Elle est peuplée de 414 habitants (les Vaubadonnais).
Géographie
Située sur l'axe Bayeux-Saint-Lô, la commune est au sud du Bessin, dans la vallée de la Drôme. Son bourg est à 4 km au nord de Balleroy, à 6 km au sud du Molay-Littry, à 13 km au sud-ouest de Bayeux et à 22 km au nord-est de Saint-Lô.
Le nom de la localité est attesté sous les formes Valbadon en 1180, Villebaudon en 1225 (charte de Mondaye), Vallis Badonis en 1259 (cartulaire normand n° 639, p. 122), Valbadon en 1377 (rôles du chap. de Bayeux, 102), Vallis badonis au XIVesiècle (livre pelut de Bayeux), Val Badon en 1710 (carte de de Fer).
Des haches de bronze datant de ont été retrouvées sur le site de la commune.
La reine Frédégonde (547-597), épouse de Chilpéric Ier, demanda au seigneur Badon d'assassiner Gontran, roi de Bourgogne mais il est pris et enchaîné.
En 1087, les seigneurs de Valbadon et de Quiry se rangent sous la bannière de Guy, fils du comte de Bourgogne et d'Adèle de Normandie, tante de Guillaume le Bâtard pour combattre ce dernier. Le duc Guillaume de Normandie est vainqueur et les vassaux se soumettent. À la fin du XIesiècle, les seigneurs de Valbadon accompagnent le duc de Normandie, Robert Courteheuse à la première croisade.
Le , la deuxième étape Harcourt - Cherbourg du voyage de Louis XVI vers Cherbourg passe par Vaubadon,.
Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et trois adjoints.
Démographie
En 2023, la commune comptait 414 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2005, 2010, 2015, etc. pour Vaubadon) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations.
Vaubadon a compté jusqu'à 756 habitants en 1836.
La commune se situe dans la zone géographique des appellations d'origine protégée (AOP) Beurre d'Isigny et Crème d'Isigny.
Lieux et monuments
Le pont de Sully.L'église Sainte-Anne.Élément de mobilier historique.
L'ancienne église romane, détruite au XVIIIesiècle, est remplacée par l'actuelle église Sainte-Anne. La première pierre est posée le . Le curé, au terme d'une procession, bénit les fondations en présence de M. de Vaubadon, donateur de l'église. L'architecte est le sieur Gouesmel et monseigneur de Cheylus la bénit le . Elle abrite un ensemble autel-retable-tabernacle classé à titre d'objets aux Monuments historiques.
Le château de Vaubadon est bâti en 1778 sur entreprise des parents de Pierre Jean Le Tellier (-1844), conseiller de la deuxième chambre des requêtes du parlement de Normandie en 1784, qui le cédera en 1810. Il échoit par la suite au général de Préval en 1814. Il appartient au comte Antoine Raoul Le Bègue de Germiny († 1818), administrateur des hospices civils de Rouen, puis à ses héritiers jusqu'en et fait alors l'objet de transaction de vente au profit de Louis Florimond Gustave marquis d'Auvet (époux d'Anne-Henriette de Loyauté en 1840). Racheté, il est agrandi en 1869 par le prince Raymond de Broglie (1826-1914). Il fait l'objet d'une inscription au titre des Monuments historiques depuis le .
Image
Propriétaires du château de Vaubadon
Famille Le Tellier de Vaubadon
Portait: De gueules à la fasce d'argent accompagnée de 3 mains dextres de même, 2 et 1"'
Portait: Écartelé: aux 1 et 4, d’azur, au poisson d’argent en fasce; aux 2 et 3, d’azur, à l'écusson d’argent; et sur le tout, d'argent à l'aigle de sable
Marie Le Harivel de Gonneville (1827-1914), romancière a axé son ouvrage *Le Baron d'Aché , 1869, sur le château de Vaubadon et son occupante, personnage particulier dans la vie du vicomte François Robert d'Aché.
↑Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
↑Célestin Hippeau, Dictionnaire topographique du Calvados: comprenant les noms de lieu anciens et moderne, Impr. nationale (Paris, (lire en ligne), p.292.
↑ François-Alexandre Aubert de La Chenaye des Bois, page 597 du Dictionnaire généalogique, héraldique, chronologique et historique, contenant l'origine et l'état actuel des premières maisons de France, des maisons souveraines et principales de l'Europe; les noms des provinces, villes, terres, … érigées en principautés, duchés, marquisats, comtés, vicomtés et baronneries; les maisons éteintes qui les ont possédées, celles qui par héritage, alliance ou achat ou donation du souverain les possèdent aujourd'hui, les familles nobles du royaume et les noms et les armes dont les généalogies n'ont pas été publiés.
↑État des cours de l'Europe et des provinces de France: pour l'année M.DCC.LXXXV, p. 126 .
↑ Contrat de mariage objet de dispute judiciaire en 1854 dont traite la Gazette des Tribunaux .