| Famille Vallery-Radot | |
| Période | XVIe - XXIe siècle |
|---|---|
| Origine | |
| Allégeance | France |
| Charges | Député, conseiller d'État, membre du Conseil constitutionnel |
| Récompenses civiles | Ordre national de la Légion d'Honneur, ordre national du Mérite, ordre des Palmes académiques, ordre du Mérite agricole, ordre des Arts et des Lettres |
| Récompenses militaires | Ordre national de la Légion d'Honneur, croix de guerre 1914-1918, croix de guerre 1939-1945, médaille de la Résistance française |
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La famille Vallery-Radot est une famille française subsistante, originaire du Nivernais.
Au fil des générations, la progression sociale de la famille Vallery-Radot a été de pair avec ses déplacement géographiques.
Au XVIe siècle, à Corbigny (Nièvre), les Radot sont marchands ou maîtres apothicaires. À Brinon-sur-Beuvron, Philbert Radot (1643-1714) est maître chirurgien durant la deuxième partie du XVIIe siècle. À Corbigny, un siècle plus tard, son arrière-petit-fils, Vincent (1758-1845), devient notaire royal en 1782. Le fils de Vincent, Lazare-André (1787-1878), s'installe à Avallon au début du XIXe siècle. Il y exerce la profession d'avocat.
Le fils de Lazare-André, Vincent Félix Vallery Radot (1814-1876), après avoir été pensionnaire au collège Bourbon, actuel lycée Condorcet, se fixe à Paris au milieu du XIXe siècle, devient bibliothécaire de la Bibliothèque royale du Louvre à la fin du règne de Louis-Philippe. Il est promu officier de la Légion d'honneur et se fait connaître par des livres, essais et critiques littéraires.
Le patronyme des Radot se transforme alors en Vallery-Radot (1852) et la famille s'intègre à la bourgeoisie parisienne dont les principaux représentants sont cités ci-dessous.
Le mariage de Vincent Félix Vallery en 1848 avec la petite-fille du Dr Jean-Joseph Süe (1760-1830), de l'Académie de médecine, fait entrer les Vallery-Radot dans les familles Süe et Sauvan. Les Süe sont chirurgiens de père en fils du XVIIe au XIXe siècle, jusqu'à Eugène Süe (1804-1857) qui renonce cependant au bistouri pour le roman-feuilleton.
Jean-Baptiste Sauvan (1736-1818), intendant du duc d'Orléans en 1789, doit affronter le tribunal révolutionnaire tandis que sa fille Adèle (1776-1809) se fiance au chef des girondins Vergniaud. Elle épousera le docteur Jean-Joseph Süe précité puis Gabriel Legouvé (1764-1812), de l'Académie française, dont Ernest Legouvé (1807-1903) également académicien français. La sœur d'Adèle, Lucile (1784-1867), devient, sous le règne de Napoléon III, la première inspectrice des écoles de Paris.