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Didier Varrod, né le à Pau (Basses-Pyrénées), est un journaliste, producteur, animateur de radio et de télévision, scénariste, écrivain et réalisateur français.
Au début des années 1980, Didier Varrod est secrétaire général de Radio Fréquence Gaie,.
Il fait ensuite principalement sa carrière radiophonique à France Inter. Il est collaborateur de Jean-Louis Foulquier pour son émission Pollen, les copains d'abord diffusée sur France Inter et pour le festival des Francofolies de La Rochelle en tant que programmateur. En 2004, il est pressenti pour reprendre la direction artistique du festival après le départ de Jean-Louis Foulquier.
En 2009, il produit la série d'émissions Hier Nougaro, demain Newgaro, diffusée durant l'été 2009.
En 2011, il produit et présente pour les Radios francophones publiques la série d'émissions Tout l'été pour Trenet, diffusée durant l'été 2011.
Il est producteur et présentateur des émissions : d'Électron libre, sur les musiques électroniques, de 2002 à 2011 ; de Quand la musique donne, de 2011 à 2012 ; et, de fin à fin , de l'émission Encore un matin, chronique musicale au sein du 7/9, la tranche d’informations menée par Patrick Cohen, du lundi au vendredi à 7 h 24.
De au , Didier Varrod est le directeur artistique et de la musique de France Inter. Il programme et fait découvrir au grand public la nouvelle génération d’artistes : Christine and the Queens, Woodkid, le collectif Fauve, La Femme, Benjamin Clementine, The Shoes, Feu! Chatterton ou encore Jain parmi les artistes français ou Asaf Avidan, Agnes Obel, Ibeyi ou Ala.ni pour les artistes internationaux.
En , il annonce dans Les Inrockuptibles sa décision de quitter ce poste, décision qui prend effet en . Deux semaines plus tard, il évoque des « pressions » et la difficulté à « mener à bien sa mission » dans le magazine Longueur d'ondes.
Cette même année, il produit la série d'émissions « Comment te dire Hardy », diffusée durant les mois de juillet et août.
Il lance en sa nouvelle émission Foule sentimentale, le vendredi de 21 h à minuit, où il opère « sur un air libertaire », comme le titre Télérama, la rencontre entre les artistes français reconnus et toute la jeune scène française qu’il décide d’installer en résidence, comme Tim Dup, Peter Peter, Fishbach, Juliette Armanet ou Malik Djoudi (jusqu'en ). En , Radio France annonce sa nomination à compter de au poste de directeur musical des antennes du groupe.
En , il crée le label #Radio France avec la scène française en soutien aux artistes francophones touchés par la pandémie du COVID. C'est dans ce contexte qu'il met en œuvre à la suite de la constitution d'un collectif d'artistes (#Etonremetleson) portés par Juliette Armanet et Malik Djoudi, une grande « Hyper Nuit » en direct du studio 104 de la Maison de la Radio et de la Musique. Lors de ce programme exceptionnel qui s'est déroulé en plein couvre feu, 100 artistes se produisent durant 6 heures, retransmis conjointement sur 5 antennes du groupe Radio France (France Inter, France Bleu, France Musique, Fip et Mouv'). Cette initiative sera récompensée d'un prix or dans la catégorie « Meilleure initiative éditoriale et meilleure initiative radio » lors de la 5e édition du « Grand prix stratégie de l'innovation média ». En , il lance un concours « Chantez 20 ans en 2021 » à destination des jeunes auteurs-compositeurs également frappés par la crise sanitaire qui perdure et en propose la présidence à Pomme. Plus de 600 chansons originales arriveront à Radio France. Nina Versyp et Coline Rio arriveront ex aequo départagées par la présidente qui portera son choix sur Nina Versyp.
En , il initie « L'Hyperweekend Festival », le premier festival de musiques actuelles de Radio France dédié aux créations et à la jeune scène française. A l'affiche, on retrouve notamment Clara Luciani en pop symphonique, Jean-Michel Jarre pour sa création autour de Pierre Henry et Alex Beaupain entouré d'une dizaine d'artistes pour son hommage à Serge Gainsbourg, « Love on the beat etc. ». Cette première édition se déroulera en plein pic épidémique dans une configuration contrainte.
En , une deuxième édition du festival a lieu cette fois dans son dimensionnement prévu. Durant 3 jours et 3 nuits, 12 000 festivaliers fréquenteront les nouveaux espaces et les salles de concert de la Maison de la Radio et de la Musique. Avec notamment à l'affiche Philippe Katerine et l'orchestre philharmonique de Radio France, Flavien Berger et Bonnie Banane dans une relecture du répertoire de Brigitte Fontaine et Areski, Eddy de Pretto dans une dystopie intitulée « Love factory », Arthur H en son immersif et une création autour des chansons de Mylène Farmer orchestrée par Bastien Dorémus. Au total, ce sont plus de 60 rendez-vous, un tiers de créations inédites et 48 concerts.
En , du 26 au 28, Didier Varrod lance la troisième édition du festival, dans une configuration légèrement différente, sans clubbing et avec une scène en moins. Néanmoins, le festival affiche complet, avec un peu plus de 11 000 festivaliers : 99,2 de fréquentation et 75% de nouvelle fréquentation. Le festival annonce plus de 100 artistes, 56 rendez-vous dont 44 concerts et 10 créations inédites. Parmi celles-ci : un hommage au répertoire de Françoise Hardy porté par le réalisateur Sage avec entre autres Thomas Dutronc, Clara Luciani, November Ultra, Philippe Katerine, Keren Ann (...),, une création de Jeanne Added avec l'Orchestre Philharmonique de Radio France (avec Dan Levy aux arrangements, Dalida revisitée en version tzigane par Barbara Pravi (avec Aalma Dili), « Qui va piano va sano » avec une distribution iconoclaste réunissant sur la même scène de l'Auditorium de Radio France Sheila, les rappeurs Luidji et Yâmé, Meryl ou encore Alice Tagglioni et Camélia Jordana.
En , du 24 au 26, Didier Varrod lance la quatrième édition du festival, avec notamment la création du concert symphonique de Jorja Smith dont les places se sont arrachées en moins de deux heures. L’autre temps fort sera la création « Rap de chambre » mené par Chilly Gonzales qui réunit alors autour de lui une jeune garde majoritairement féminine du hip hop. Lors de cette soirée, Théodora explosera avec son titre « Ils me rient tous au nez » dont la version acoustique et sa vidéo a obtenu des millions de vues. Le festival affiche complet, avec 12 000 festivaliers. Il annonce 16 créations inédites. Parmi celles-ci : un hommage au répertoire de Renaud porté par le Belge Noé Preszow et un tribute inédit au répertoire de Henri Salvador mené par Voyou qui fera l’objet d’un album. Autre temps fort : Laurent Garnier a quitté pour 3 jours ses platines pour devenir le chef cuisinier du festival en compagnie des Valseuses. Le groupe Terrenoire, lui, fête en ouverture du festival la sortie de son nouvel album « Protégé.e » avec l’orchestre du nouveau monde tandis que Bilal Hassani se lançait dans une création piano voix intitulée « L’affreuse », en collaboration avec Martin Dust. L'édition suivante du festival eut lieu les 23/24/ pour fêter sa 5e édition.
Didier Varrod débute dans la presse spécialisée au mensuel Numéros Un en 1983, titre dans lequel il réalise une interview du chanteur Jean-Jacques Goldman, dont il écrira une biographie et à qui il consacrera le documentaire télévisé construit autour des rares déclarations du musicien et d’images d’archives, observant qu'il avait été « boudé par la critique »,.
Cette première grande interview du chanteur Jean-Jacques Goldman, alors en pleine ascension et encore un peu sous-estimé par les grands médias généralistes, est parue dans l'édition du magazine Numéros 1 de et contribue à l'invitation de Goldman sur France Inter dans l'émission de Jean-Louis Foulquier Pollen, les copains d'abord diffusée à l'occasion du festival des Francofolies de La Rochelle dont il est le programmateur, et à son embauche à Chanson magazine puis à France Inter en 1985
Il devient donc journaliste dans cette revue dirigée par Jean-Louis Foulquier avant de prendre la responsabilité des pages Musique du mensuel Globe entre 1986 et 1988. Il collabore ensuite au mensuel Paroles et musiques et au trimestriel Chorus de Fred et Mauricette Hidalgo.
Didier Varrod fut également corédacteur en chef (avec Patrice Bardot) du magazine Serge consacré à la musique française (première parution en ). Le magazine cesse de paraître en , faute de partenaires financiers.
En 1998, il est rapporteur général de la « Commission nationale des musiques actuelles » nommée par Catherine Trautmann, ministre de la Culture et de la Communication.
Le , Didier Varrod est décoré Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres.
En 2024, il est élevé Chevalier de l’ordre national du mérite.
Didier Varrod signe de nombreux documentaires pour la télévision :
En 2001 et 2002, il est l'animateur et auteur de l'émission Les Idoles du samedi sur Canal Jimmy.
De 2006 à 2008, il est le programmateur artistique du live quotidien de l’émission Ce soir (ou jamais !) présentée par Frédéric Taddeï sur France 3. On a pu y découvrir tous les soirs de nouveaux talents dont beaucoup ont ainsi fait leur première télévision (comme Renan Luce, Loane, Loïc Lantoine, Abd al Malik, Benoît Dorémus ou HushPuppies).
En 2025, Didier Varrod rejoint la chaine LCP où il anime « Les grands entretiens » consacrés aux artistes francophones (Alex Beaupain, Oxmo Puccino, Olivia Ruiz, Jeanne Added, Jean Louis Aubert). A la rentrée 2025, le format de l’émission change pour devenir « Quai N°8 » mais reste une série d’entretiens avec de grands artistes sur les thèmes de l’engagement « A quoi sert une chanson ?».
Didier Varrod a travaillé plusieurs années pour les maisons de disques : de 1991 à 1994 il fut directeur artistique chez Polydor, puis de 1995 à 1998 directeur de la production et du marketing chez Columbia où il créa le label Yelen musiques avec Patricia Bonnetaud.