contre le viol.
Elle est engagée pour l'adoption du langage épicène, notamment dans son sketch Pérille Mortelle des Contes à rebours pour lequel elle remporte un prix d'éloquence en . Elle crée par la suite une variation de la langue française appelée La féminine universelle qui remplace le neutre du masculin par le féminin,. Dans son Manifeste de la féminine universelle, elle décrit la féminité universelle comme « l’invention d’une grammaire féministe impertinente, de mots inventés comme ‘Femmage’, ou encore ‘Noues’ ‘Voues’ ‘Toie’ ‘Moie’ pour rassembler la peuple des femmes. (...) ; la détournemente d’expression anciennemente misogynes, spécistes, misopédiques, racistes, classistes, validiste ou oppressive de quelque autre manière, telles que ‘elle n’y a pas morte de femme’, ‘se sentir comme une poissonne dans l’eau sans bicyclette’, ‘faut pas jeter l’eau du bain avec pépé’. ».
Elle est parfois sollicitée par la presse pour exprimer son avis sur la discrimination ou les violences faites aux femmes, notamment sur l'affaire Weinstein,,.
En , le Centre Hubertine Auclert intègre à l'Égalithèque le texte de son seule-en-scène Contes à Rebours,[source secondaire souhaitée].
Elle réécrit des contes de fées avec un regard antisexiste.


En , Christiane Taubira lui remet le prix Gisèle Halimi, dans le cadre du concours d'éloquence organisé par la Fondation des femmes. Son discours portait sur l'écart entre l'image idéalisée des « princes charmants » et la réalité des dangers encourus par les femmes dans les couples (violences sexuelles et conjugales, féminicides).
La création et la promotion de sa langue La féminine universelle fait réagir des internautes, notamment depuis une interview qu'elle aurait donnée à l'émission Le Ring de la chaîne YouTube Le Crayon. En effet, sa féminisation « artistique et militante » de la langue française, y compris des mots neutres par nature, comme les adverbes, lui vaut de violentes attaques et menaces sur les réseaux sociaux,.