| Nom de naissance | Joseph-Valentin Duc. |
|---|---|
| Naissance |
Béziers, |
| Décès |
(à 57 ans) Béziers, |
| Activité principale |
Chanteur d'opéra. Fort ténor. |
| Style | opéra romantique. |
| Lieux d'activité | Opéra de Paris, tournées mondiales (Europe, Amérique du Sud, Amérique du Nord), Théâtre des Arènes à Béziers. |
| Années d'activité | 1885-1908. |
| Formation | Conservatoire de Paris. |
| Maîtres | Bussine (chant), Obin (opéra). |
| Ascendants | Valentin Duc (père) époux Marie Fabre. |
| Conjoint | Marie Catherine Plomteux. |
| Descendants | Robert Duc ; famille Fardel, légataires universels. |
| Famille | originaire de Tignes, au royaume de Savoie. |
| Distinctions honorifiques |
Académie des beaux-arts Officier d'Académie (date ?). |
Répertoire
début dans Arnold dans Guillaume Tell (1885), crée Karloo dans Patrie ! (1886). La Juive (1885), Raoul des Huguenots (1886), Rodrigue du Cid (1886), Robert dans Robert le diable (1888), Jean dans Le Prophète (1889), Rhadamès de Aïda (1890), Vasco dans L'Africaine (1890), un rôle dans Sigurd (1890), Zarastra dans Le Mage (1891), Hercule dans Déjanire (1898), Renaud dans Armide (1904).

Joseph Valentin Duc est un ténor français né le à Béziers et mort le également à Béziers. Il est inhumé au cimetière vieux de Béziers.
Valentin Duc est connu pour la création de Karloo dans Patrie ! de Paladilhe (), Déjanire de Camille Saint-Saëns (1898) avec reprise à l'Odéon en , Prométhée de Gabriel Fauré (1900), Messaline d'Isidore de Lara (1903), Les Hérétiques de Charles-Gaston Levadé ().
Joseph Valentin Duc est un chanteur français, fort ténor de l'Opéra. Il est connu pour son répertoire à l'Opéra de Paris, au Théâtre des Arènes à Béziers et des tournées mondiales qui l'ont conduit de Monte-Carlo à Saint-Pétersbourg, de Baltimore à Séville...
Fils de Valentin Duc (ou Duch) et de Marie Fabre, originaires de Tignes (Royaume de Savoie), il est le troisième d'une lignée de huit enfants. Ces parents s'installent à Béziers en 1850, y rejoignant une branche des Duc précédemment établie (Jean Duc, négociant, époux Anne-Marie Gayraud, et Laurent Duc, homme de peine, époux Marie Peronne). Dans le Tableau de recensement de la classe 1878, il est noté postillon de profession à cette date. Il quitte Béziers en 1879 pour son service militaire à Rochefort. Sa pratique de l'escrime a du favoriser son aisance sur scène lors d'interprétations dans l'opéra historique. Il est repéré par Cazeaux.
Il est à Paris en 1883 logé au 56 bd Richard Lenoir () et il est reçu au Conservatoire de Paris (Cf. § 2.1. Formation). À la sortie du conservatoire, le , il réside au 16 bd Montmartre. Le , il épouse Marie Catherine Plomteux, rentière (née le à Hannut, Belgique). Ils demeurent 29 place du Marché-Saint-Honoré. Il légitime alors par cet acte Robert né le .
Quittant l'Opéra en 1893, il réside alors à Béziers "villa Frescaty" au 29 rue des Saint-Simoniens. Il y restera jusqu'à sa mort le . Bien que résidant en ville, il n'a chanté au Grand-Théâtre que lors de manifestations exceptionnelles. Jamais, il n'a appartenu à la troupe permanente.
Avant son Conseil de révision en 1878 (tirage au sort en 1879), ses études musicales ont surement eu lieu à Béziers dans le cadre orphéonique, et éventuellement dans les chœurs ou petits rôles du Grand-Théâtre de Béziers. En 1882, il est admis au Conservatoire de Paris, dans la classe de chant de M. Bussine et dans la classe d'opéra de M. Obin (1er accessit à la fin de la première année). Il est pensionnaire de la Ville de Béziers dès 1882.
Sorti du Conservatoire de Paris le , Valentin Duc obtient le premier prix de chant devant un jury présidé par Ambroise Thomas et composé de Massenet, Delibes, Guiraud, etc. généralement encensé par la presse (malgré un article très négatif du Le Figaro). Il obtient, dans la même promotion, le premier prix d'opéra devant le même jury complété par quelques interprètes (Auguste Vitu dans Le Figaro du prend le contrepied de son article précédent).
Valentin Duc y débute dans Arnold de Guillaume Tell (). Il chante Eleazar de La Juive (1885), Raoul des Huguenots (1886), Rodrigue du Cid (1886), Robert dans Robert le diable (1888), Jean dans Le Prophète (1889, Rhadamès de Aïda (1890), Vasco dans L'Africaine (1890), un rôle dans Sigurd (1890), et enfin Zarastra dans Le Mage (1891). Il y crée Karloo dans Patrie ! (1886).
Après l'incendie des décors de l'Opéra en 1893, il quitte la troupe pour entamer ses tournées mondiales.
D'après les dossiers des directions du Grand-Théâtre de Béziers, les articles de L'Hérault (1884-1891) et son importante correspondance familiale par carte-postale, nous pouvons arrêter cette liste :
Sa carrière s'achève dès 50 ans en 1908, à la suite d'un évènement familial.
Il incarne le type même du fort ténor de l'opéra romantique, à l'exemple de Agustarello Affre ou Léon Escalaïs.
Deux cartes postales représentant Valentin Duc sont publiées dans Michel Viala, Mémoire en images Béziers, t 2, p. 93 et 96.
Il n'existe pas d'enregistrement sonore connu de Valentin Duc, à la différence d'autres ténors biterrois de cette époque (par exemple Agustarello Affre, ou Léon Escalaïs pour le narbonnais).