| Rédacteur en chef Jeunesse | |
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| Nom de naissance |
Valentin Petrovitch Kataïev |
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| Langue d'écriture | |
| Fratrie | |
| Conjoint |
Ester Katayeva (d) |
| Enfant |
Pavel Kataïev (d) |
| Parti politique | |
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| Genres artistiques |
Récit (en), conte merveilleux, vignette (en), journalisme d'opinion |
| Distinctions |
Prix Staline Liste détaillée Prix Staline Médaille du Jubilé des « 20 ans de la victoire dans la Grande guerre patriotique de 1941-1945 » (en) Médaille du centenaire de la naissance de Lénine (en) Médaille du 30e anniversaire de la Victoire sur l'Allemagne Médaille du 800e anniversaire de Moscou Médaille du Jubilé des « 40 ans de la victoire dans la Grande guerre patriotique de 1941-1945 » (en) Croix de Saint-Georges, troisième classe (d) Ordre de Sainte-Anne de quatrième classe Ordre de l'Amitié des peuples Ordre de Lénine Médaille du Mérite au travail de la Grande Guerre patriotique Héros du travail socialiste Ordre du Drapeau rouge du travail Ordre de la révolution d'Octobre Croix de Saint-Georges, quatrième classe (d) |
Valentin Petrovitch Kataïev (en russe : Валентин Петрович Катаев), né le 16 janvier 1897 ( dans le calendrier grégorien) à Odessa (Empire russe, aujourd'hui en Ukraine) et mort le à Moscou (Union soviétique), est un écrivain soviétique, fondateur et premier rédacteur en chef du magazine Jeunesse (1955-1961).
Valentin Kataïev est le frère aîné de l'écrivain Evgueni Petrov. Son père Piotr Kataïev (1856-1921) est professeur à l'école diocésaine d'Odessa. Sa mère, Evguenia Bachéï (1867-1903), est la fille d'un général, issue d'une famille de la petite noblesse de Poltava. Peu après la naissance de son plus jeune fils, la mère meurt d'une pneumonie. Les deux garçons seront élevés par le père et la tante, la sœur de leur mère.
En raison de sa participation à la Première Guerre mondiale et à la guerre civile, l'éducation de Kataïev se limite à un gymnase inachevé (5e gymnase d'Odessa). Il commence à écrire des poésies en 1910, puis, des nouvelles à partir de 1916, avec L’Île d'Erendord. Sans avoir terminé ses études secondaires, Kataïev s'engage comme volontaire pour le service actif en 1915, et commence son service près de Smarhon comme simple soldat dans une batterie d'artillerie. En , il est admis à l'Académie militaire d'Odessa, passant de l'artillerie à l'infanterie. À l'été 1917, après avoir été blessé lors de l'offensive Kerenski sur le front roumain, il est hospitalisé à Odessa.
En 1920, il travaille comme journaliste à Kharkiv avec Iouri Olecha.
Installé à Moscou en 1922, y il travaille à partir de 1923 dans le quotidien du syndicat des cheminots Goudok, Pravda et Troud, signant ses écrits avec les pseudonymes Vieux Sabakkine, O. Twist, Mitrophane Gortchitsa,.
Il commence par écrire des histoires courtes, des nouvelles et les pièces de théâtre. Ses œuvres écrites avant 1930 sont majoritairement la parodie, le grotesque, l'humour et la fantaisie. Plus tard ses écrits revêtiront l'aspect du réalisme socialiste soviétique dont l'exemple le plus remarquable est Le Temps, en avant! (1932) narrant la construction de l'usine métallurgique à Magnitogorsk,,.
En 1936, parait l'une de ses œuvres les plus connues, la nouvelle Au loin, une voile, qui connaitra de nombreuses éditions et traductions. L'auteur s'inspire de son enfance à Odessa, qu'il évoque avec nostalgie. L'histoire relate l'année révolutionnaire de 1905 et la mutinerie du cuirassé Potemkine à travers le regard de deux jeunes amis attachants. Ces garçons rappellent par certains aspects Tom Sawyer et Huckleberry Finn, l'un fréquente un lycée et est issu d'un milieu bourgeois, tandis que l'autre est orphelin, fils de pêcheur. Le livre mêle aventures romantiques, activités clandestines et secrets dangereux, tout en répondant aux exigences du réalisme socialiste par sa glorification des bolcheviks et sa description sans concession des serviteurs de la Russie tsariste.
En , Valentin Kataev apprend la mort de son collègue et ami Boris Levine. Il lui déduit le conte Tsvetik semitsvetik [La Fleur à sept pétales], qui sera publié dans la Literatournaïa gazeta () et dans la revue Murzilka (1940, n° 2).
Pendant la Seconde guerre mondiale, il est correspondant de guerre pour la Pravda et Krasnaïa zvezda. Son roman Le Fils du régiment publié en 1945, et dont l'histoire se déroule sur le Front de l'Est, est récompensé par un prix Staline,. De 1946 au 1954, il fait partie du comité éditorial du Novy mir.
Avec Samouil Marchak, Irakli Andronikov et Viktor Rozov, il est parmi les fondateurs de la revue Jeunesse dont il fut rédacteur en chef de 1955 à 1961,. Le Billet pour les étoiles de Vassili Aksionov publié en 1961, crée controverse et scandale au sein de la revue, au point que Kataïev est démis de ses fonctions et remplacé par Boris Polevoï.
En 1966, Kataïev signe une lettre de vingt-cinq personnalités culturelles et scientifiques adressée au secrétaire général du Comité central du PCUS, Leonid Brejnev, contre la réhabilitation de Staline, initiée par Ernst Henri, militant de l'Internationale communiste et du Parti communiste d'Allemagne.
Il signe la lettre ouverte contre Alexandre Soljenitsyne et Andreï Sakharov, publiée dans la Pravda en .
Une longue amitié le lie avec Ivan Bounine qu'il a connu à Odessa et qu'il considère comme son mentor. En 1958, de passage à Paris, il rend visite à la veuve de l'écrivain, Vera Mouromtseva-Bounina.
Figure importante de la littérature soviétique dans les années 1920, Kataïev réussit à traverser la période stalinienne en maintenant son activité, puis, continue à innover tout en étant déjà reconnu et membre de l'Union des écrivains soviétiques.
Parmi les œuvres de sa dernière période, qui témoignent toutes de la maîtrise acquise par Kataïev, il convient de mentionner Ma couronne de diamants publié pour la première fois par Novy Mir en 1978, un récit autobiographique romancé sur ses contemporains, parmi lesquels Boulgakov, Mandelstam, Olecha et bien d'autres, tous désignés par des pseudonymes plutôt que par leurs noms, l'auteur insistant sur le fait que son œuvre n'est pas un simple récit littéraire se voulant factuel.
Kataïev décède le , à l'âge de 90 ans,. Il est enterré au cimetière Novodievitchi à Moscou.
La version française de sa pièce Je veux voir Mioussov a connu un grand succès.
À Odessa, une ruelle et la bibliothèque municipale pour enfants portent le nom de l'écrivain.
Son nom est donné à l'astéroïde de la ceinture principale découvert en 1978.
Sur la place Vera Kholodnaïa à Odessa, dans le centre historique, se trouve le monument à Petia et Gavrik, deux petits garçons - héros de la nouvelle de Kataïev Au loin, un voile.