| Clercs de Saint-Viateur | |
Devise : Sinite parvulos venire ad me | |
| Institut de droit pontifical | |
|---|---|
| Approbation diocésaine | par Jean-Gaston de Pins |
| Approbation pontificale | par Grégoire XVI |
| Institut | congrégation cléricale |
| Type | apostolique |
| Spiritualité | école française de spiritualité |
| But | enseignement, catéchèse |
| Structure et histoire | |
| Fondation | Vourles |
| Fondateur | Louis Querbes |
| Abréviation | C.S.V |
| Autres noms | Viatoriens |
| Patron | Viateur de Lyon |
| Site web | https://viateurs.fr/index.htm |
| Liste des ordres religieux | |
Les Clercs de Saint-Viateur (CSV) ou Viatoriens (en latin : Congregatio Clericorum Parochialium seu Catechistarum S. Viatoris) constituent une congrégation cléricale de droit pontifical.
Cette congrégation a été fondée le en France à Vourles (Rhône), près de Lyon, par le père Louis Querbes (1793-1859), curé de cette paroisse.
Ordonné prêtre en 1816, Querbes est nommé vicaire à Saint-Nizier, avant de rejoindre la paroisse de Vourles, où il va rester jusqu'à sa mort. C'est de là, qu'entre 1826 et 1831, il pose les bases d'une association de catéchistes qui assureront l'éducation chrétienne des enfants et les tâches affectées aux clercs paroissiaux : préparation des offices, des chants.
L'approbation pontificale donnée le légitime la congrégation des Clercs de Saint-Viateur. L'intuition de Querbes, qui voulait mettre à l'honneur la collaboration avec les laïcs a été redécouverte depuis le concile Vatican II. Les Viatoriens sont des enseignants, et ils sont donc impliqués dans des ministères paroissiaux et à tous les niveaux de l'éducation, de l'école primaire à l'université.
Le patron, saint Viateur de Lyon, mort vers 390, est un catéchiste du IVe siècle à Lyon.
Plusieurs instituts ont fusionné avec les clercs de Saint-Viateur :
L'institut a été expulsé de France par les lois anti-congrégationnistes de la Troisième République ; ses églises, couvents, écoles, maisons de retraite, juniorats et les provincialats ont été nationalisés. La province de Rodez s'est repliée en Espagne. Une trentaine de frères sont partis pour le Canada. L'institut s'est donc étendu depuis ses origines françaises vers les États-Unis et le Canada, où il était encore très présent jusque dans les années 1970 ; maintenant il a des provinces et des missions à travers le monde, mais surtout sur le continent américain (Canada, États-Unis, Bolivie, Bélize, Chili, Haïti, Honduras, Pérou). En 1960, les Viatoriens étaient 1760, dont 1046 Canadiens. En 1980, les Viatoriens étaient au nombre de mille deux cents, répartis dans cent vingt maisons. L'institut n'est plus majoritairement francophone et n'est plus présent en Europe qu'en Espagne, et de retour en France avec une petite communauté dans le Rouergue, en plus de la maison généralice qui est située à Rome, 41, Via Padre Angelo Paoli. L'institut doit faire face à la crise des vocations depuis les années 1970, avec une déchristianisation très profonde au Canada francophone. En 2005, les Viatoriens ne sont plus que 626, dont 260 prêtres. Son supérieur général est un prêtre de nationalité américaine, le R.P. Mark Francis.