| Naissance | |
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| Nom dans la langue maternelle |
Alexandre Manuel Dias Farto |
| Pseudonyme |
Vhils |
| Nationalité | |
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| Distinction |
Chevalier de l'ordre de Sant'Iago de l'Épée (d) |
| Site web |
Alexandre Farto, alias Vhils est un artiste peintre portugais né le . Il commence à graffer et à exprimer sa poésie sous le nom de Vhils au début des années 2000.
Alexandre Farto, connu sous le nom de Vhils, a grandi à Seixal, dans une banlieue de Lisbonne en pleine transformation. Il découvre le graffiti vers l'âge de 13 ans et l'utilise comme outil d'expression. C'est d'ailleurs par cette pratique que Vhils s'éveille à l'art et à tout son univers.
Après avoir commencé des études de graphisme et d'animation 2D/3D, il quitte Lisbonne et déménage à Londres en 2007 pour étudier les Beaux Arts à la célèbre Central Saint Martins College of Art and Design. En 2008, il obtient une reconnaissance internationale au Cans Festival de Londres, lorsque l’une de ses œuvres de sa série « Scratching the Surface » est exposée à côté de celle de Banksy, artiste renommé du street art. La photo des deux œuvres fait la une du journal The Times.
Son premier solo show chez Lazarides a lieu en 2009. Depuis, il voyage et expose dans le monde entier, de Shanghai à Philadelphie, en passant par Paris, s’inspirant des cultures pour créer.
En 2023, il réalise une peinture murale pour le siège de l'UNESCO. C'est la première œuvre de street art à rejoindre les murs de l'organisation.
Vhils fait partie des artistes retenus dans le cadre du Grand Paris Express. Son panneau d'azulejos Strates urbaines est dévoilée en 2024 au terminus de la ligne 14 à la station Aéroport d'Orly. Un autre volet de cette œuvre est prévu sur la ligne 18.
Le mur est le support de prédilection de Vhils. Après la révolution des Œillets en 1974, les murs tombaient en ruine et devenaient en quelque sorte les témoins de l’évolution de ces villes portugaises. Chaque mur raconte l’histoire d’un lieu. Avec l’évolution de la société de consommation, ces murs étaient recouverts d’affiches publicitaires, puis de graffiti et de nouveau recouverts d’affiches, et ainsi de suite. Vhils s’intéresse aux murs chargés d’histoire, et pourtant délaissés. Au lieu d’ajouter des couches successives aux murs, l’artiste décide de « retirer pour révéler… ». Par son travail Scratching the Surface, Vhils sculpte des portraits de personnes anonymes sur des pans de murs dans la ville, et redonne ainsi de la valeur à ces murs délaissés et abandonnés.
Vhils continue à pousser toujours plus loin sa réflexion en s'inspirant de nombreux artistes tels que Gordon Matta-Clark, Katherina Grosse, JR, Conor Harrington, Word 2 Mother, NeckFace, Faile, Blu, Gaia, Barry McGee ou encore Os Gêmeos.
Le travail de Banksy a eu une influence pendant la phase de recherche de Vhils. Il lui a permis d'approfondir sa réflexion sur le concept du street art.
Avant de commencer son travail de sculpture, l’artiste esquisse à la peinture ses portraits. C’est à l’aide de burin, marteau piqueur et autres ustensiles que Vhils commence à gratter la surface du mur, à révéler successivement les différentes couches qui le constituent. La démarche peut paraitre brutale et violente de prime abord mais selon Vhils, le résultat gagne ainsi en poésie et en expressivité. Petit à petit, un portrait se révèle. Des expressions et des émotions différentes émanent de ces portraits qui expriment comment les habitants ressentent la ville. Le jeu d’ombre et de lumière accentue le relief de ces visages. Par son travail, l’artiste donne alors une identité au mur. Ses œuvres montrent la relation étroite entre la ville et ses habitants, comment la ville façonne ses habitants et comment les habitants sculptent la ville.
L’œuvre de Vhils ne se limite pas aux murs : il explore et expérimente d’autres techniques et d’autres médiums comme l’acide, les explosifs, la sérigraphie, des portraits sculptés dans un bloc de polystyrène ou encore des collages d’affiches publicitaires récupérées dans les rues de la ville. Toutes ses œuvres ont tout de même un point commun, celui de montrer les influences réciproques entre une ville et ses habitants.
Entre 2007 et 2008, il étudie à l'University of the Arts de Londres puis à la Central Saint Martins, Byam Shaw Fine Art Skills et Practices, également à Londres.