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Guillaume Tirel (?) |
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Vers |
Le Viandier est un livre de recettes français de la fin du Moyen Âge (fin du XIVe siècle), associé au nom de Guillaume Tirel (1310-1395), dit Taillevent, maître cuisinier des rois de France Charles V et Charles VI. Le plus ancien manuscrit connu, celui de Sion, du XIIIe siècle, prouve qu'il lui est antérieur.
Il s'agit d'une reprise d'un ouvrage ancien concernant l'« art du viandier ».
Le Viandier est, avec le Ménagier de Paris, un ouvrage de référence pour la cuisine médiévale française.

Le viandier est encore au milieu du XVIe siècle un homme de métier, associé à la tenue et l'approvisionnement d'un magasin alimentaire, vendeur-fournisseur souvent en gros, parfois au détail à ses clients et acheteur à un réseau de collecte, gestionnaire d'une précieuse réserve de denrées de bouche consommables. Seules les petites villes de taille respectable (dépassant assez largement le millier d'habitants), et à population suffisamment riche par le négoce, possède ce commerce ou service polyvalent, la présence d'un viandier est un marqueur de puissance alors que la présence d'une succursale de viandier atteste mieux la richesse d'une petite élite locale oisive.
C'est aussi, par extension, une fonction équivalente au sein d'une grande maison seigneuriale, voire princière ou royale. Le viandier (ou un représentant de viandier, parfois également cuisinier) œuvre en mettant son art au service exclusif de la maison, qui le rétribue.
Le mot « viande » est utilisé au sens ancien du mot latin classique, vivenda, signifiant les vivres, les nourritures diverses, les provisions de bouche, les aliments en général. La signification originelle du participe présent du verbe latin, vivere, vivre est « ce qui sert à vivre, rester en vie, donc à se nourrir ».
Ces choses qui font vivre sont les farines, les fruits, les graines, les légumes, les chairs animales comme le poisson et le bœuf… sous des textures conservables si elles ne sont pas commandées fraîches, les fromages, jambons et saucissons de garde, les conserves traditionnelles mises en pot, jarre ou tonneau, les épices, le sel, les vins…
Les nombreuses classifications d'inspiration religieuse ou paysanne distinguaient en particulier, parmi les viandes :
Cinq manuscrits du Viandier sont conservés : le plus ancien, daté d'environ 1300, est conservé à Sion, à la bibliothèque cantonale du Valais, les autres sont conservés à la Bibliothèque nationale de France, à la Murhardsche Bibliothek de Kassel (sous le nom de Vivendier), à la bibliothèque Mazarine et à celle du Vatican.

La première édition connue du Viandier est sortie des presses d'un imprimeur parisien nommé Caillot (ou Caillau), vers 1486,. Cette édition est considérée par défaut comme l’editio princeps.
Au total, le Viandier sera imprimé au moins vingt-quatre fois entre 1486 et 1615.
Dans l'un des manuscrits, le livre se présente comme suit :
Voici un petit extrait de l’édition du XVe siècle :
La cuisine du Viandier est souvent dépeinte comme une succession de mets lourds, compliqués ou trop richement épicés ; mais on trouve parmi les recettes des apprêts plus simples, notamment dans la partie des plats de carême « maigre ».