| Lieu éponyme | Baume de Valorgues (Saint-Quentin-la-Poterie) |
|---|---|
| Auteur | Max Escalon de Fonton (1972) |
| Répartition géographique | Gard, Bouches-du-Rhône |
|---|---|
| Période | Épipaléolithique |
| Chronologie | d'environ 14 000 à 12 000 ans AP |
| Tendance climatique | frais |
Objets typiques
Pointes d'Istres, microgravettes
Le Valorguien est une industrie lithique du Paléolithique final qui s'est développée dans la basse-vallée du Rhône et ses alentours, principalement dans le Gard et les Bouches-du-Rhône, dans le sud de la France.
Le Valorguien a été créé en 1972 par le préhistorien Max Escalon de Fonton sur la base de l'assemblage lithique trouvé dans l'abri de Valorgues, à Saint-Quentin-la-Poterie, dans le Gard. Il était alors présenté comme un faciès régional de l'Azilien, principale industrie lithique du Paléolithique final ancien et moyen dans la moitié sud de la France. Les études du XXIe siècle le font plutôt dériver soit du Magdalénien, soit de l'Épigravettien selon les auteurs, ce qui signifie qu'il se serait développé parallèlement à l'Azilien.
Le Valorguien s'étend d'environ 14 000 à 12 000 ans avant le présent (AP), ce qui correspondrait plus ou moins à l'interstade climatique de l'Alleröd, puis au Dryas récent, mais cette plage temporelle est incertaine car les datations des sites valorguiens sont anciennes et approximatives.
Le Valorguien est plus ou moins contemporain de l'Azilien mais s'en distingue par quelques traits. Les assemblages valorguiens comprennent notamment des microgravettes, des pointes d’Istres, des pointes à dos et autres petites armatures. La pointe d’Istres est une petite pointe à silhouette foliacée, assez fortement symétrique. Sa fréquence est maximale au cours de l'Alleröd. Son association fréquente avec les microgravettes parait montrer une cohérence conceptuelle dans la fabrication des armatures, plutôt qu'une simple juxtaposition de types.
L'Azilien est quant à lui surtout caractérisé par les pointes à dos courbe et les industries microlithiques.
Le Valorguien couvre principalement le département du Gard (site éponyme, site des Granges des Merveilles II sur la commune de Rochefort-du-Gard, site du Plaisir à Beauvoisin) et le département des Bouches-du-Rhône (sites de Saint-Marcel sur la commune de Marseille, de l'abri Cornille et de l'abri Capeau sur la commune d'Istres, de l'abri Arnoux sur la commune de Saint-Chamas et de la Marcouline sur la commune de Cassis).